‹ Cours d'accouchements professé à l’Université catholique de LouvainChapitre 26 sur 114 · PHLEGMON PÉRI-UTÉRIN · texte numérisé non relu

PHLEGMON PÉRI-UTÉRIN

Il se déclare le plus souvent à la suite des couches ou d'un avortement, quelquefois à la suite d'une métrite ou d'une ovarite, ou conjointement avec ces dernières affections.

Symptômes. Le phlegmon pelvien s'accuse par des douleurs aiguës, parfois lancinantes, avec gêne, pesanteur dans le bassin; douleurs s'irradiant vers les aînés, vers les lombes, vers le périnée; augmentant sous la pression hypogastrique et par les mouvements; s'accompagnant presque toujours de troubles dans les fonctions de la vessie ou du rectum et de phénomènes de réaction sur la peau, le pouls, le tube digestif, etc.

DÉPLACEMENTS UTÉRINS

En examinant la patiente , on trouve quelquefois une tuméfaction ou tout au moins une tension , avec douleur à la ^pression , vers la partie interne de l'une des fosses iliaques.

Au toucher , on constate qu'il y a chaleur , douleur , battements et tuméfaction, soit de côté, soit en avant ou en arrière de l'utérus dont la mobilité est diminuée, souvent nulle, et dont ie soulèvement cause de vives souffrances.

Lorsque la suppuration survient, la tumeur perd de sa ré- ^sistance et devient empâtée ou fluctuante, selon que le pus est infiltré ou réuni en foyer.

4° HÉMATOCÈLE PÉRI-UTÉRINE.

Symptômes. A l'occasion d'une métrorrhagie ou d'une hénmorrhagie interne, provenant de l'ovaire ou de la trompe, on '.voit quelquefois le pouls se déprimer rapidement, la face pâlir, lia peau devenir froide et quelquefois la femme éprouver des lifpothymies ou des nausées et des vomissements. De la douleur sse déclare brusquement d'un côté du bas-ventre et le membre [inférieur correspondant est engourdi. Ces accidents dénotent un eépanchement de sang dans le petit bassin. S'ils n'entraînent pas [immédiatement la mort, il survient souvent de la péritonite et ccelle-ci peut ou rester très-circonscrite , ou se propager plus ou rmoins loin , ou, enfin, se généraliser. Les phénomènes réactionmels sont en raison de l'intensité et de l'étendue de l'inflammation.

Si la collection de sang est considérable, on sent à l'hypogastre, une tumeur molle, sourdement fluctuante.

Au toucher , on reconnaît plus facilement une tumeur indol 'ente, du moins dans le principe et , alors aussi , obscurément •fluctuante, et toujours mollasse.

Cette tùmeur descend souvent au niveau et même au-dessous .du col. Elle se réduit assez rapidement et elle perd de sa molllesse à mesure que son volume diminue.

Le traitement consiste à modérer l'hémorrhagie interne , à ccombattre les accidents inflammatoires du début et, plus tard, à t favoriser 1^ résorption du sang épanché, ou à l'évacuer.

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