‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 64 sur 228 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

Verse-t-on Fiodure de potassium dans l’azotate ; l’excès d’acide azotique, indispensable à la solution de celui-ci, que beau seule ferait en partie passer à l’état de sous-azotate, commence par décompenser Fiodure alcalin , met à nu de l’iode en oxydant le métal, et de là, encore, du biiodure, ou du moins un mélange de proto et de biiodure.

Que si, pour prévenir cette altération de Fiodure, cette mise en liberté de l’iode, on faisait usage d’une dissolution de protoazotate de mercure aussi peu acide que possible, ce serait du sous-azotate de mercure, qui se viendrait ajouter au précipité de protoïodure.

Pour obtenir le biiodure, on fait dissoudre séparément, dans une grande quantité d’eau distillée, 100 parties d’iodure de potassium' et 80 parties de bicblorure de mercure.

On mélange les deux dissolutions, on laisse déposer, on lave par décantation le dépôt formé, jusqu’à ce queles eaux de lavage n’entraînent plus rien, et par conséquent cessent de troubler l’azotate d’argent - 011 le fait sécher comme son analogue, entre des feuilles de papier non collé, et 011 l’enferme dans des flacons à l’émeri, que l’on place à l’abri de la lumière.

Peu importe que l’on verse Fiodure dans le chlorure ou le chlorure dans Fiodure ; seulement on observe :

Dans le premier cas, qu’au moment de la première affusion, il se produit un précipité rouge que l’agitation fait disparaître;

C’est qu’il se forme entre le biiodure produit tout d’abord, et le bicblorure indécomposé, une combinaison très soluble;

Que par l’addition d’une proportion plus considérable d’iodure alcalin, un autre précipité d’un rouge pâle et persistant se reproduit;

C’est qu’il se forme une combinaison d’iodure et de chlorure de mercure avec excès de biiodure, insoluble dans l’eau;

Qu’enfin, le précipité présente la teinte rouge caractérisque du biiodure de mercure, et continue de persister, quand Fiodure de potassium est en léger excès.

Son addition successive a nécessairement amené la décompo-

Sa

composition.

Ses propriétés.

Sa préparation.

2Ô2 40e LEÇON.

sition d’une quantité croissante de bichlorure, et a fini par le décomposer tout entier.

Dans le second cas, que le précipité rouge formé par la chute des premières gouttes de bichlorure mercurique, se redissout par l’agitation, reparaît par l’affusion d’une nouvelle quantité de bichlorure, et persiste, quand la proportion de celui-ci est telle, que l’iodure et le bichlorure sont à peu près détruits l’un et l’autre, sans que jamais sa teinte se modifie.

C’est que, cette fois, il ne se fait d’autres précipités que des précipités de biiodure : seulement , la solubilité de celui-ci dans l’iodure alcalin, à certains moments, le fait disparaître.

De quelque manière que l’on opère, il convient qu’en dernier résultat, l’iodure de potassium soit en excès, précisément pour prévenir la formation du composé précité de biiodure et de bichlorure, sans cependant qu’il devienne assez abondant, pour amener la solution d’une notable portion de biiodure de mercure.

1 atome d’iodure de potassium , pesant 2069,42 et 1 — de bichlorure de mercure , — 1708,46

Se décomposent très exactement en :

1 atome de chlorure de potassium, pesant 932,56 et 1 — de biiodure de mercure, — 2845,30

13 e i’Iat Isjsre si 'or»

(Au,D = {

Or,

Iode,

Cet iodure est solide, d’un jaune verdâtre, insoluble dans l’eau froide, à peine soluble dans l’eau bouillante, décomposable en or métallique et en iode, à une température voisine de 150 degrés.

Faites dissoudre séparément dans l’eau distillée, du chlorure d’or et de l’iodure de potassium; versez peu à peu la seconde dissolution dans la première, jusqu’à ce qu’il ne se produise plus de précipité; jetez sur un filtre, lavez le dépôt avec de l’alcool, tant que celui-ci passera coloré, faites sécher à l’abri de la lumière dans une étuve très modérément chauffée * et con-

DE L IODHYDBÀTE D* AMMONIAQUE. S03

servez dans un flacon à l’émeri, à l’abri de la lumière et d’une forte chaleur.

L’alcool employé au lavage, a pour objet, d’enlever au précipité Tiodure de potassium qu’il aurait retenu et l’iode qui se dépose. En effet, puisque le chlorure d’or mis en expérience est un trichlorure, et qu’il ne se forme que du protoïodure, il faut : ou que les deux atomes de chlore, que l’iode ne remplace pas dans sa combinaison avec l’or, se dégagent; ou que, se portant sur le potassium de l’iodure alcalin, ils déplacent deux atomes d’iode, les mettent en liberté et les précipitent.

Le dernier résultat est celui qui se produit.

D’après M. Fordos, les lavages doivent être faits dans une éprouvette, par agitation et décantation , de manière à ne laisser l’alcool et l’iodure en contact, que le moins longtemps possible; on les arrête aussitôt que l’alcool cesse de se colorer, et l’on en effectue un dernier avec l’eau distillée froide.

Sans ces précautions, l’on n’obtiendrait que des mélanges de protoïodure et d’or métallique, tant est graude la tendance de l’iodure à se réduire en ses éléments. Le même expérimentateur préférerait encore, placer dans une éprouvette, une solution de perchlorure d’or, y ajouter avec précaution un léger excès de solution d’iodure de potassium, en ayant le soin d’agiter et de n’ajouter l’iodure que goutte à goutte, à partir du moment où la faible couleur rougeâtre de la liqueur indiquerait que la précipitation complète de l’or approche ; laisser reposer, décanter, laver le dépôt à l’eau distillée froide, jeter la matière sur un filtre, l’y laisser égoutter, l’étaler sur quelques doubles de papier Joseph, et sécher dans une étuve chauffée à 30°. Tout l’iode libre se dissiperait, et le produit serait du protoïodure d’un beau jaune et constant dans sa composition.

IPe ë’Æoi Mftyctraie tVavnnn oniuQwe .

(AzH3,IH

Ammoniaque, 107,2314 Acide iodhydrique, 795,9898

Sa

compositioo.

L’iodhydrate d’ammoniaqne est solide, incolore, volatil, très Ses propriétés, soluble dans l’eau, cristallisable en cubes, déliquescent, très alté-

Sa préparation.

204 40e LEÇON.

rabîe par Pair, dont l’oxygène tend à déshydrogéner son acide,

par suite â mettre à nu de l’iode qui colore le sel.

On le prépare par un procédé qui rappelle tout à fait celui suivi par MM. Baup et Caillot, pour se procurer l’iodure de potassium, en décomposant une solution aqueuse d’iodure de fer, par une excès de solution également aqueuse de carbonate d’ammoniaque; séparant au moyen du filtre, le dépôt de carbonate de fer, évaporant rapidement à pellicule, laissant refroidir et cristalliser.

Les cristaux sont séparés des eaux mères par décantation, égouttés dans un entonnoir fermé, et placés dans des flacons à l’abri de la lumière et de Pair.

S’il arrivait que pendant l’évaporation ou pendantla dessiccation des cristaux, l’influence de Pair eût formé de l’iohydrate ioduré, par suite coloré le produit, l’addition de quelques gouttes d’ammoniaque le décolorerait. Quelques praticiens, dans le but de prévenir cette altération, ont proposé d’opérer la concentration des liqueurs dans une cornue. Le remède au mal est si facile, qu’il ne me semble pas nécessaire d’avoir recours à un mode d’évaporation, que nous savons offrir des inconvénients; celui notamment d’être peu expéditif.

M$e® VMorwres ehlorites ? Hypa*

ohMmrites,

Lorsque, dans des conditions convenables, l’on met le chlore en contact avec les carbonates de potasse et de soude , ou l’hydrate de chaux ;

Soit, comme le pense M. Berzélius, que la combinaison d’une portion du chlore avec l’oxygène d’une portion des oxydes , donne naissance à un acide particulier qu’il nomme acide chloreux, et représente dans sa composition par la formule Ch203, par suite à des chlorites ; en même temps que le métal mis à nu, absorbe une autre portion de chlore , pour former un chlorure métallique, auquel cas la réaction serait représentée par cette équation :

4(K,0) + Ch8 = KG,Ch203 + 3 (K, Ch2)

Potasse. Chlore. Chlorite. Chlorure.

dis chlorurés &’oxiri>Eâ. 205

Soit, comme le pense M. Baîard, qu^aii lien d’acide chloreux, il se produise de l’acide hypochloreux (Ch20) , par conséquent des hypochlorites au lieu de chîorites; mais du resfe encore des chlorures métalliques, auquel cas on aurait cette autre équation, pour représenter les évolutions des atomes.

2(K,0) + ^Gh^ = K0,Ch20 + RÆh2

Potasse. Chlore. Hypochlorite. Chlorure.

Soit enfin, comme M. Millon l’a plus récemment annoncé, que le chlore se combine directement avec les oxydes, pour donner naissance à des combinaisons toutes spéciales, dans lesquelles ce corps se trouverait en proportions telles, que s’il y était remplacé par de l’oxygène, la potasse deviendrait tritoxyde, la soude sesquioxyde, la chaux bioxyde 3 en d’autres termes, dans des proportions correspondantes à celles d’oxygène capables de faire passer à l’état de peroxyde, les protoxydesa vec lesquels il est combiné.

Il se produit des combinaisons extrêmement remarquables. C© sont celles qui, accompagnées de combinaisons toutes différentes qui se sont formées en même temps qu’elles, ou parce que les réactions admises par MM. Berzélius et Balard, supposent nécessairement la production de chlorures métalliques, ou parce que l’on ne sait point encore opérer dans des conditions telles, qu’il ne se produise que les chlorures d’oxyde de M. Millon 3 constituent les corps complexes, si connus sous les noms :

De chlorure ©e chlorite ©’hypochlorite ©’oxymuriate D’eau de Javelle ,

De liqueur de Labarraque ,

de potasse, de soude , de chaux ,

du nom du chimiste auquel la médecine et l’industrie sont redevables des plus belles applications de ces importants composés.

Jusqu’à ce jour, on n’a pu isoler entièrement les chlorites hypochlorites ou chlorures d’oxydes, qui constituent leur partie véritablement essentielle.

Parmi ces 3 chlorures, il en est un, le chlorure de potasse, plus vulgairement nommé eau de Javelle, en raison de ce qu’il fut d’abord préparé très en grand, au village de Javelle près Paris,

206 40e LEÇON.

que l’on n’obtient guère que pour l’employer dans les arts, au blanchiment des toiles, du papier, etc., etc., et que les fabriques livrent en abondance au commerce, retenant en dissolution un excès de gaz chlore.

Il en est un autre, le chlorure de chaux, dont les arts aussi consomment une énorme quantité, et que pour ce motif, on prépare souvent en fabrique.

Mais le chlorure de soude et par fois celui de chaux, destinés aux usages de la médecine, sont plus particulièrement préparés par le pharmacien.

Caractères Les chlorures d’oxvdes, d’odeur et de saveur particulières, bien

génériques et J 1 .

spécifiques qu’elles rappellent celles du chlore, sont essentiellement caracdes chlorures * 1 1 ^

d’oxyde, tériséspar la double propriété : de dégager du chlore au contact des acides, sans en excepter l’acide carbonique, de détruire instantanément les couleurs végétales et la plupart des miasmes. Les produitsdeieur décomposition parles acidesazotiqueetchlorhydriquemanifestentd’ailleurs, avec les réactifs connus, les propriétés particulières aux sels de potasse, de soude ou de chaux.

L’emploi qu’on en fait, et comme décolorant et comme désinfectant, est la conséquence naturelle de leur action profonde sur les matières colorantes, et sur les émanations organiques. Ou le chlore très faiblement retenu par l’oxyde, l’abandonne, pour se porter sur l’hydrogène de la substance organique ; ou l’hydrogène de jl’eau décomposée, se combine avec le chlore, le convertit en acide chlorhydrique, tandis que son oxygène réagit sur la substance organique; ou le chlore déplaçant l’oxygène de l’oxyde, donne naissance à du chlorure métallique, et par suite, permet à l’oxygène déplacé par lui, de produire la décomposition.

Peut-être que toutes ces réactions se produisent à la fois.

Leur

préparation.

Le Codex prescrit de préparer le chlorure de soude, manière suivante :

de la

du chlorure D’une part, de triturer dans un mortier en porcelaine ou en odu liqueur verre, 100 gr. de chlorure de chaux sec de bonne qualité, avec aeLabarra,lue- une petite quantité d’eau ; de laisser déposer, de décanter, de reprendre le résidu par une nouvelle quantité d’eau , et de ré-

DES CHLORURES DOXYDES. *

péter ces affusions et ces triturations , jusqu’à épuisement complet du chlorure. Cela fait ^ les liqueurs sont réunies , filtrées et, s’il en est besoin, étendues d’eau, de manière à compléter 3000 gr. de solution.

D’autre part, de dissoudre 200 gr. de carbonate de soude cristallisé, dans 1500 gr. d’eau, de filtrer, et de mélanger les deux liqueurs. De leur mélange, résultent du carbonate de chaux que le filtre permet d’isoler, et du chlorure de soude qui reste en dissolution. Il y a eu transport du chlore sur le sodium, de l’oxygène et de l’acide carbonique sur le calcium.

Obtenu par ce procédé, le chlorure de soude constitue un liquide presque incolore, d’odeur et de saveur prononcées, laissant dégager, par l’addition des acides, du chlore accompagné d’acide carbonique, par ce qu’on y conserve un léger excès de carbonate de soude, dans le but de rendre sa conservation plus certaine.

Il contient 2 fois son volume de chlore, ce qui revient à dire qu’il marque 200 degrés au chloromèlre de M. Gay-Lussac, que nous décrirons en parlant de l’essai de ces chlorures.

M. Labarraque prescrit de faire lentement passer au travers d’une dissolution de carbonate de soude, marquant 12° Baumé, et à la température de -J- 15°, le chlore dégagé d’un mélange de sel marin, de bioxyde de manganèse et d’acide sulfurique, de manière à obtenir une solution dont un volume puisse décolorer 22 volumes d’un soluté, contenant un millième de son poids d’indigo.

Son chlorure renferme du bicarbonate de soude, que ne renferme pas celui du Codex ; une portion de l’acide carbonique déplacé par le chlore, ayant été retenue par le carbonate neutre, et près d’un cinquième de chlore en plus, 2 litres 4 décilitres, d’après l’évaluation qu’en a faite M. Soubeiran.

La présence du bicarbonate ne modifie pas ses propriétés $ et par conséquent il suffirait, pour qu’on pût le substituer au chlorure du Codex, de l’affaiblir convenablement.

En fabrique , le chlorure de chaux se prépare par des procédés qui n’ont souvent rien autre chose de commun que leur but, c’est-à-dire la saturation de l’hydrate de chaux par le chlore.

108 m 40e LEÇOS*

U arrjTe^ par exemple, que Pon étende cet hydrate en couches peu épaisses, à la surface de tablettes à rebords, disposées les unes au-dessus des autres , à quelques pouces de distance, dans des chambres construites en pierres siliceuses, ci que Ton fasse pénétrer le gaz dans ces récipients de nouvelle espèce. ïl s’introduit par la partie supérieure, déplace Pair moins dense que lui , partant, tombe en quelque sorte sur la couche supérieure , et de tablettes en tablettes, jusque sur la dernière. Mais, en pharmacie, on remplace ayec succès les chambres en maçonnerie par des pots à beurre, ou par tout autre vase en matière également inaltérable par le chlore; les tablettes, par un guéridon en bois que Pon puisse introduire dans ces mêmes pots. La chaux vive est délitée au moyen de Peau, de manière à ce qu’elle soit augmenté d’un tiers en poids, passée au crible, répandue sur les planchettes du guéridon; le tout est introduit dans le récipient, on ferme celui-ci d’un couvercle percé de deux trous : Fun, donnant passage au tube qui doit amener le gaz; Pautre, à un autre tube plus étroit, qui doit conduire sous une cheminée ou dans un vase rempli de matières propres à absorber celui qui s’échapperait; enfin on procède au dégagement du chlore, que Pon oblige à passer au travers d’un flacon delavage, destiné à le débarrasser de l’acide qu’il entraîne; on entretient son dégagement aussi régulier que possible, et moyennement lent, jusqu’à ce que, s’échappant par le tube ménagé à cet effet, il indique que la saturation est à peu près terminée.

Alors on arrête l’opération, on laisse la chaux au sein de Fatmosphère de chlore qui remplit l’appareil, et peut au besoin compléter la saturation, durant 3 à 4 heures; on enlève le couvercle avec précaution, afin de ne pas respirer le gaz; Pon retire le guéridon, et l’on mélange très exactement les couches diverses de chlorure, de manière à obtenir une matière homogène.

100 gr. de chaux vive peuvent exiger, pour leur saturation , l’emploi de 750 gr. de bioxyde de manganèse de bonne qualité, et de 3000 gr. d’acide chlorhydrique.

Ce chlorure est en poudre, d’un blanc mat, d’une odeurparticuüère et désagréable, que le contact de Peau développe. Il constitue un mélange intime de chlorure d’oxyde et de chaux ,

DES CHLORURES if OXYDES. 209

ou plutôt un oxychlorure. L’eau le partage en chlorure qu’elle dissout, et en oxyde qu’elle ne dissout pas.

ïl doit contenir, par kil. , 285 gr. de chlore, représentant 90 litres à 0° de température, et sous la pression de 0in,76; en d’autres ternies, 10 gr. de ce chlorure épuisés par l’eau froide, doivent fournir un litre de solution, marquant 90° chlore métriques. (Yoir l’essai des chlorures.)

C’est en traitant le chlorure de chaux sec, par 45 fois son poids ou chlorure d’eau, de la manière que nous avons décrite page 206, au sujet c* aux liquide, de la préparation du chlorure de soude par double décomposition, que l’on se procure le chlorure de chaux liquide du

Codex.

Il contient 2 fois son volume de chlore, partant marque 200°

chlorométriques.

L’on augmenterait la proportion de chlorure , s’il arrivait que sa solution marquât moins de 200°; on l’étendrait ellemême d’eau distillée, dans le cas contraire.

On pourrait obtenir le chlorure de chaux liquide, en délayant 1 partie de chaux éteinte dans 45 parties d’eau, faisant passer au travers du mélange, que l’on agiterait fréquemment, de manière à maintenir la chaux en suspension, le chlore dégagé d’un mélange de 4 parties d’acide chlorhydrique et d’une partie de bioxyde de manganèse, puis filtrant.- Ainsi d’ailleurs que pour le précédent, on s’assurerait de sa force.

Le chlorure de chaux liquide diffère du chlorure de soude, en ce que, exposé à l’air, il se recouvre d’une couche de carbonate de chaux que ne produit pas celui-ci, et, aussi en ce que l’addition des carbonates solubles y produit un précipité de carbonate de chaux, • de plus, le produit de sa décomposition par les acides azotique, chlorhydrique, acétique, précipite abondamment l’oxalate d’ammoniaque, ce qui n’a pas lieu avec l’autre chlorure.

Le chlorure de chaux liquide et îe chlorure de soude destinés au pansement des plaies, à servir en injections, etc., etc., sont presque toujours étendus d’eau.

La préparation des chlorures d’oxydes exige que l’on ne Tom ïl. 14

perde pas de vue, que le moindre changement dans les conditions de l’expérience, peut faire grandement varier la constitution des produits.

En effet, outre qu évidemment l’emploi de proportions différentes de corps réagissants, peutet doit amener ce résultat, celui de dissolutions trop concentrées de carbonate de soude, donnerait lieu à la formation de chlorates et de chlorures métalliques, sans formation de chlorure d’oxydes, ainsi que nous le ferons voir en traitant du chlorate de potasse.

D’un autre côté la chaux vive n’absorbant pas le chlore à la température ordinaire 3 à une température élevée, étant par lui convertie en chlorure de calcium avec élimination d’oxygène, 011 conçoit qu’un mélange de chaux vive et de chaux hydratée, fournirait un chlorure de mauvaise qualité.

L’hydrate en fragments volumineux pourrait, à son tour, ne pas être pénétré jusqu’au centre.

Le chlore que l’on fait arriver au contact de l’hydrate en trop grande abondance, échauffe la masse, et le chlorure d’oxyde se convertit partiellement en chlorure métallique.

C’est précisément parce qu’il est à peu près impossible d’empêcher ces diverses conditions, d’exercer leur influence sur la constitution définitive du produit, par suite de changer la proportion de chlorure d’oxyde que celui-ci renferme, qu’il est indispensable de déterminer très exactement le degré chlorométrique des chlorures, avant de les employer.

Ils doivent être enfermés dans des flacons bouchés à l’émeri, et placés dans des lieux frais. L’acide carbonique de l’air tend à déplacer le chlore, la chaleur à les convertir en chlorures métalliques, elles bouchons en liège, rapidement détruits, livrent bientôt accès à l’air.

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