PROCRÉATION DES SEXES
réunissant tous ces caractères rester ste'riles, tandis que d'autres ont conçu sans avoir été réglées et sans avoir éprouvé d'orgasme voluptueux. Les femmes fort grasses et la femme bornasse, la virago des latins, sont souvent stériles : « Poule trop grasse et poule qui chante ne pondent pas » dit un vieux proverbe.
En résumé, la stérilité des mariages dépend plus souvent de la femme que de l'bomme.
Lorsqu'on est consulté par des époux désireux d'avoir des enfants, il faut :
1° Examiner s'ils sont tous deux bien conformés et bien constitués ;
2° S'informer de la manière dont l'acte conjugal s'accomplit ;
3° Du côté de la femme, s'enquérir des règles ; explorer les ovaires, et par le doigt et le spéculum constater l'état du vagin, de l'utérus et de son col.
4° Tenir compte des rapports de constitution et de tempérament des intéressés.
Sans vouloir entrer dans des détails sur les moyens à employer, nous dirons qu'en général les indications sont :
1° Corriger, s'il est possible. Les vices de conformation : déviations, atrésie, étroitesse du col, maladies du système utérin, etc.
2° Conseiller les rapprochements sexuels immédiatement après les règles ;
3" Recommander la modération.
Peut-on procréer tel ou tel sexe a volonté? Hippocrate croyait que les germes mâles viennent du testicule droit et les femelles du gauche, et il conseillait de lier l'un ou l'autre des cordons spermatiques selon le désir qu'on avait d'obtenir un garçon ou une fille. Ce conseil a été longtemps suivi, dit Mauriceau !
M il lot, peu satisfait sans doute de l'opinion du père de la médecine, changea les germes de place et logea les mâles dans l'ovaire droit, les femelles, dans le gauche.
Le Gallois, pour réfuter Hippocrate et Millot du même coup, enleva à des animaux l'ovaire et le testicule du même côté et, les accouplant ainsi mutilés, obtint cependant encor des jeunes de sexes différents.
Chfiussier et Jadelot ont fait l'autopsie de deux femme mères l'une et l'autre de garçons et de filles, quoiqu'elles n'eus sent chacune qu'un ovaire, une trompe et, en quelque sorte une moitié d'utérus. Enfin des monorchides peuvent procréer de garçons et des filles.