PROCRÉATION DES SEXES
Les observations de M. Girou tendent à prouver que, pour les animaux du moins, plus le mâle est vigoureux plus on a de chances d'obtenir des mâles. Les animaux qui vivent en troupeaux où il n'y a qu'un mâle pour plusieurs femelles : les brebis, les vaches, les biches et, chez les oiseaux, les poules, les oies, les dindes, etc. , produisent plus de femelles que de mâles.
Les femelles au contraire qui subissent l'approche de plusieurs mâles : les chiennes, les chattes, font plus de petits mâles. Enfin ceux qui s'unissent deux à deux, comme les grands carnassiers, les pigeons, les tourterelles etc., font un nombre égal de jeunes des deux sexes. Pour l'espèce humaine, il paraît que dans les pays où la polygamie est permise, il naîtrait proportionnellement plus de filles que dans les pays catholiques. La différence cependant n'est pas fort notable, peut-être parce qu'il n'y a pas qu'en Turquie seulement qu'on puisse trouver des polygames.
D'après Velpeau, le sexe du fœtus serait déterminé par celui des conjoints qui jouit de la plus grande énergie prolifique au moment de la copulation. On peut se demander ce qui doit arriver en cas d'équilibre ?
M. Girou paraît avoir modifié son opinion et il la résume ainsi : « Tout ce qui tend à augmenter la force musculaire tant de Vhomme que de la femme, contribue par son influence sur l'organisme à la procréation du sexe masculin. » Il étaye son opinion sur ce fait, établi par les statistiques, que dans les contrées agricoles où l'homme et la femme mènent la rude vie des champs, il naît plus de garçons que dans nos villes manufacturières.
Pai'tant de cette idée que le même ovule d'abord femelle devient mâle en se développant davantage, M. Thury a prétendu que les animffux procréaient des femelles ou des mâles selon que la fécondation s'opérait au commencement ou vers la fin de l'époque du rut. Mais cette loi, si c'en est une, est loin d'être établie pour toutes les espèces.
Ce qui est plus positif, et constant sous toutes les latitudes, c'est qu'il naît 5 à 6 pour cent plus de garçons que de filles. En Belgique, le rapport est de io5 garçons pour 100 filles (i)
;i) De 1857 à 1866 ^inclusivement il est ne en Belgique i,5oi,435 enfants,
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709,507 garçons : \ , ,
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