DU CHLORURE DE SODIUM
dans l’eau, facilement cristallisable en prismes rectangulaires qui ne retiennent pas d’eau de cristallisation.
On l’obtient, en dissolvant dans l’eau distillée du carbonate Sa préparatio dépotasse pur, filtrant, neutralisant la solution par l’acide chlorhydrique, concentrant à 30°Baumé, laissant refroidir et cristalliser.
Le commerce le fournit en abondance, dans un état de pureté qui permet d’ordinaire au pharmacien de l’employer, sinon immédiatement, du moins après l’avoir seulement fait dissoudre et cristalliser. Il provient en grande partie des eaux de la mer, dont on a commencé par retirer le chlorure de sodium infiniment moins soluble que lui, et aussi, du traitement dessoudes de varech, destinées à l’extraction de l’iode. 11 est bon de s’assurer qu’il ne renferme pas d’iodure, au moyen des essais relatés en traitant de ceux à faire subir au sel marin.
lin VhMorure tie sotUMt*#.
(Muriate, hydrochlorate, chlorhydrate de soude, sel marin, sel de cuisine.) ;
(Na, Ch»)
î Sodium , 290,900 (Chlore, 442,650
Sa
composition.
Incolore, de saveur franchement salée, presque également so- ses propriétés, lubie dans l’eau, à froid et à chaud, cristallisable en cubes qui ne retiennent pas d’eau de cristallisation, à moins qu’ils ne se soient formés à des températures inférieures à — 12°.
Le sel blanc du commerce, de bonne qualité, ne contient guère sa préparatio» que des traces de chlorures de magnésium et de potassium, de sulfate de chaux, de matières organiques, auxquelles se joint, dans le sel gris, quelque peu de matière argileuse : d’ordinaire, on l’emploie tel qu’il s’y rencontre -f quelquefois, cependant, on le purifie.
À cet effet, tantôt on le chauffe au rouge dans une bassine en fonte, en l’y remuant lentement avec une spatule en fer, jusqu’à ce qu’il cesse de faire entendre le pétillement que produit en se vaporisant, par suite, en brisant les lamelles des cristaux, l’eau d’interposition que ceux-ci retenaient.
Sa
composition .
Ses propriétés
158 39e leçon.
Cette opération plus spécialement nommée dêcrépîtation, dégage l’eau interposée, décompose les matières organiques, et la majeure partie du chlorure de magnésium II se produit aux dépens de l’eau, de l’acide chlorydrique qui se volatilise, et de la magnésie qui reste mêlée au produit fixe.
Tantôt, au contraire, après avoir décrépité le sel blanc , afin de détruire les matières organiques et le chlorure de magnésium, on le traite dans une bassine en argent ou en cuivre étamé par 3 ou 4 fois son poids d’eau bouillante, on verse dans la liqueur quelques gouttes de dissolut ioiv de carbonate de soude, afin de précipiter les sels terreux qui pourraient s’y trouver $ on filtre aussitôt qu’il ne se produit plus de précipité, on fait évaporer presque à sicciiô en ayant soin d’enlever, au moyen d’une écumoire, les cristaux de sel marin, au fur et à mesure qu’ils se déposent; on les place dans un entonnoir en verre, on les y lave à 2 ou 3 reprises avec un peu d’eau froide, on les fait égoutter sur un filtre, et finalement on les sèche à l’étuve ou à l’air.
Le chlorure de potassium que la calcination seule n’avait pu séparer, reste dans les eaux mères, avec la très minime quantité de sulfate de soude provenant de la décomposition du sulfate de chaux par le carbonate alcalin.
On obtiendrait plus promptement un bon résultat, en se contentant de traiter le sel blanc par de petites quantités d’eau froide, suivant la méthode dite de déplacement. Les chlorures de potassium et de magnésium seraient entraînés dès les premiers lavages, mais le sulfate de chaux et les matières organiques ne seraient pas éliminés. (On verra plus loin comment on constate dans le sel marin la présence des corps étrangers qu’il renferme souvent.)
Mm €?Hïormre tle fresriman.
(Muriate, hydrochlorate, chlorhydrate de baryte )
-j- 2(il20)== Eau, 224,959 à l’état de cristaux.
De saveur âcre et piquante, vénéneux, soluble dans l’eau, cristallisable en prismes à 4 pans très larges, peu épais, simulant des tables ou des feuillets, qui retiennent 14,75 sur 100 d’eau d© cristallisation.
Dü CHLOfttfftË DK BARIUM.
Deux procédés ont été donnés pour le préparer; ils réussissent sa préparation, également bien.
M. Bouillon Lagrange conseille de chauffer fortement pen- ter procédé, dant deux heu res, dans un creuset de Hesse, un mélange intime de 2 parties de sulfate de baryte, et d’une partie de chlorure de calcium sec, que l’on a pulvérisé séparément dans un mortier légèrement échauffé, en raison de son extrême tendance à s’emparer de l’humidité de l'air, et par suite à s’agglomérer.
On laisse refroidir, on brise le creuset, on réduit la matière qu’il contient, en poudre aussi fine que possible, on la projette dans l’eau bouillante, après quelques instants d’ébullition, durant lesquels on n’a pas cessé d’agiter, on filtre, et l’on évapore à pellicule.
Tandis qu’à l’état de dissolution, le sulfate de chaux et le chlorure de barium, obéissant à la loi des doubles décompositions, donneraient du chlorure de calcium et du sulfate de baryte; à une température élevée, le contraire a lieu, le chlorure de barium et le sulfate de baryte se décomposent mutuellement, en sulfate de chaux insoluble, et en chlorure de barium soluble; sans doute, parce que le sulfate de chaux est plus fusible que celui de baryte; car, la chaleur tend à produire aux dépens des corps sur lesquels elle agit, ou des composés volatils, ou des composés fusibles.
Le chlorure de barium se dissout dans l’eau bouillante, avec l’excès de chlorure de calcium mis en expérience, à moins que, trop lent à séparer les liqueurs du dépôt qu’elles surnagent, on ne lui donne le temps d’être décomposé par le sulfate de chaux.
La dissolution rapprochée à pellicule, laisse, en refroidissant, cristalliser la presque totalité du chlorure de barium et retient celui de calcium.
Il arrive cependant un moment où ce dernier empâte assez les cristaux de chlorure barytique pour les empêcher de se déposer; alors, on doit dessécher la masse et la réserver pour une nouvelle opération, en remplacement de chlorure de calcium.
Pour opérer suivant le deuxième procédé, on réduit en pou- „e
il * pi UCCUvi
dre très fine 5 parties de sulfate de baryte, on les triture avec 1 partie et demie de charbon végétal ou de noir de fumée, et suf
160 30e LEÇON.
lisante quantité d’huile pour lier la masse; on introduit le mélange dans un creuset que l’on en remplit, on étend à la surface une couche de charbon uniquement destinée à préserver de l’action de l’air les matières qu’elle recouvre, on ferme le creuset, on en lute le couvercle avec de la terre à four, on chauffe au rouge pendant 4 à 5 heures, puis on laisse refroidir.
Le carbone désoxygône l’acide et la hase du sulfate, produit de l’acide carbonique ou de l’oxyde de carbone, qui s’échappent par les fissures que laisse le lut en se desséchant; et à la fin de l’operation , on trouve dans le creuset du sulfure de barium, que les particules de charbon interposées font paraître noir, quoiqu’il soit en réalité de couleur rosée. La matière pulvérulente est projetée dans l’eau bouillante, le sulfure se dissout à l’exclusion du charbon et du sulfate de baryte, dont une cause quelconque aurait empêché la décomposition; on filtre ou sursature la solution par l’acide chlorhydrique en très léger excès, on filtre de nouveau pour séparer le soufre précipité, soit qu’une portion du protosulfure de barium ait été convertie par l’oxygène de l’air, en polysulfure et en baryte, soit encore qu’une portion de l’acide sulfhydrique mis en liberté, ait, à l’état de gaz naissant, cédé son hydrogène à l’oxygène de l’air; finalement on concentre et l’on fait cristalliser.
S’il arrivait que les cristaux fussent colorés en jaune par du chlorure de fer, ce qui arrive quand le sulfate mis en expérience, ou l’acide chlorhydrique, renferment du fer, ou quand les chaudières en fonte dans lesquelles on fait bouillir le sulfure et l’eau , sont attaquées, on les en débarrasserait, en les faisant redissoudre, versant dans leur solution ou de l’eau de baryte, ou plus économiquement, du sulfure de barium mis en réserve à cette intention, et filtrant. L’oxyde de fer précipité, si l’on a fait usage d’eau de baryte; le sulfure de fer, si l’on a fait usage de sulfure de barium, restent sur le filtre, et, dès ce moment, la liqueur fournit par l’évaporation des cristaux incolores.
Il est bon, après l’addition de la baryte ou du sulfure barytique, de neutraliser les liqueurs par l’acide chlorhydrique, sans quoi on risquerait d’obtenir un chlorure mélangée d’oxyde ou de sulfure.