PRÉPARATION DES ELECTUAÏRES, CONFECTIONS , OPIATS
dres de racine d’aunée, ou de pétales de roses rouges, dans leurs eaux distillées aromatiques; on laisse macérer 2 à 3 heureson ajoute le sucre en poudre, et l’on triture jusqu’à oarfait mélange. 1
Pour l’opiat fébrifuge ou électuaire de quinquina, on triture les poudres de chlorhydrate d’ammoniaque et de quinquina gris avec le miel, et l’on ajoute du sirop d’absinthe.
Pour l’élecluaire îénitif, on prépare avec Forge, les racines, les feuilles et les fruits prescrits parle Codex, un décocté que l’on réduit par l’évaporation à un volume déterminé, en ayant le soin d’y faire bouillir, pendant quelques secondes seulement, le séné. On passe avec expression, on ajoute du sirop, on clarifie au blanc d’œuf; on rapproche en consistance sirupeuse, et dans ce sirop composé, on délaie :
D’abord les pulpes de tamarin , Ensuite, les poudres de séné,
— de casse , — - de fenouil,
— de pruneaux , — et d’anis.
L’on agirait très sensiblement de la même manière, en substituant aux matières premières précitées, celles spéciales à cette nouvelle préparation s’il s’agissait du cathoiicum. On ferait bouillir dans l’eau les racines de polypode, de chicorée, de réglisse; les feuilles d’aigremoine et de scolopendre; dans la décoction réduite d’un tiers, on laisserait infuser pendant 1 heure les semences de fenouil, on passerait avec expression; au moyen du sucre, on convertirait la liqueur en sirop très cuit, et dans ce sirop, en grande partie refroidi, on délaierait d’abord les pulpes de casse et de tamarin, ensuite les poudres de rhubarbe, de séné, de réglisse, de semences de violettes, de semences froides.
On prépare la thériaque, en faisant liquéfiera une très douce chaleur, du baume de la Mecque, de la térébenthine de Chio; ajoutant peu à peu, de manière à l’y bien diviser, une certaine quantité de poudre thériacale composée de 67 substances : racines, bois, écorces, feuilles, fleurs, sommités fleuries, produits animaux r produits végétaux, produits minéraux; puis, du miel blanc liquéfié sur un feu doux et encore chaud; puis encore, et toujours en triturant, le reste de la poudre thériacale; finale-
Elechiaires d’année de roses.
Opîat
fébrifuge.
Lénitif.
Cathoiicum.
Thériaque .
Diascordium.
Confection
d’hyacinthe.
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ment, une quantité de vin d’Espagne suffisante pour donner à la masse îa consistance voulue.
Le diascordium, en délayant, dans un mélange de miel rosat et de vin d’Espagne, préalablement chargé par solution au bainmarie d’extrait d’opium, les poudres qui font partie de cet électuaire, après les avoir à l’avance exactement mélangées (scordium, roses rouges, racines de bistorte , de gentiane , de tormentilîe, semences d’épine-vinette, gingembre, poivre long, cassia lignea, cannelle, dictame de Crète , storax calamite, galbanum, gomme arabique, bol d’Arménie).
La confection d’hyacinthe, en faisant fondre du miel dans du sirop d’œillet, passant, délayant dans le mélange de la poudre de safran, laissant macérer 12 heures, afin que le liquide se charge de tout son principe colorant, puis ajoutant les autres poudres.
La terre sigillée y a, de nos jours, remplacé les pierres siliceuses qu’y faisaient entrer les anciens formulaires.
Quels qu’ils soient, ces médicaments doivent être amenésà un état de consistance convenable. Et comme, bien qu’on sache que les poudres végétales absorbent environ 3 fois leur poids d’eau, tandis que les résines n’en absorbent guère que 1 fois, les pou dres métallique qu’une 1/2 fois, et les sels déliquescents moins de — ; on ne saurait à priori fixer la quantité de liquide j il est bon de réserver devers soi une portion de celui qui est prescrit, pour l’ajouter, s’il y a lieu, à la fin de l’opération. Il faut aussi laisser aux matières pulvérulentes le temps d’absorber tout le liquide qu’elles sont susceptibles d’absorber, avant d’en ajouter de nouveau. À îa rigueur, mieux voudrait les obtenir trop consistants que trop mous, parce que l’addition d’une nouvelle quantité de liquide permet toujours d’en diminuer îa consistance, tandis que souvent, on ne peut, sans les altérer, dissiper l’excès d’eau, à plus forte raison l’excès de vin que l’on aurait ajouté.
Ceux chargés de substances déliquescentes, devront être obtenus très consistants. Le contraire aura lieu pour l’opiat mésentérique et quelques autres. En effet, dans celui-ci, le fer métallique s’oxyde aux dépens de l’air et de l’eau ; l’oxyde qui le remplace s’hydrate, et de là, une augmentation considérable de solidité.
PREPARATION DES ÉlÆCTUAIRES, CONFECTIONS p OPIATg, 480
On peut résumer dans les propositions suivantes , les précautions générales que réclame la préparation de ces médicaments :
1° Préparer, à l’aide des procédés décrits en traitant des poudres simples et composées, des poudres aussi ténues, aussi actives que possible, et des mélanges exacts;
2° Triturer les huiles volatiles avec les poudres , après les avoir à l’avance , converties en oleosaccharures ,*
3° Délayer à part, dans une portion du liquide, les extraits trop consistants,, pour qu’on puisse être certain , sans cette précaution, de les pouvoir mélanger parfaitement avec les poudres ;
4° Dissoudre dans le véhicule les matières qui seraient susceptibles d’y être dissoutes ; telles seraient les gommes-résines par rapport aux liqueurs alcooliques faibles;
Cependant , le Codex ne prescrit pas de dissoudre dans le vin de Malaga, ou du moins d’y délayer les gommes-résines qu’il emploie conjointement avec lui, à la préparation de la thériaque.
5° Mélanger à l’avance les liquides, à moins que de leur mutuel contact, ne puisse résulter une décomposition ou plutôt une précipitation semblable à celle que produirait le mélange de liquides aqueux et de liquides alcooliques, chargés de matières résineuses. Il vaudrait mieux alors, que le dépôt se produisît au sein du mélange pulvérulent ;
6° Suivant l’observation de M. Deyeux, préférer les miels lisses, les sirops peu disposés à candir, aux miels grenus, aux sirops disposés à candir ;
7° Cuire les sirops à 35° ou à 36° Baume, afin qu’ils introduisent moins d’eau dans les mélanges; et les employer à des températures capables , en diminuant leur grande densité, de faciliter l’amalgamation des poudres. Si cependant cette élévation de température pouvait déterminer l’accolement des particules résineuses ou autres, la déperdition ou l’altération de certaines matières très volatiles outrés altérables, on devrait employer les sirops refroidis.
L’emploi d’une bassine à cul-de-poule est singulièrement propre à opérer ces sortes de mélange; et l’on remarque qu’il vaut
29e LEÇON.
De leur conservation
en général mieux, délayer peu à peu les matières pulvérulentes dans les matières visqueuses (pulpes, extraits mous , sirops, miel), puis ajouter les liquides très fluides, qu’agir inversement.
Les médicaments qui nous occupent, sont d’une conservation et des réactions infiniment moins facile que les espèces, les poudres composées, produisent, même que les pilules et que les tablettes. La cause en est, qu’ils renferment tous, l’agent le plus actif des décompositions organiques, l’eau. Plus ils en contiennent, plus ils sont riches en principes muqueux, amylacés, sucrés, etc.; pauvres en principes résineux, huileux, acides, salins, aromatiques, etc.; plus les lieux dans lesquels on les place sont humides et chauds, plus leur altération est rapide et profonde.
Toutes circonstances égales d’ailleurs, le lénitif, le diaprun et le diaphœnix, s’altèrent plus vite que la thériaque et que la confection d’hyacinthe.
Le catholicum, quoiqu’il renferme une forte proportion de pulpes, se conserve assez bien, parce que les semences froides laissent suinter de l’huile fixe, laquelle vient se rassembler à la surface du mélange, et produit une couche huileuse qui défend les parties inférieures du contact de l’air.
En s’altérant, ils perdent leur consistance, changent de couleur, se couvrent de moisissure, acquièrent une odeur de fermenté, laissent dégager du gaz acide carbonique qui les boursoufle, et, sans aucun doute, donnent naissance à une foule de produits divers.
Sans même quils éprouvent véritablement de décomposition, de nombreuses réactions s’y manifestent.
Dans l’oplat mésentérique, en même temps que le fer s’oxvde aux dépens de Pair et de l’eau, les oxydes formés se combinent à des principes astringents, et de là, du tannate de peroxyde qui colore fortement la masse en noir.
Dans la thériaque, l’oxyde de fer du sulfate de fer, dans le diascordium, l’oxyde de fer du bol d’Arménie, amènent des résultats analogues.
Dans la première, en outre, une partie du tannin des matières végétales s’unit à la matière animale des vipères, et la convertit