Matrice vide, mais malade
Dans la série de cas que nous allons rapidement passer en revue la matrice est vide, mais elle est malade et elle a augmenté de volume par l'épaississement de ses parois.
1° CONGESTION UTÉRINE, MÉTRITES CATARRHALES. Phénomènes subjectifs : Pesanteur, gêne, plénitude, chaleur dans le bassin, douleur sourde, gravative, augmentant par la marche et les secousses. Tiraillements aux lombes et aux aînés. Quelquefois troubles dans les fonctions du rectum ou de la vessie. — Persistance, mais irrégularité des menstrues et, dans leurs intervalles , écoulement catarrhal. Absence de fièvre dans la simple congestion; quelquefois fièvre légère dans la métrite catarrhale.
Phénomènes objectifs. Le fond de la matrice est contre les pubis qu'il ne dépasse pas. L'hypogastre est plus ou moins sensible à la pression. Le col de la matrice est augmenté de
(i) Voir cette note à la page i35.
AFFECTIONS UTÉRINES i35
volume , un peu assoupli , sensible et chaud ; souvent un peu abaissé et dévié en arrière.
Le spéculum fait voir le museau de tanche injecté, quelquefois excorié, granulé. Il laisse sourdre un mucus tantôt visqueux,
(i) L'extirpation d'un polype intrautérin est toujours une opération difficile. J'ai fait construire pour la pratiquer, une série de pinces ou de forceps porte-ligature , que j'ai présentés au Congrès international de 1875, et décrits [ dans] le Journal des sciences médicales de Louvain, (1876, p. 625).
Voici la figure (fig. 17) d'un de ces insti'uments et la description de son mode d'emploi. On passe les deux bouts de la ligature, de dedans en dehors, par la fente de la branche mâle et on les noue. Ainsi réunis ces bouts forment une anse : anse, a.
On passe ensuite une autre anse de la ligature, de dedans en dehors, par la fente de la branche femelle, anse, b. On attire enfin, entre les cuillers, un des chefs de la ligature, pour former Vanse, c, antérieure et médiane.
L'instrument est chargé et l'on comprend , à première vue , qu'à tirer sur l'une de ces anses on entraînera les autres et on dégagera la ligature de la pince.
Deux aides maintiennent las anses a,b,c pendant qu'on introduit la branche mâle d'abord, puis la branche femelle, qui entraînent la portion d de la ficelle derrière le polype et jusque sur son pédicule.
Les branches sont articulées et confiées à un aide. L'opérateur saisit alors les deux anses latérales, tire doucement dessus, et l'anse médiane va s'appliquer sur la face antérieure du pédicule. Elle est guidée dans son ascension par le doigt ou par une lame en baleine. Tirant ensuite uniquement sur l'anse a, l'opérateur voit remonter et disparaître à son tour l'anse b, qui va compléter le cercle qui embrasse le pédicule et le serrer contre la branche mâle de la pince.
Il n'y a plus alors qu'à attacher les chefs de la ligature au treuil, à metcelui-ci en mouvement, puis, la section terminée, à entraîner prudemment le polype, saisi dans le mors de la pince restée en place.