DE LA TRANSFO RATION
puisqu'elle a permis de de'livrer, sans difficulté, deux femmes quoique Tune des lignes sacrocotyloïdiennes fût réduite chez la première à 35 , et chez la seconde à 25 millimètres. (Observ. f et i5<^). Nous conservons les bassins de ces deux femmes. L'un d'eux est tel que les branches du forceps-scie peuvent bien y être introduites isolément, mais qu'articulées elles ne peuvent en être extraites, même à vide.
Nous n'avons pas eu l'occasion d'appliquer notre instrument dans des bassins qui eussent moins de 54 millimètres de diamètre sacro-pubien. Mais si, comme nous croyons l'avoir établi, l'extraction est plus facile et moins dangereuse après la transforation qu après le sciage du crâne, et si le transforateur peut pénétrer dans des bassins où le forceps-scie ne trouverait pas à se placer, nest-il pas évident que les limites d'emploi sont plus étendues pour le premier que pour le second de ces instruments?
EN RÉSUMÉ, à tous les points de vue où nous nous sommes placés pour comparer et juger les deux embryotomes : au point de vue de leur application et de ses difficultés; — de Y extraction de la tête\ — du moment d'agir; — des dangers auxquels ils exposent et des limites de leur emploi, la comparaison a mis en évidence la supériorité du transforateur. On verra, par les tableaux que nous donnerons plus loin, que ces considérations théoriques sont soutenues et confirmées par les faits, et que la transforation a donné de plus heureux résultats que le sciage du crâne.
Parallèle entre le forceps-scie et le céphalotribe.
Avec M. Verrier (i) et avec tous les praticiens belges, nous préférons le forceps-scie au céphalotribe et dans son mémoire mon père établit entre les deux instruments un parallèle complet qui justifie pleinement cette préférence. Nous avons donc assez fait pour la transforation en démontrant sa supériorité sur le sciage du crâne : T>F ; F>C, donc T>C.
Nous ne pouvons cependant nous empêcher de faire remarquer qu'au point de vue de leur application, s'il est des difficultés communes aux deux instruments il en est aussi de spéciales au céphalotribe.
Pour les deux méthodes les difficultés viennent du degré de rétrécissement du bassin d'abord, et elles peuvent être insurmontables si le bassin est fort asymétrique, puisque les instruments se
(0 Parallèle entre le forceps-scie et le céphalotribe. Paris 1866.