‹ Cours d'accouchements professé à l’Université catholique de LouvainChapitre 68 sur 114 · MÉCANISME DE L'ÉVOLUTION SPONTANÉE · texte numérisé non relu

MÉCANISME DE L'ÉVOLUTION SPONTANÉE

2° La partie qui se pre'sente e'tant ainsi amoindrie, l'épaule droite descendra derrière le trou ovalaire gauche i^r te^nps de descente.

3° Ce mouvement de descente continuera aussi longtemps que la longueur du cou le permettra, mais alors il serait arrêté parce que la tête ne peut s'engager dans le bassin en même temps que le thorax et l'accouchement serait impossible, si l'épaule et, avec elle, la tête ne pivotaient en avant et en dedans {rotation intérieure). Par ce mouvement de pivot, la tête s' étant ramenée au-dessus des pubis, le cou est assez long pour mesurer la paroi antérieure du bassin et pour permettre à l'épaule droite de gagner l'arcade pubienne sans que le crâne s'engage réellement dans le détroit supérieur.

4° L'épaule droite , arrivée à l'arcade pubienne , s'y fixe , pendant que l'effort utérin , fléchissant le tronc comme un arc , le pousse vers l'échancrure sciatique ou vers la concavité du sacrum , puis sur le périnée , qui le ramène en avant , de sorte qu'on voit apparaître successivement à la vulve , le bras droit , les côtes, le flanc, la hanche et finalement les membres inférieurs. L'accouchement est dès lors ramené aux conditions d'un accouchement par le pelvis, dans lequel le tronc et un membre supérieur au moins , se trouvent déjà à l'extérieur.

Au lieu d'occuper la région antérieure de la fosse iliaque gauche, la tête peut se trouver en arrière, au-dessus de l'articulation sacro-iliaque du même côté, pendant que l'épaule droite correspond à l'entrée du bassin.

Le mécanisme sera absolument le même, seulement le mouvement de rotation sera beaucoup plus étendu. Ainsi la tête s'inclinera encore et l'oreille s'appliquera avec force contre l'épaule gauche, ce qui permettra à l'épaule droite de s'abaisser un peu ; mais ce mouvement de descente n'irait pas bien loin, si la tête, glissant sur le muscle psoas, ne se portait vers la fosse iliaque gauche et si le cou ne venait s'appliquer contre la paroi latérale du bassin. Celle-ci étant plus courte que la paroi postéro-latérale, le moignon de l'épaule se rapproche un peu plus du plancher du bassin ; — mais cette paroi étant encore plus longue que le cou, et la tête ne pouvant s'engager dans le bassin obstrué par le thorax, l'accouchement ne pourrait se terminer, si la tête ne continuait son mouvement de rotation en avant et en dedans, et ne ramenait ainsi le cou vers la paroi antéro-latérale du bassin.

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