DU CHLORURE FERROSQ-AMMONIACAL
lant dans des moules formés de 2 pièces juxtaposées. L’action de la chaleur qui ne le volatilisait pas, de la chaux vive humectée d’eau, qui n’en dégageait pas d’ammoniaque, faisait bientôt reconnaître la fraude.
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( Muriate , hydrochlorate, chorhydrate de fer et d’ammoniaque, fleurs ammoniacales martiales.)
Ce chlorure est solide, jaune, sans odeur, très soluble dans Ses propriété*, l’eau. Sa solution indique avec les réactifs, la présence d’un sel de fer au minimum d’oxydation, celle de l’acide chlorhydrique ou plutôt du chlore ; et la chaux vive qu’on triture avec lui, en dégage une odeur prononcée d’ammoniaque.
Sa préparation est des plus faciles. On fait dissoudre une par- Sa préparation tie de prolochlorure de fer sec, et 2 parties de chlorhydrate d’ammoniaque, dans l’eau bouillante ; l’on évapore à siccité en remuant constamment, et l’on enferme le produit dans un flacon à l’émeri.
La tendance que possède le protochlorure à se convertir en oxychlorure de sesquioxyde, doit faire éviter, autant que faire se peut, le contact de l’air. Dans cette intention, l’on n’emploie à la dissolution que la quantité d’eau nécessaire, après l’avoir à l’avance fait bouillir, et l’on ne laisse pas languir l’évaporation.
Ce composé est plutôt un mélange qu’une combinaison des deux sels.
Autrefois, on introduisait dans une espèce de cucurbite en terre, surmontée d’un chapiteau également en terre, auquel s’adaptait un récipient :
8 parties de sel ammoniac,
12 — de fer pulvérisé ,
que l’on avait à l’avance triturés ensemble avec un peu d’eau, et l’on chauffait, après 24 heures de contact, assez doucement au début, pour que l’eau additionnelle se dégageât seule.
Le fer s’oxydait aux dépens de l’air et de l’eau, comme dans la préparation de l’éthiops martial; une fois oxydé, sen oxyde déplaçait une portion d’ammoniaque, et de là de l’ammoniaque libre, du chlorhydrate de fer , et secondairement de l’eau, du
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protochîorure et du perchlorure de fer, puisque le fer, au contact de Pair et de l’eau, se convertit, partie eu protoxyde, partie en sesquioxyde. En chauffant, l’ammoniaque d’abord, l’eau à l’état de vapeur ensuite, en dernier le proto et le perchlorure de fer, et le sel ammoniac indécomposé, se volatilisaient : l’ammoniaque et la vapeur d’eau pour se perdre dans l’atmosphère, les chlorures pour être recueillis. Il restait au fond de la cucurbite, une petite quantité d’oxychlorure de sesquioxyde, formé pendant l’opération même, aux dépens du perchlorure.
Quelques pharmacologistes ont conseillé de sublimer le mélange dont il a été question en premier lieu.
Ces derniers procédés ont été justement abandonnés; leurs produitspouvaient renfermer des proportions différentes de proto et de perchlorure de fer, de chlorure de fer et de chlorhydrate d’ammoniaque.
Wië HËwiate mercière et
(Hydrochlorate, chlorhydrate de mercure et d’ammoniaque, chlorhydrate ammoniacal de bichlorure, sel de la sagesse, sel allembroth soluble.)
Ce composé est blanc, pulvérulent, de saveur styptique, vénéneux, soluble dans l’eau. Sa dissolution présente avec les réactifs, aussi bien que celle du bichlorure de mercure, les doubles caractères des chlorures et des sels de mercure au maximum; mais les alcalis caustiques que l’on triture avec lui, en dégagent de l’ammoniaque, ce qui le distingue du bichlorure.
Pour l’obtenir, on triture ensemble dans un mortier en porcelaine ou en verre, un mélange à parties égales, de sel ammoniac et de bichlorure de mercure.
Le muriate de mercure et d’ammoniaque, ne correspond à aucune des combinaisons définies debichlorure et de sel ammoniac connues des chimistes, c’est un mélange de ces deux sels, ou plutôt de quelqu’une des combinaisons précitées et de sel ammoniac. On le substitue avec succès au bichlorure de mercure, beaucoup moins soluble , lorsqu’on a besoin d’employer en dissolution très concentrée, un sel mercuriel présentant à peu près les mêmes propriétés que lui.