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DES CATAPLASMES

Le laudanum, les teintures alcooliques , le camphre et leurs analogues, que la chaleur altère, ou volatilise, seraient ajoutes au cataplasme refroidi.

Au contraire, les onguents et les pommades, le seraient au cataplasme chaud, après les avoir, à l’avance, délayés dans un peu d’huile , afin qu’ils se liquéfient et par suite s’empâtent mieux.

Le savon , les extraits seraient dissous ou délayés dans un

peu d’eau.

t Tantôt, d’ailleurs, et suivant l’indication, on se contente de placer la matière additionnelle à sa surface, tantôt , au contraire, on l’incorpore à la masse.

Les cataplasmes préparés avec des fécules, doivent leur état pâteux à l’espèce d’empois que forment avec Peau les principes amylacés; ceux avec la farine de lin que nous savons être exempte d’amidon, à la très forte proportion de principes mu* cilagineux qu’elle renferme. Ces derniers sont en quelque sorte des mucilages très épais, retenant interposées les parties fibreuses et huileuses des semences.

Toutes circonstances égales, ils sont d’autant meilleurs, que, se conservant plus longtemps humides, ils forment à la surface de la peau un bain local plus prolongé ; que se maintenant plus longtemps chauds, ils favorisent davantage le ramollissement des parties? qu’étant plus gras, ils contribuent davantage au meme effet, et préviennent mieux, au moment où on les enlève, l’espèce de racornissement de la peau que tend à produire l’évaporation de l’eau, et qui gêne singulièrement les malades.

Voilà pourquoi certaines matières farineuses, susceptibles de retenir plus longtemps que les autres l’eau qu’elles auraient absorbée, telle serait notamment celle du phalaris canariensis, au rapport de M. Dnportal, leur devront être préférées. Pourquoi, la farine de lin, renfermant à la fois les débris des enveloppes, et ceux du parenchyme, est préférable à celle qui ne renferme que les uns ou que les autres; à plus forte raison, pourquoi, les farines de lin frelatées avec de la sciure de bois, incapable de former pâte avec l’eau, avec des tourteaux privés d’huile par la pression, avec des farines de lin très anciennes, et par conséquent rances et irritantes, doivent être rejetées.

472 28e ieçon.

Au reste, nous Payons déjà dit en parlant de la préparation de cette farine.

Des Sinapismes.

Leur

préparation .

Les sinapismes sont des espèces de cataplasmes dont la farine de moutarde forme la base. Leur nom dérive évidemment du mot latin sinapis , moutarde.

Le plus employé se prépare delà manière suivante :

On prend de la farine de moutarde noire, on la délaie dans une suffisante quantité d’eau froide, au tout au plus à 40°, pour obtenir une masse de consistance de cataplasme, et l’on abandonne le mélange à lui-même, pendant 15 à 20 minutes au moins.

Sous la triple influence de l’eau froide ou tiède, d’une matière particulière nommée myrosine (des mots grecs fivpoi, essence et av », avec) de l’acide également particulier (l’acide myronique) que la semence contient à l’état de myronate de potasse ; il se produit des réactions analogues à celles que nous savons résulter du contact de l’eau, de la sinaptase et de l’amygdaline des amandes amères ; il s’y développe une huile volatile extrêmement âcre, laquelle communique au sinapisme, les propriétés rubéfiantes qui le font employer. (Bussy.)

Ces réactions cesseraient de se produire, si l’eau froide était remplacée par l’eau bouillante, ou par des dissolutions de la plupart des substances acides ou alcalines.

Elles annihilent les propriétés réactionnaires de la myrosine, sans toutefois altérer en rien le myronate de potasse. La preuve en est, qu’une dissolution aqueuse de myronate de potasse que l’on fait bouillir, ou que l’on additionne d’un acide ou d’un alcali, conserve la faculté de produire de l’huile volatile au contact de la myrosine, après qu’elle est refroidie, et que l’on a neutralisé l’acide ou l’alcali ; tandis qu’au contraire, la myrosine, dans les mêmes conditions, perd toutes ses propriétés. Il résulte de ce qui précède, que, s’il était prescrit d’appliquer

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