BASSINS DE MOINS DE 66 MILLIMÈTRES (33 CAS
morts
accidents puerpéraux couches normales .
Le sciage du crâne donne donc dans les vices moyens du bassin 4 — et dans les vices extrêmeSy 36 morts de moins p. 0/0 que le broiement.
2. FORCEPS-SCIE DE TARNIER. M. Tarnier a imprimé au forceps-scie de Van Huevel une modification qui ne nous paraît pas heureuse : il Ta compliqué d'une deuxième scie.
Dans les présentations du sommet les deux scies enlèvent du crâne un segment en forme de croissant, c'est-à-dire beaucoup de la voûte , ce qui importe fort peu , et rien de la base, où les deux scies se rejoignent pour tomber dans le même trait (Voir FIG. 126).
Dans les présentations de la face, et après Tissue du tronc, l'action du nouvel instrument serait plus utile, mais l'ancien est suffisant, et nous ne voyons pas bien quel avantage il y a à compliquer encore son maniement.
3. DIVISEUR CÉPHALIQUE. M. Joulin a fait fabriquer, en 1862, un instrument destiné à agir sur le fœtus comme le forceps de Van Huevel.
Il se compose d'une forte chaîne métallique formant, avec la canule de l'appareil à tractions continues, un instrument analogue à Técraseur linéaire de Chassaignac ou au serre-nœud
de Maîsonneuve. La difficulté est de passer la chaîne au-dessus de la tête, et de l'empêcher de glisser sur sa convexité.
Pour accomplir ce tour de force, ou d'adresse, M.
Joulin avait imaginé un porte-fil, long et pointu, auquel îl a bien fait de renoncer après un seul essai : le porte-fil avait perforé la matrice.
4. En i86g R. Barnes a proposé un procédé qui ne s'écarte guère de celui de Joulin. Nous lui laissons la parole, « Comme pour la céphalotripsie, il est utile de perforer mais cela n'est pas nécessaire.
L'opération est aussi rendue plus facile ]>ar l'enlèvement d'un morceau du pariétal, avec la pince à craniotomie, ce qui détruit la sphéricité de la tête; l'anse métallique s'enfonce ainsi plus aï.
sèment dans le crâne, on a besoin d'une anse plus petite et le fil coupe plus facilement la base du crâne. Si l'on ne commence pas par détruire la sphéricité de la tête , le fil peut glisser et n'entamer que le cuir chevelu quand on tourne la vis du serrenœud. «
Il On passe dans la perforation un crochet qu'on &it tenir par un aide pour immobiliser la tête ; on prend une anse de fil d'acier solide, assez longue pour en saisir la lête ; la flexibilité de l'acier permet d'étrécir l'anse et de la faire passer à travers le col cl le détroit supérieur ; on guide ainsi le fil jusqu'au côté gauche de l'utérus où se trouve l'occiput ; le fil étant lâché.
DE LA TRANSFORATION 209
son élasticité lui rend sa forme ordinaire. Cet anneau est guidé sur l'occiput et Tenferme ; on donne quelques .tours de vis ; le fil entre immédiatement dans le cuir chevelu ; là est un avantage spécial de l'opération , toute la force employée s'exerce sur le fœtus. »
« Dans les rétrécissements moyens, la séparation du segment occipital suffit pour permettre d'extraire le reste de la tête avec la pince. Mais dans les rétrécissements extrêmes, il faut diminuer encore le volume de la tête, en en détachant un autre segment; on le fait en appliquant le fil sur le devant de la tête... il la saisit derrière Toreille... et doit couper la base du crâne et traverser le sphénoïde ; le segment ainsi détaché est extrait avec la pince. La tranche de la tête qui reste attachée au tronc n'oppose aucune difficulté à l'extraction, elle fournit même un pomt d'appui solide pour l'extraction du tronc. » L'auteur reconnaît que « l'opération demande de la patience et de l'adresse. » Nous le croyons volontiers.
VI, De la tr an sf ovation.
Les méthodes d'embryotomie si ingénieuses que nous venons de passer en revue ne sont-elles plus susceptibles de perfectionnements? L'étude théorique qu'il a faite des embryotomes, les expériences qu'il a tentées, les difficultés qu'il a rencontrées dans la pratique et les déceptions que lui ont donné les instruments les plus vantés, avaient conduit mon père à chercher des moyens de réduire le crâne plus puissants sur les os, plus faciles à manier pour l'opérateur, et surtout moins dangereux pour l'opérée. Y est-il parvenu? Je le crois fermement et j'espère que je ferai Partager au lecteur ma conviction.
En 1860, pour prendre date, mon père remettait à l'Académie de médecine de Belgique, un pli cacheté dans lequel il annonçait sa nouvelle méthode d'embryulcie et son nouvel instru- ^^^l» En 1868, après une dizaine d'années d'expérimentations sur le cadavre et d'opérations faites sur le vivant, il publiait un mémoire (i) intitulé ; Des moyens de réduction du volume du
(0 Avant la publication de ce mémoire le transforateur était déjà connu
en Belgique par la critique qu'en fait M. Hyernaux dans son livre (édition
^ 1866). Il était connu aussi à l'étranger : en 1867 et 1868 je l'ai montré
"M. Guéniot, Guy on, Mattei, Joulin, Kœberlé et j'ai fait des