‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 70 sur 228 · DU BICARBONATE DE POTASSE · texte numérisé non relu

DU BICARBONATE DE POTASSE

tendant, pour en ajouter une nouvelle quantité, que la déflagration déterminée par la précédente soit terminée. On laisse refroidir, on lessive la masse, on filtre, on évapore et Pon calcine.

Le produit de Popération porte le nom de nitre fixé par le tartre.

M. Guibourt a fait la remarque que, si Ton projette le mélange dans un vase à une très haute température, il se produit une forte proportion de cyanure de potassium.

Alors, une portion de l’azote de l’acide azotique, du carbone de l’acide tartrique, s’unissent de manière à produire du cyanogène, en même temps que de l’oxyde de potassium est réduit par les éléments combustibles de l’acide organique.

On constate dans ce carbonate la présence du cyanure, en neutralisant par P acide azotique sa solution aqueuse et l’essayant par le perchlorure de fer. Un précipité de bleu de Prusse s’y produit à l’instant.

S’il Pon employait une trop faible proportion de nitre, par exemple, parties égales de nitre et de tartre, le produit pourrait contenir de Pazoîite; le carbone et Phydrogène de l’acide tartrique ne suffisant plus à la désoxygénation complète de l’acide azotiqua.

Il résulte de ce qui précède, que le premier des procédés que nous avons décrits en dernier lieu, ne peut fournir à Pétai de carbonate, que la potasse préexistant dans le tartre ;

Que le second ne peut, à son tour, fournir au même état que celle préexistant dans le nitre ;

Kl que, contrairement, le troisième fournit à la fois, et celle du tartre et celle du nitre.

Cette circonstance, jointe à ce que son produit est d’une remarquable pureté, quand Popération est bien conduite, le fait en général préférer.

Mm Æ ÜcfM»9&o9UMte dS-e potasse.

(Carbonate saturé.)

Le bicarbonate de potasse, le même que Pon considérait comme Ses propriétés, le véritable carbonate neutre, alors que le précédent ne semblait

Sa préparation.

être qu’un sons-carbonate, est sans couleur, sans odeur, d’une saveur légèrement alcaline, alcalin aux réactifs colorés, décomposable par une forte chaleur en carbonate neutre, par une ébullition prolongée avec l’eau en sesquicarbonate, soluble dans 4 parties d’eau à -f- 15% cristallissable en prismes rhomboïdaux, qui retiennent 1 atome d’eau de cristallisation, et ne s’altèrent point à l’air.

Son mode de préparation le plus expéditif, consisterait à dissoudre

500 parties de carbonate pur, dans 1000 — d’eau distillée ;

À porter la liqueur à l’ébullition, à y projeter peu à peu 300 parties de carbonate d’ammoniaque en poudre, en môme temps que l’on agiterait j à filtrer aussitôt qu’il ne se dégagerait plus d’ammoniaque, puis à laisser refroidir et cristalliser.

La volatilité de l’ammoniaque, et l’affinité imparfaitement satisfaite du carbonate neutre de potasse, pour l’acide carbonique, amèneraient la mise en liberté de l’une, la fixation de l’autre.

Mais il serait à craindre que le bicarbonate j fut en partie transformé en sesquicarbonate.

Aussi vaut-il infiniment mieux faire absorber au carbonate neutre la quantité d’acide carbonique nécessaire à sa conversion en bicarbonate. Pour atteindre ce but ,

On peut remplir à moitié d’une solution de carbonate de potasse pur, marquant 25° Paumé, les flacons intermédiaires d’un appareil semblable à celui qui nous a servi à l’obtention du chlore liquide, et la faire lentement traverser par un courant de gaz carbonique, au préalable débarrassé par le lavage, des acides sulfurique ou chlorhydrique qu’il aurait entraînés. Le bicarbonate, infiniment moins soluble que le carbonate neutre, se déposerait au tur et à mesure qu’il se produirait, sous forme de cristaux, que l’on séparerait par décantation des eaux mères, et que l’on ferait égoutter dans un entonnoir. Les eaux mères concentrées à l’étuve , après qu’au besoin on y aurait fait passer de nouvel acide carbonique, afin de compléter la transformation du carbonate neutre, fourniraient de nouveaux cristaux.

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