‹ Cours complet de pharmacieChapitre 40 sur 103 · de moelle de bœuf purifiée · texte numérisé non relu

de moelle de bœuf purifiée

On fait chauffer l’eau et la graisse dans un vase de porcelaine, de faïence ou d’argent ; lorsque la graisse est en fusion complète, on ajoute, par petites portions successives, et toujours eu agitant, la lessive alcaline; l’on maintient le mélange en pleine ébullition sans cesser d’agiter, jusqu’à ce que la saponification soit terminée, époque à laquelle la masse qui retient interposée la presque totalité du liquide aqueux, est devenue pâteuse, translucide, filante comme du blanc d’œuf, soluble dans l’eau avec laquelle elle forme une solution à très peu près transparente.

Alors, on projette dans la bassine 100 parties de sel marin, dont l’unique objet est de déterminer la séparation de la masse savonneuse, en augmentant la densité du liquide. Le savon se rassemble à la surface de la solution saline, sous forme de grumeaux qu’on enlève, qu’on fait égoutter, qu’on fait fondre à une douce chaleur, et que définitivement on coule dans des moules, où, par le refroidissement, il se prend en masse solide parfaitement homogène , la glycérine reste dans les eauxmères»

14e LKCON.

L’huile d'olive. ..............

L’axonge

Le protoxyde de plomb fondu ou litharge.

L’eau commune

sont les matières que l’on fait servir à la préparation du savon à base de protoxyde de plomb. La préférence que l’on accorde à l’huile d’olive et à l’axonge, sur les autres corps gras, à la litharge sur les autres composés oxygénés de plomb, est motivée par des raisons qu’il faut tout d’abord indiquer.

On emploie l'huile d’olive de préférence à l’huile blanche, d’un prix cependant moindre, pour le motif, que celle-ci partage, avec toutes les huiles siccatives, la propriété de fournir une masse empiastique grisâtre, mollasse, susceptible de se dessécher même de s’écailler à la surface. Elle conserve en quelque sorte, après la saponification, son pouvoir siccatif.

On emploie un mélange d’huile d’olive et d’axonge, et non pas seulement l’huile ou l’axonge, parce que l’huile seule fournirait un emplâtre mou, et l’axonge seule, un emplâtre sec et dépourvu déliant. L’oleate de plomb, que l'huile presque exclusivement formée d’oléine, fournit en abondance, est demi mou ; taudis que le stéarate de plomb, qu’elle ne saurait fournir (exempte qu’elle est de stéarine), et que l’axonge fournit, est solide. 11 est même plus solide que le margarate. En outre, une portion d’huile reste interposée dans la masse et ajoute à son liant.

On emploie la litharge de préférence au massicot, parce que celui-ci, bien que la fusion de la litharge en doive augmenter la cohésion, se prête infiniment moins bien à la saponification, ne la produit que dans un temps fort long.

La litharge, d’ailleurs, doit être pure de silice, qui rendrait la masse empiastique grenue, en s’y interposant; d’oxydes de cuivre et de fer, qui la coloreraient.

Nous verrons plus tard comment on l’essaie, comment aussi on constate dans l’huile d’olive la présence de l’huile blanche.

On emploie enfin le protoxyde de plomb de préférence au minium et à l’oxyde puce, parce que ces deux derniers composés plombiques, peu ou point basiques, ne peuvent produire la

à parties égales.

DE L’EMPLATRE SIMPLE.

saponification qu’après avoir été ramenés par les éléments combustibles des corps gras, à l’état de protoxyde. La préparation de l’emplâtre de minium nous en fournira la preuve.

Quant à l’eau, non-seulement elle fait fonction de bain-marie, empêche la température de s’élever assez pour que les matières grasses puissent brûler, mais encore elle contribue à l’acte de la saponification, en permettant à la glycérine, soit de se produire, soit de s’hydrater, et par suite d’abandonner l’acide qui la neutralisait.

De la litharge et de l’huile d’olive peuvent être chauffées ensemble pendant 12 à 15 heures, à des températures de 110 à 120°, sans qu’il y ait réaction.

Les matières premières étant pesées, on les introduit dans une bassine en cuivre que l’on a choisie de grande capacité, afin que la tuméfaction que produit au début Se dégagement de l’acide carbonique, presque toujours contenu dans ia litharge, et durant toute l’opération, celui de la vapeur aqueuse, ne puisse faire déborder le mélange. On chauffe de manière à entretenir l’eau dans un état de bouillonnement modéré $ l’on agite, afin de multiplier les points de contact entre l’eau, la graisse et la litharge, très diversement denses, et l’on continue de chauffer et d’agiter. La matière, qui, d’abord était d’aspect gras, d’une teinte rosée, par suite de la simple interposition delà litharge, susceptible d’être départagée par l’eau en graisse, plus légère qu’elle, et en litharge plus dense -, qui plus tard avait perdu l’aspect gras, la teinte rosée par suite d’un commencement de combinaison de l’oxyde, était alors devenue incapable d’être décomposée par l’eau, mais la surnageait et adhérait aux doigts, finit par devenir parfaitement homogène, d’un blanc légèrement jaunâtre, plus dense que l’eau, et susceptible de se malaxer. A cette époque , la masse emplastique est tellement épaisse, que les bulles d’air que le mouvement de la spatule continue d’y introduire, ne s’en peuvent échapper qu’en entraînant une portion de l’emplâtre. Delà, comme dans la formation des bulles de savon par les enfants, une multitude de petites ampoules excessivement légères, dont les unes viennent

creyer à la surface de l’emplâtre, tandis que les autres s’élèvent dans l’atmosphère.

A ces caractères on reconnaît que la saponification est achevée. Il reste pour terminer l’opération, à malaxer l’emplâtre entre les mains mouillées, afin d’en faire disparaître l’eau interposée, ies grumeaux j enfin à le former en magdaléons.

N’oublions pas de dire que, durant l’opération, toujours longue, quoi que l’on fasse, on doit avoir le soin de n 3 pas laisser évaporer toute l’eau du bain-marie. Sans cette précaution, les matières grasses pourraient s’alterer profondément , et de plus acquérir une température assez élevée, pour qu’au moment de i’addiliou du nouveau liquide , la production instantanée d’une masse considérable de vapeur, déterminât la projection d une partie de la matière, à moins qu’on n’eût laissé sa température redescendre à 100° environ. Il faut ajouter de temps à autre une quantité d’eau sensiblement égale à celle que l’on juge s’être vaporisée, et l’employer bouillante, afin qu’elle ne puisse, en refroidissant l’emplâtre, retarder la combinaison et produire des grumeaux.

Que si l’on voulait en retirer la glycérine, on commencerait par faire passer au travers des eaux mères, un courant de gaz hydrosulfurique , destiné à précipiter la petite quantité de plomb qu’elles contiennent à l’état d’acétate, par suite’ d’une réaction à laquelle sans doute le contact prolongé de l’air contribue puissamment; on filtrerait et l’on ferait évaporer d’abord à feu nu, puis dans ie vide au-dessus de l’acide sulfurique concentré, jusqu’en consistance sirupeuse.

La propriété que possèdent les solutions aqueuses de savon De l’emplâtre A 1 , 1 n , . , 1

simple à base de soude ou de potasse, d’etre décomposées par tous les

par double dé- „ , , , . , . . , . A

compontion. sels solubles a base ne plomb, de maniéré a douner naissance à un savon piombiquc insoluble, avait depuis longtemps fait naître l’idée, de substituer au mode de préparation qui vient d’être décrit, un mode infiniment plus expéditif, et qui consisterait à verser une solution aqueuse de savon dans une solution également aqueuse d’acetale de plomb du commerce.

Mais, outre que la théorie indique que la composition de ce nouveau savon, différerait de celle du savon préparé par l’an-

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