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DK l’évaporation. 151
relève quand il s’abaisse. Au moyen de cette disposition, lorsque le piston se relève, la soupape inférieure se relevant aussi, laisse pénétrer dans le corps de pompe, une partie de l’air tant de la cloche que de l’éprouvette, pour peu que celui qui s’y trouve, offre plus de tension que n’en offre l’air contenu dans le corps de pompe, à plus forte raison quand le vide existe dans celui-ci; puis, lorsque le piston redescend, cette soupape, qui tout à l’heure s’était ouverte, se ferme, intercepte ainsi toute communication entre le corps de pompe, l’éprouvette et la cloche, en même temps la soupape supérieure s’ouvre, et l’air du corps de pompe s’échappe dans l’atmosphère, attendu que la marche descendante du piston tend à le comprimer.
Le vide n’est complet, et plus tard ne s’est maintenu, qu’autant que le mercure s’est placé de niveau dans les deux branches du manomètre, la soustraction de l’air faisant nécessairement retomber celui que sa pression tendait d’abord à élever à 28 ponces dans le tube barométrique.
Pendant l’opération, l’on s’assure de temps à autre de la persistance du vide , afin de le compléter au besoin, et de temps à autre aussi, quand l’acide sulfurique est le corps ab sorbant mis en expérience, on imprime à tout le système un mouvement de nature à mélanger les couches d’acide dont la vapeur d’eau n’avait affaibli que les supérieures. Quand elle est terminée, l’on ouvre le robinet R, que l’on avait jusque-là tenu fermé, l’air rentre sous la cloche, et dès lors on peut l’enlever.
Ce mode d’évaporation serait préférable à tous les autres, puisqu’il mettrait à l’abri de toutes les altérations que pourraient déterminer le contact de l’air et celui de la chaleur. Malheureusement, l’impossibilité presque absolue de l’appliquer à la vaporisation d’une masse considérable de liquide, en raison surtout du prix élevé de l’appareil, du prix aussi des corps absorbants, etc,, oblige à le réserver pour des expériences de recherches.
Peut-être n’est-il pas inutile de faire remarquer, que l’évaporation 11e peut se faire sous la machine pneumatique, alors que semblables à celles de l’éther, les vapeurs ne peuvent guère être absorbées au fur et à mesure de leur production ; à moins
10e LEÇON.
que l’on ne fasse jouer constamment les pistons, au grand détriment de l’appareil, afin que ces vapeurs cheminant comme l’eût fait l’air à travers les soupapes, soient incessamment rejetées dans l’atmosphère.
L’évaporation spontanée s’exécute, en exposant les liquides
De l’évapora- étendus en couches minces et recouverts de toiles métalliques ou lion spontanée» 1
de feuilles de papier percées de trous, afin de les préserver du contact des corps étrangers que transportent les vents, sans gêner l’action mécanique de l’air • soit à l’air libre, soit et mieux encore dans des appareils particuliers appelés séchoirs. Nous étudierons leur mode de construction en traitant de la dessiccation des plantes, qu’il nous suffise, pour le moment, de savoir qu’ils sont disposés de telle sorte, que l’air extérieur s’y renouvelle.
En opérant d’après cette méthode, les altérations que pourrait déterminer l’élévation de température, ne sont nullement à craindre , seulement on reste exposé à toutes celles qui pourraient résulter du contact d’une masse d’air considérable.
Plus l’air extérieur se montre sec aux hygromètres, et chaud aux thermomètres, plus le mouvement de rotation qu’il imprime aux ailes d’un petit moulin, ou à tout autre instrument propre à mesurer sa vitesse , est rapide 3 et plus l’opération marche vite.
Dans l’évaporation par l’intermédiaire de la chaleur, quel-
üon MVdc'dë 011 l^ace les liquides étendus en couches minces, au mi-
Ja chaleur. fieu de séchoirs que traverse de l’air à û0e environ, voire au milieu d’étuves, bien que ces derniers appareils que nous verrons plus tard différer notablement des séchoirs à air chaud, offrent le grave inconvénient de ne permettre à l’évaporation de se faire, qu’autant que leur espace limité, n’est pas saturé de vapeur; mais plus ordinairement on les chauffe, tantôt à feu nu ou au bain de sable, tantôt au moyen de la vapeur d’eau, dans des capsules, des bassines, des cornues, des alambics, ou dans quelqu’un des appareils qui vont être décrits.
Les bassines destinées à produire l’évaporation à 1# température de l’eau bouillante, sont en cuivre, étamées en dessus, et s’adaptent très exactement sur d’autres bassines de plus grands diamètres, dont les parois latérales sont percées de douilles, par
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lesquelles s’échappe la vapeur de l’eau qu’elles renferment.
L’appareil de Henry est composé d’une chaudière propre à produire de la vapeur d’eau , et d’une série de capsules en cuivre à double fond, que mettent en communication des tubes également en cuivre. Les capsules supérieures sont étamées en dessus, les autres sont munies, dans leurs parties les plus déclives, de robinets qui s’ouvrent pour laisser écouler beau condensée.
La vapeur formée dans la chaudière A circule librement entre les capsules qu’elle échauffe de son calorique latent, se condense en partie, s’échappe en partie par l’extrémité B (elle peut être utilisée d’une manière quelconque), et si on la fait rendre, au moyen d’un tube recourbé, au fond d’un vase contenant de l’eau, la pression qu’elle y supporte, en gênant sa sortie, la force de prolonger davantage son contact avec les capsules.
Dans l’appareil de M. Derosne, les capsules en cuivre de l’appareil précédent, sont remplacées par des tables à double fond AA, à parois inférieures et latérales en bois, qu’au besoin l’on recouvre de laine, afin de
les rendre moins perméables encore à la chaleur j à parois supérieures en cuivre étamé , et à bords relevés , de manière à ce cju’iîs forment, de ce côté, des espèces de bassins au fond desquels sont soudées des languettes en cuivre également étamé.
La figure 2 représente une table vue de face. On dispose, à la suite l’une de l’autre, deux de ces tables ou davantage, en leur ménageant un degré convenable d’inclinaison, et plaçant la première plus haut que la seconde, au-dessous au contraire du réservoir B dans lequel est contenu le liquide à évaporer.
Aussitôt que la vapeur d’eau produite daus la chaudière D et circulant entre leur double fond., les a suffisamment échauffées, on ouvre le robinet du réservoir. Le liquide tombe sur l’extrémité la plus relevée de la première table, en gagne l’extrémité la plus basse après avoir suivi la route tortueuse que les lames interrompues lui ont faite, pénètre dans le tuyau G qui le verse sur la suivante, circule de nouveau à la surface de celle-ci, et définitivement s’écoule par le tube E, dans un vase d’où l’on peut, au besoin, le reverser dans le réservoir. Quant à la vapeur, elle pénètre de la première table dans celle qui la suit, par le tube F, et s’échappe en dessous de celle-ci, par un tube droit dont l’ex trémité plonge dans l’eau.
L’appareil de M. Dausse , est une heureuse application aux ‘appareil usages pharmaceutiques, du très ingénieux régulateur du feu de M. Sorel. L’eau qui doit échauffer les vases évaporatoircs, est elle-même échauffée, au moyen d’un fourneau disposé de telle sorte , que la combustion s’y maintient à peu près régulière. 11 présente le grand avantage de ménager le combustible. En effet, le peu de conductibilité pour la chaleur, de la plupart des liqui des, ne permet pas à la vapeur d’eau qui les doit échauffer, de leur céder instantanément tout son calorique latent. Une portion de cette même vapeur, d’autant plus considérable que l’ébullition est plus vive, se produit donc et s’échappe en pure perte, tandis qu’en activant et ralentissant d’une manière convenable la combustion et par suite la vaporisation de l’eau du bain-marie, l’on peut faire quetoutle calorique, développé par la combustion d’un poids donné de charbon, passe, pour ainsi dire, dans le liquide en évaporation, après avoir seulement traversé l’eau placée entre le foyer et lui.
On doit se représenter cet appareil comme formé :
1° D’un réservoir RR contenant l’eau ;
2° D’un cylindre creux À, ouvert par la partie supérieure, en communication par la partie inférieure et latérale , avec