DES IODURES DE MERCURE
1 atomç d’iodure de potassium , pesant 2069,420 + 1 — d’acétate de plomb cristallisé, — • 2175,112
Fourniront 4 — d’iodure de plomb , — 2874,000
Des JfodlMves tMe inercuve.
Les deux iodures de mercure connus des chimistes,
Le proto, Hg,I Le bi, Hg,I2
Mercure, 1265,800 Iode , 789,750
Mercure, 1265,800 Iode, 1579,500
Leur
composition.
se préparent pour les besoins de la médecine. Le premier est pul- Leurs vérulent, d’un jaune verdâtre, insoluble dans Peau et dans Pal- Propriélél* cool, volatil. La chaleur lui fait prendre une teinte rouge qui disparaît par le refroidissement, pour faire place à la teinte jaune primitive.
Le second est pulvérulent, d’une couleur rouge qui ne le cède point en beauté à celle du vermillon, insoluble dans Peau, légèrement soluble dans l’alcool, volatil. Ses vapeurs se condensent sous formes de paillettes jaunâtres, qui ne tardent pas à reprendre la couleur rouge.
Les caractères génériques que nous avons assignés aux iodures et aux sulfures, ne permettraient pas de les confondre avec le sulfure de mercure, si leur analogie de couleur pouvait rendre nécessaire leur examen comparatif, d’ailleurs, le sulfure de mercure, quand on condense ses vapeurs, se présente tout d’abord avec sa couleur rouge.
La seule manière d’obtenir le protoïodure pur , est d’opérer Leur par le procédé que le Codex a reproduit d’après M. Berthemot $ PréParaUon* de triturer dans un mortier en porcelaine :
100 parties de mercure,
62 — d’iode, ..... jg?
en les arrosant d’alcool, de manière à communiquer au mélange une consistance de pâte molle, jusqu’à ce que tout le mercure ait disparu, et que la matière se soit convertie en une poudre d’un jaune verdâtre. A cette époque, on la retire du mortier, on la sèche à l’étuve et à l’abri de la lumière, le plus rapidement que faire se peut , puis, on l’enferme dans des flacons en verre bien
200 40e LEÇON,
bouchés et recouverts de papier noir, ou d’une seconde enveloppe en fer-blanc, imperméable aux rayons lumineux.
Le mercure et l’iode se trouvent mis en présence, précisément dans les proportions qui constituent le protoïodurc : l’alcool a. pour objet de dissoudre l’iode, et par là, de favoriser son contact moléculaire avec le mercure; de dissoudre aussi lebiiodure qui se pourrait former, et par là, d’en assurer davantage la décomposition.
Quand on opère sur de petites quantités, quelques gouttes d’alcool suffisent; quand, au contraire, on opère sur des quantités considérables, il est préférable d’en augmenter la proportion. L’élévation de température qui pourrait amener de véritables explosions, se trouve alors prévenue. Encore bien, toutefois, ne faut-ilpas opérer sur plus de 225 à 250 gr. de matières.
La décomposition du protoacétate de mercure par l’iodure de potassium, conseillée par M. Polydore Boullay, fournirait un mélange de proto et de deutoïodure, parce que le proto sel de mercure n’est guère soluble que dans l’eau bouillante, laquelle le convertit partiellement en acétate de bioxyde qui se dissout, et en mercure qui se précipite. (Berthemot.)
D’un autre côté, la décomposition par ce meme iodure alcalin du protoazotate de mercure, donne lieu à des précipités de compositions variables, suivant les conditions de l’expérience. En effet, verse-t-on l’azotate dans l’iodure ? le précipité de protoïodure qui se forme dès le début, se trouvant en contact avec un grand excès d’iodure alcalin, tend à se décomposer en mercure qui se précipite, et en deutoïodure de mercure qui se redissout dans l’iodure alcalin, pour ne se remontrer que lorsque les liqueurs approchent du point de saturation.
Aussi, le précipité offre-t-il successivement,
La teinte vert jaunâtre du protoïodure de mercure,
— noirâtre du mercure très divisé,
— jaune d’un mélange , ou plutôt d’une combinaison particulière , de
proto et de deutoïodure,
Finalement, la teinte rouge vif du deutoïodure.
Le moment précis où le précipité se compose exclusivement de protoïodure, serait si difficile à saisir, que Ton n’obtiendrait guère que des mélanges.