‹ Cours complet de pharmacieChapitre 96 sur 103 · DE LA PRÉPARATION DES POUDRES COMPOSEES · texte numérisé non relu

DE LA PRÉPARATION DES POUDRES COMPOSEES

poudre grisâtre, le passant sur un porphyre pour l’obtenir très divisé, le chauffant au rouge dans un creuset pendant 2 heures, et, s’il en est besoin, pulvérisant de nouveau après refroidissement.

On admet généralement que , dans celte opération, les matières organiques de la corne de cerf se décomposent, laissant pour résidu du phosphate et du carbonate de chaux • que le soufre du sulfure d’antimoine se dégage à l’état d’acide sulfureux; que l’antimoine s’oxyde , et qu’en définitive le produit se compose de phosphate, de carbonate de chaux, et d’oxyde d’antimoine.

Il paraîtrait cependant, que telle n’est pas sa véritable composition , car il est toujours partiellement insoluble dans les acides. Sa composition doit d’ailleurs varier, suivant que l’on a suivi tel ou tei procédé, suivant aussi que la réaction de l’air a été plus ou moins complète, la température plus ou moins élevée.

M. Berzélius a trouvé l’un de ces composés formé d’environ 2/3 d’acide antimonieux, 1/3 de phosphate de chaux, avec 1/100 d’antimonite de chaux.

LeD. Ure, MM. Philips, Richard et Pearson , au lieu d’acide antimonieux, y ont trouvé de l’oxyde d’antimoine sans antimonite de chaux.

M. Soubeiran a retiré d’une poudre de James venue de Genève :

3 parties de phosphate de chaux, et 1 partie de phosphate d’antimoine.

Les poudres , immédiatement après leur préparation, doivent être portées à l’étuve, pour s’y débarrasser de l’humidité qu’elles auraient absorbée durant l’opération, excepté dans le cas où l’élévation de température pourrait faciliter les réactions ou la déperdition des principes volatils. On les enferme ensuite dans des flacons en verre parfaitement secs , que , dans cette intention , l’on a tenus pendant quelque temps dans l’étuve ; on bouche très hermétiquement ces flacons , on les enveloppe , s’il est nécessaire, de papier noir, déboîtés en fer-blanc ou de tout autre corps opaque, destiné à défendre les poudres qu’ils con-

I)e leur conservation

Leur

préparation.

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tiennent du contact de ia lumière , et F on place le tout dans des lieux secs et frais.

On les devra visiter fréquemment, et de temps à autre repasser au tamis celles dont les composants, très diversement denses, auraient pu produire une sorte de départ, celles notamment dans lesquelles des poudres minérales seraient associées à des poudres végétales.

€alapla§sîies.

On donne le nom de cataplasmes aux médicaments externes, de consistance de bouillie épaisse , que l’on destine à être appli-* qués sur quelque partie du corps.

En général, ils se composent essentiellement, de matières féculentes ou de farine de lin, amenées au moyen de l’eau bouillante ou de décodés aqueux, à l’état pâteux : cependant on leur peut associer des sels, des huiles, des savons, des onguents, des pulpes; quelquefois, au contraire, ils ne renferment ni fécules, ni farine de lin Tels sont ceux formés de pulpes.

Le Codex prépare :

Le cataplasme de fécule, en ajoutant peu à peu, à 500 gr. d’eau bouillante , 64 gr. de fécule de pomme de terre à l’avance délayée dans un poids égal au sien d’eau froide, remuant et faisant bouillir quelques secondes.

Le cataplasme émollient , en délayant dans l’eau froide les farines émollientes , à savoir : celles de lin, de seigle et d’orge, de manière à former du tout une bouillie claire, et faisant chauffer, en remuant continuellement avec une spatule en bois, afin d’empécher le mélange d’adhérer à la bassine, jusqu’à ce qu’il ait pris une consistance de pâte assez épaisse et tenace.

Le cataplasme calmant, en remplaçant l’eau commune par un décodé de capsules de pavots , et de feuilles sèches de jusquiame.

S’il était prescrit d’ajouter des matières destinées à augmenter l’activité du médicament, on les ajouterait à des époques différentes accommodées à leurs natures diverses.

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