CONSIDÉRATIONS PRELIMINAIRES
Par exemple : l’alcool que nous verrons tirer sou origine du sucre, ou bien encore l’éther sulfurique que nous verrons à son tour provenir de l’alcool.
Les racines, Les tiges,
Les écorces, Les bourgeons ,
Les feuilles, Les fleurs ,
Les fruits,
Et les semences
d’un grand nombre de végétaux, les uns indigènes, les très exotiques.
8° Et enfin des parties d’animaux :
Les tètes de vipères , Les poumons de veau ,
Le bois de cerf.
Même des animaux entiers :
au«
Les sangsues , Les cantharides, Les cochenilles,
Les cloportes, Et les tortues.
Ces matières, le pharmacien les récolte, quand, semblables à quelques composés minéraux, à la plupart des plantes, à certains produits animaux, la nature les met à sa portée, telles à peu près qu’il les emploie.
Il les extrait de leurs combinaisons et de leurs mélanges, ou les prépare de toutes pièces, quand à le faire, il trouve un avantage quelconque.
Il se procure par la voie du commerce, les plantes exotiques, les animaux, les parties cl les produits d’animaux étrangers aux Pa)s qu il ha ni te, 1 acide sulfurique, le sel marin, les résines, * les baumes, l’alcool, le vinaigre, l’huile d’olive, etc., etc., depuis longtemps devenus l’objet d’exploitation ou de fabrication très en grand.
Ainsi sc trouve naturellement tracé le cadre dans lequel je ’ Exposé du me propose de faire entrer les questions, dont l’ensemble consfci- Pla" dU C0Ur* tuera le cours de pharmacie tel que je l’ai conçu.— En premier lieu, je traiterai de la récolte, tant de celles des matières médicamenteuses fournies par le règne inorganique, que de celles que fournit le règne organique.
L indication sommaire du mode de développement des végétaux, de leur composition, de celles des propriétés de leurs principes constituants qui permettent le mjeux de pressentir la
4 ire LEÇON.
manière d’être de ces mêmes végétaux, ou des organes qui les composent, dans les conditions diverses au milieu desquelles nous aurons plus tard à les étudier, trouvera place à la suite.
Dans une troisième partie, je décrirai les opérations les plus habituellement pratiquées en pharmacie, telles que, la division, la solution, la distillation et l’évaporation.
Dans une quatrième partie, je ferai l’application des manipulations précédemment décrites, soit à la préparation, soit à l’extraction, soit à la disposition des médicaments les plusimportants et les plus curieux. Alors d’ailleurs, à l’exemple de la plupart des pharmacologistes, je départagerai ces médicaments en galéniques et en chimiques, embrassant sous cette dernière dénomination, les corps simples, leurs combinaisons inorganiques et organiques à proportions fixes et définies, et confondant sous la première tous les autres.
Une cinquième partie aura pour objet l’examen des procédés à l’aide desquels, on peut déterminer la pureté des matières médicamenteuses du commerce.
Enfin , la sixième et dernière partie sera consacrée à l’exposé des moyens de conservation des matières médicamenteuses minérales, des plantes et de leurs organes, des animaux vivants ou morts et des parties d’animaux.
De l’étude des médicaments galéniques ressortira l’observation, que les procédés du Codex de 1837 ont été par nous exclusivement adoptés. C’est qu’en effet, s’il importe aux progrès de l’art, que chaque pharmacien consigne, dans les recueils ouverts à cette intention, les observations que lui fournit l’expérience ou que lui suggère la théorie, afin que les auteurs des formulaires légaux à venir puissent au besoin les mettre à profit; il faut par contre être pénétré de l’idée, que substituer ses opinions personnelles à l’autorité du Codex, serait introduire dans la pratique une déplorable anarchie. Quoi qu’il arrive, les médicaments galéniques préparés d’après des formules et des procédés uniformes, auront du moins l’incontestable avantage de ne point varier dans leurs propriétés physiques et dans leur composition , suivant les manières souvent diverses d’interpréter les données de la science, et plus encore suivant