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ENTRE ELLES

La vaporisation, l’évaporation et la distillation, sont des opérations qui ne diffèrent en réalité les unes des autres, qu’en ce qu’elles ont des buts différents.

Toutes trois, en effet, consistent essentiellement dans la réduction en vapeurs de corps volatils : mais dans la vaporisation, ce sont les vapeurs elles-mêmes 3 dans l’évaporation, le résidu qu’elles fournissent ; dans la distillation, le produit de leur condensation que l’on utilise.

Dans les arts :

L’on vaporise l’eau pour que ses vapeurs servent de force motrice dans les machines à vapeur, échauffent de leur calorique latent les bains de teinture des indienne urs, ou les eaux de lessive des blanchisseurs.

L’on évapore les décoctions de bois d’Inde ou de bois de Brésil, afin d'obtenir, à l’état d’extrait, leurs matières colorantes; i’acide sulfurique, au sortir des chambres en plomb dans lesquelles on l’a fabriqué, afin de le concentrer.

L’on distille les produits de la fermentation des liqueurs sucrées pour en retirer i’alcool.

En pharmacie, la vaporisation ne se pratique guère que pour exposer certains malades à l’action de la vapeur de l’eau ou de décoctions médicamenteuses. Le malade est placé dans des appareils particuliers, de formes extrêmement variables, que l’on désigne sous le nom commun d’appareils fumigatoires, et les vapeurs convenablement dirigées, viennent lui laver tout le corps, ou seulement toucher quelqu’une de ses parties.

Au contraire, l’évaporation et la distillation, dans des condi-

tions d’ailleurs différentes, y sont fréquemment employées; elles exigent, par conséquent de notre part, une étude plus approfondie.

lie r Evaporation-

L’évaporation, peutêtre définie l’opération destinée à produire la séparation à l’état de vapeurs, des liquides volatils associés à des matières fixes ou moins volatiles.

La description des procédés à l’aide desquels on l’exécute, exige, pour être bien comprise, pour que leurs avantages ou leurs inconvénients puissent être convenablement appréciés, que l’on commence par préciser les conditions dans lesquelles les liquides volatils se vaporisent.

^vaporisation ^ cel voici ce que l’on observe : si l’on abandonne de

des liquides a l’eau distillée à la température de 4- 15°, soit à l’air libre, et turesinferieu- partant dans un espace illimité, soit sous une cloche disposée de leur ébullition, manière à ce que l’air extérieur, s’y renouvelant indéfiniment, y renouvelle indéfiniment l’espace, elle rende en quelque sorte illimité; quelle qu’en soit la quantité, cette eau finit par disparaître à l’état de vapeur. Ce ne serait qu’autant que l’air serait complètement saturé d’humidité, que la vaporisation n’aurait pas lieu , parce qu’alors l’espace destiné à loger les molécules de vapeur que le liquide devrait produire, se trouverait à l’avance contenir toute la vapeur d’eau capable de s’y répandre.

Si, à cette môme température, on introduit de l’eau dans un ballon susceptible d’être hermétiquement fermé, l’eau s’y vaporise en totalité ou en partie, suivant la capacité du ballon : de telle sorte qu’un ballon de 1 mètre cube de capacité suffirait à la complète vaporisation de 13 gr. 028 d’eau, et ne suffirait plus à celle d’une quantité plus considérable.

Si, à lamême température encore, on place des quantités égales d’eau, dans deux ballons de même capacités et tous deux hermétiquement fermés, mais l’un plein d’air et l’autre privé d’air, pourvu que leurs capacités soient suffisantes, l’eau tout entière se vaporisera dans les deux ballons. Seulement, on observera

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