DE L’ALUN
Quelque soit le sulfate associé à celui d’alumine, l’alun est sans couleur , sans odeur, de saveur fortement astringente, soluble dans son poids d’eau bouillante et dans 15 à 16 fois son poids seulement d’eau à — j— 1 5° 5 très aisément cristallisable en octaèdres transparents, retenant 24 atomes d’eau de cristallisation, ou 45, 47 sur 100; légèrement efflorescents.
Sa dissolution aqueuse rougit le tournesol, et produit, avec la potasse ou la soude caustique, un précipité blanc soluble dans un excès de précipitant; avec l’ammoniaque , un précipité également blanc, mais insoluble dans un excès de précipitant (hydrate d’alumine).
On ne le prépare jamais en pharmacie; il est obtenu pour les Sa préparation besoins des arts, soit en lessivant directement certaines matières volcaniques qui le contiennent tout formé; après calcination, certaines matières pierreuses essentiellement formées d’alun uni à de l’alumine hydratée qui le rend insoluble, tant que la chaleur n’a pas détruit leur combinaison ;
Soit encore en exposant à l’air, ou en grillant des mélanges naturels de pyrites et d’alumine; de telle sorte, qu’il e sproduise de l’acide sulfurique, par suite du sulfate d’alumine et du peroxyde de fer; lessivant, et dans les liqueurs chargées de sulfate d’alumine simple, ajoutant du sulfate de potasse ou d’ammoniaque; soit, enfin, en calcinant des argiles peu chargées de carbonate de chaux, afin de peroxyder le fer qu’elles renferment toujours; les pulvérisant, les traitant par l’acide sulfurique faible et dans la liqueur, comme la précédente tenant du sulfate d’alumine en dissolution, versant le sulfate qui le doit convertir en alun.
Le pharmacien n’a meme, pour ainsi dire jamais à purifier celui du commerce; tout au plus le ferait-il au moyen de dissolutions et des cristallisations réitérées, s’il était coloré.
L’alun calciné n’est que de l’alun privé d’eau de cristallisation De Taïun cal* par la chaleur. - cmé*
On réduit ses cristaux en poudre grossière, on les introduit dans un creuset, ou, si l’on opère sur des masses considérables, dans un camion semblable à ceux dont noos nous sommes servis pour préparer la magnésie, et l’on chaude avec modération, tant qu’il se dégage des vapeurs aqueuses; les cristaux commencent Tom. il. il
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par sc fondre dans leur eau de cristallisation, puis ils l’abandonnent, se boursouflent considérablement, d’où l’obligation de faire usage d’un vase capable de suffire à cette augmentation de volume, et définitivement se convertissent en une masse spongieuse, blanche, opaque, presque insipide, si difficilement soluble dans beau, qu’elle y paraît insoluble quand le contact n’est pas prolongé.
En chauffant trop fortement, on volatiliserait le sulfate d’ammoniaque tout entier, au cas où il ferait partie du sel mis en expérience; on décomposerait le sulfate d’alumine en alumine, en acide sulfurique anhydre, en oxygène et en acide sulfureux; on pourrait même décomposer partiellement le sulfate de potasse, parce que sa base tendrait à se combiner avec l’alumine.
XLIIF LEÇON.
SUITE DE LA PRÉCÉDENTE
Sa
composition.
Mm HMorate jpo fasse*
( Muriate suroxygéné de potasse.)
KO,Ch2Q5 =
Potasse , 589,916
Acide chlorique , 942,650
Ses propriétés. Le chlorate de potasse est incolore, inodore, d’éclat nacré, de saveur fraîche et légèrement acerbe, cristal lisabîe en lames rhomboïdales ne retenant pas d’eau de cristallisation, inaltérable à l’air.
p 100 parties d’eau en dissolvent 3 p. 33 à 0°
La propriété que possèdent ses mélanges avec le soufre, le charbon, le phosphore et la plupart des autres corps combus-