‹ Cours d'accouchements professé à l’Université catholique de LouvainChapitre 23 sur 114 · AFFECTIONS UTÉRINES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS UTÉRINES

filant, transparent, tantôt épais et trouble, selon que la métrite

est re'cente ou non.

Nous rappelons que pour bien apprécier le degré de développement de l'utérus, il faut combiner le palper hypogastrique avec le toucher vaginal et même rectal.

2° MÉTRITE PARENCHYMATEUSE AIGUÉ, non puerpérale. Les phénomènes subjectifs sont ceux de la métrite catarrhale, mais ils sont plus accentués, surtout la douleur et la chaleur. L'écoulement catarrhal est moins abondant et il peut même à la rigueur manquer tout à fait, mais cela est rare, car la muqueuse participe presque toujours à l'inflammation du parenchyme. Les menstrues présentent les mêmes irrégularités que dans le cas précédent.

Phénomènes ~ objectifs. L'utérus est plus gros, sans cependant dépasser le détroit supérieur. Il est très-sensible à la pression. Les parties génitales sont chaudes. La matrice est plus grosse, plus pesante, moins mobile et très-douloureuse au toucher. Le col est gonflé, comme rebondi, chaud et sensible.

La métrite parenchymateuse circonscrite et la tumeur fibreuse intersticielle se différencient surtout par la chaleur et la sensibilité, qui existent dans la première et font défaut dans la seconde.

3° MÉTRITE PARENCHYMATEUSE CHRONIQUE, hypertrophie avec induration. Mêmes phénomènes subjectifs que dans la métrite parenchymateuse aiguë , mais la chaleur et la douleur sont peu prononcées et la réaction nulle ou presque nulle. L'écoulement est plus épais , mucoso-purulent ou purulent , la menstruation irrégulière. Le faciès finit par prendre le cachet des maladies chroniques. «

Phénomènes objectifs. La matrice peut acquérir le volume du poing et même le dépasser. Elle forme une tumeur régulière, ferme, indurée, ce qui distingue laffection dont nous nous occupons de la congestion simple, de l'engorgement et de l'inflammation aiguë au subaiguë. Le col est gros, résistant et, si la femme a eu des enfants , il peut être inégal et comme bosselé. Le museau de tanche est rouge, le plus souvent excorié; il laisse écouler un liquide puriforme. Le segment inférieur de l'utérus est développé uniformément et ferme sous le doigt. Tout l'organe est plus gros, plus pesant et, par suite, moins mobile qu'à l'état normal. La grande vascularité de l'utérus explique comment il peut parfois, d'un jour à l'autre, augmenter considérablement de volume. Le vagin offre sa coloration habituelle.

TUMEURS UTÉRINES iSy

Diagnostic. Cet état pourrait facilement être confondu avec le squirrhe de la matrice, mais

Dans le squirrhe :

a) Le col est très-dur, inégal, bosselé , quelquefois fermé et comme froncé. L'une des lèvres :peut rester plus ou moins longtemps saine, ainsi que le corps .de l'utérus ; mais ensuite le mal .les envahit à leur tour, et il s'étend au vagin ; ce qui enlève toute mobilité à la matrice. Le vagin est alors décoloré.

b) La douleur est généralement lancinante, aiguë, peu ou point influencée par le mouvement et par la pression.

c) L'écoulement est parfois mul, parfois très-copieux, séroaalbumineux ; plus tard, fétide.

d) Il y a des hémorrhagies cou des métrorrhagies.

e) Le mal marche assez rappidement et aboutit à la cachexie c:ancéreuse.

Dans la métrite chronique indurée :

a) La dureté du col est moindre, mais plus générale, c'est-à-dire, qu'elle s'étend à tout son pourtour. L'orifice reste entr'ouvert. Le vagin restant sain, si la matrice est un peu moins mobile, ce n'est jamais qu'en raison de l'augmentation de son volume et de son poids.

b) La douleur est très-obtuse, et elle se réveille par le toucher, par les secousses, par la marche.

c) L'écoulement est constant, muqueux, mucoso-purulent, ou purulent.

d) Les règles sont irrégulières, souvent en retard et diminuées.

e) La marche du mal est lente et de longue durée.

Malgré ces caractères différentiels, le diagnostic reste parfois douteux et c'est alors que les effets d'un traitement hydrothérapique peuvent servir de pierre de touche (F leur y).

3. Développement partiel, circonscrit, des parois de la matrice.

1° TUMEURS FIBREUSES INTERSTICIELLES.

Symptômes. Irrégularité, fréquence des règles, véritables liiémorrhagies. Dans leurs intervalles , écoulements blancs , mu- ^jueux, séro-albumineux, quelquefois purulents.

Gêne du côté du rectum ou de la vessie, selon le siège de da tumeur. Absence de douleur et de fièvre ; anémie, conséquence ides pertes.

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