‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 60 sur 228 · DE L’OXYCHLORURE DE MERCURE AMMONIACAL · texte numérisé non relu

DE L’OXYCHLORURE DE MERCURE AMMONIACAL

MMe 9’Oæycft ï&ruve dte mercure ,

»tf aMetM&è'otMi imsoiu&te.

(Précipité blanc de Lemery, chlorure ammoniaco-mercuriel de M. Soubeiran, précipité blanc ammoniacal de M Guibourt , oxydochlorure ammoniacal de M. Thénard , chloroamidure de mercure de M. Kane.)

Ce composé mercuriel, qu’il importe de ne confondre ni avec le véritable précipité blanc, ou protochîorure de mercure par précipitation, ni avec le muriate de mercure et d’ammoniaque, que nous venons d’étudier, se distingue :

1° Du protochîorure: en ce que la potasse caustique humide, qui noircit celui-ci et n’en dégage pas d’ammoniaque, le jaunit et en dégage de l’ammoniaque; en ce que l’ébullition prolongée dans l’eau distillée ne dissout pas le protochlorure , le laisse à très peu près intact sous forme de poudre blanche, tandis qu’elle convertit l’oxychlorure, en un composé soluble de bichlorure et de sel ammoniac , et en bioxyde de mercure hydraté insoluble et de couleur jaune.

En ce que le protochîorure ne se dissout sensiblement , ni dans l’acide chlorhydrique, ni dans l’acide sulfurique, tandis que l’oxychlorure se dissout dans ces acides en se convertissant : en bichlorure simple et en bichlorure ammoniacal, si l’on agit avec de l’acide chlorhydrique; en sulfate double d’ammoniaque et de mercure légèrement soluble dans l’eau à la faveur de l’acide chlorhydrique mis à nu, si l’on agit sur l’acide sulfurique ;

2° Du muriate de mercure et d’ammoniaque, en ce que l’eau qui dissout celui-ci de telle sorte que, froide, elle enprenneles 2/3 de son poids, et bouillante, une quantité presque indéterminée ; ne le dissout pas.

On l’obtient en dissolvant dans 2000 parties d’eau distillée Sa préparation, froide, 100 parties de bichlorure de mercure, filtrant, et dans la dissolution versant de l’ammoniaque liquide, jusqu’à cessation de précipité. Le dépôt blanc qui se produit, lavé à l’eau froide et séché, est l’oxychlorure de mercure ammoniacal; le liquide retient du chlorhydrate d’ammoniaque.

186 39e lkcon*

M. Soubeiran coiisidère ce composé comme une combinaison ,

De bichlorure de mercure,

De bioxyde de mercure,

Et d’ammoniaque ;

li le représente par cette formule :

Hg,Ch2 + 3(Hg,0) + 3(Az,H3)

Bichlorure. Bioxyde. Ammoniaque.

M. Kane admet qu’il contient:

Du bichlorure de mercure ,

Et de l’amidure de mercure ,

c’est-à-dire, un composé particulier de mercure et d’un corps susceptible de jouer par rapport à lui un rôle analogue à celui du cyanogène, et contenant, comme l’ammoniaque, de l’hydrogène et de l’azote, mais dans d’autres rapports (Amide).

Il lui attribue, en conséquence, cette autre formule :

Hg,Ch2 + Hg,2(Az,H2)

Bichlorure. Amidure de mercure.

Si l’on partage l’opinion de M. Soubeiran, le bichlorure de mercure mis en expérience serait en partie décomposé en même temps que l’eau, et de cette mutuelle décomposition résulterait : d’une part, de l’acide chlorhydrique $ d’autre part, du bioxyde. L’acide se combinant ultérieurement avec de l’ammoniaque donnerait naissance au sel ammoniac que nous avons dit rester dans les liqueurs j le bioxyde, la portion de bichlorure indécomposé, et de l’ammoniaque s’associeraient, pour constituer le médicammeni qui nous occupe. Si l’on préfère l’opinion de M. Kane, ou bien encore il y aurait décomposition debichîorure et d’eau , formation de chlorhydrate d’ammoniaque et de bioxyde, mais celui-ci réagirait secondairement sur l’ammoniaque , brûlerait par son oxygène le tiers de l’hydrogène que celle-ci contient, le ferait ainsi passer à l’état d’amide (Az,H2), lequel a son tour s’unirait au métal réduit.

Ou bien, sans que l’eau fût en quelque manière intéressée,

DU CHLORURE DOUBLE D OR Eï DE SODIUM. 187

ce serait une portion de l’hydrogène de l’ammoniaque, qui convertirait une portion du chlore du bichlorure en acide chlorhydrique; et par suite de cette déshydrogénation partielle, l’ammoniaque formerait l’amide.

L’équation suivante représente la réaction qui serait la conséquence de la manière de voir de M. Soubeiran.

4(Hg,Ch2) -f 3(H20 + 9(AzH3) = Hg,Ch23(HgO),3(AzH3) 4 6(AzH3,ChH)

Bichlorure Eau. Ammoniaque. Oxychlorure Chlorhydrate

de mercure. ammoniacal. d’ammoniaque.

La réaction résultant de la manière d’envisager les faits particulière à M. Kane, conduirait au contraire aux deux équations suivantes :

2(Hg,CtC0 4 H*0 4 4(AzH3 = HgCh9,Hg,2(AzH2) 4 H20 4 2(AzA*,ChH)

Bichlorure. Eau. Ammo- Chloroamidure. Eau. Chlorhydrate

niaque. d’ammoniaque.

2(Hg,Ch9) 4 4(AzH3) = HgCh2,Hg2(AzH2) Bichlorure. Ammoniaque. Chloroamidure,

4 2(AzH3,ChH)

Chlorhydrate

d’ammoniaque.

Ht« Vliiorure tiouùle ei’ar et fie soeMiwsn.

Le chlorure d’or, forme avec tous les chlorures alcalins, des combinaisons en proportions fixes et définies. Le chlorure d’or et de sodium appartient à cette série de combinaisons.

2(Au,Ch5),Na Ch2 =

( Trichlorure d’or,

\ Chlorure de sodium ,

Il se comporte avec les réactifs à la manière du chlorure d’or simple, et s’en distingue, en ce qu’il fournit, au lieu d’or métallique , un mélange d’or et de chlorure de sodium, quand on le calcine.

Faites dissoudre dans une petite quantité d’eau distillée : d’abord 85 parties de chlorure d’or préparé suivant ce qui a été dit au sujet de ce chlorure, puis 15 parties de chlorure de sodium purifié au moyen des procédés également indiqués au sujet

Sa

composition.

Sa préparation

de cet autre chlorure, et parfaitement sec. Evaporez jusqu’à pellicule à une très douce chaleur et laissez refroidir en repos. La majeure partie du chlorure double se précipitera sous forme de prismes à 4 pans, d’un jaune orangé, que vous enfermerez dans un bacon à l’émeri.

Les eaux mères rapprochées, fourniront de nouveaux cristaux, et quand elles refuseront de cristalliser on les évaporera à siccité, on calcinera le produit, on le reprendra par l’eau, afin d’en retirer tout l’or.

On préfère assez généralement le chlorure double au chlorure d’or simple, en raison de ce qu’il est moins altérable à l’air, quoique cependant il soit légèrement déliquescent. On l’emploie d’ordinaire mélangé avec de la poudre de gomme, de sucre, ou d’iris de Florence, que l’alcool et l’eau ont épuisée de tous ses principes solubles.

Le mélange est fait dans un mortier en verre ou en porcelaine légèrement échauffé.

XLe LEÇON.

Ou (Bromure ire potassium , k l’3oSure k soufre, ko 3okt«0 métalliques ft ks Cljlontrcâ i’osgks.

MMm Btromwe QÏe i$offS88it€»M,

(Hydrobromate, bromhydrate de potasse.)

* Sa K Ur2 1 Potassium , 489,916

composition. ’ ~ (Brome, 978,300

Ses propriétés. Ce Bromure est solide, incolore, sans odeur, de saveur âcre, cristallisable en prismes rectangulaires ou en cubes ne retenant

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