DU CHLORATE DE POTASSE
tibles, de détoner par le choc, oblige le pharmacien à pulvériser séparément les matériaux des mélanges dont il ferait partie, et à les réunir sans trituration avec frottement , surtout sans
choc.
Le veut-on préparer;
On introduit dans les flacons intermédiaires de l’appareil pour Sa préparation, le chlore liquide, une dissolution de carbonate de potasse marquant 30° Baume, et l’on y fait passer du chlore jusqu’à ce que son odeur prononcée, sa couleur jaune, le passage des bulles qu’elle refuse d’absorber, annonce qu’elle en est saturée.
Alors on retire des flacons, et les cristaux lamellaires qui s’y sont déposés, et la liqueur qui les surnage; on place ceux-là dans un entonnoir, ou les y lave à 2 reprises avec de l’eau froide, on les fait égoutter, on les redissout dans 2 fois environ leur poids d’eau bouillante, pour qu’ils se reforment plus purs et plus volumineux par le refroidissement; on concentre celle-ci, afin qu’elle fournisse le chlorate qu’elle avait retenu, aussi bien que celui que produit sous rinfluence de la chaleur qui le décompose, le chlorite de potasse qu’elle contient.
L’opération est facile à conduire; longue cependant. Elle exige que l’on fasse usage de tubes d’un grand diamètre, afin que les cristaux formés dans leur intérieur, les obstruent plus difficilement.
Au lieu de flacons parfaitement fermés, l’emploi de flacons ouverts, dans lesquels ou pourrait au besoin introduire des tiges rigides, capables de dégorger les tubes, offrirait de l’avantage, si l’incommodité résultant pour l’opérateur, de l’expansion du chlore, que la solution n’absorbe que d’une manière imparfaite, surtout alors que la saturation approche, ne le compensait grandement.
Les produits essentiels de cette opération sont :
Du chlorure de potassium et du chlorate dépotasse.
Soit, que l’eau décomposée cédant ses deux éléments à du chlore, donne naissance à de l’acide chlorique, lequel se combine en nature avec une portion de la base, et à de l’acide chlorhydrique, lequel par une réaction secondaire sur une autre portion de base, produirait du chlorure et de l’eau; soit que le chlore
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déplaçant l’oxygène d’une partie de la base , se combine avec, le métal réduit, pour produire du chlorure métallique; et en même temps avec l’oxygène abandonné par lui, pour produire de l’acide chlorique, et par suite du chlorate. Dans l’un et dans l’autre cas, l’acide carbonique est éliminé.
La réaction est représentée par l’équation suivante, si l’on admet que l’eau lui est étrangère*
6(K,Q) + 12Ch = KQ,Ch205 -f 5K,Ch2
Potasse. Chlore. Chlorate. Chlorure,
ou par celle-ci, si l’on admet que ses éléments sont mis en jeu, 6(K,0) + 12€h + 5(H20) = K0,Ch205 -f 5(K,O),10(Ch,H)
Potasse* Chlore. Eau. Chlorate. Chlorhydrate.
Tandis qu’une dissolution étendue de carbonate ne donnerait lieu qu’à du chlorure d’oxyde, ainsique déjà nous l’avons fait voir, page 207, l’état déconcentration de celles que l’on emploie, je peu de solubilité du chlorate, déterminent une réaction d’une toute autre nature.
Toutefois, bien qu’encore les produits essentiels soient ici du chlorure métallique et du chlorate, onnepeut éviter la formation d’une certaine quantité de chlorure d’oxyde, dont l’état variable de concentration des liqueurs, ne fût-ce que par suite des dépôts cristallins qui s’y forment, permet la production.
On le retrouve tout entier dans les eaux mères, avec l’excès de chlore $ il leur communique la faculté d’agir comme décolorant sur les papiers à réactifs, d’exhaler une odeur de chlore *
En outre, et transitoirement, il se produit au début, du bicarbonate de potasse dont la formation s’explique naturellement, par le report sur le carbonate neutre indécomposé, des premières portions d’acide carbonique éliminées par le chlore.
Aussi le dégagement de gaz carbonique n’est-il sensible que vers le milieu de l’opération.
Ce bicarbonate se dépose avec du chlorure et avec du chlorate, mais pour être plus tard décomposé, aussi bien que le carbonate neutre.