FACE
I. PRÉSENTATION. Le doigt rencontre d'abord le front et, quelquefois même, la grande fontanelle. La tumeur est un peu plus étroite que dans les présentations du sommet et elle reste néanmoins plus longtemps élevée. La poche a un peu plus de tendance à s'allonger en boyau et, si elle se rompt un peu tôt, l'écoulement du Hquide amniotique est plus abondant et plus prolongé. Lorsque la face est mieux engagée, on rencontre du
DIAGNOSTIC DES PRÉSENTATIONS
3ig
côté du front, les arcades sourcillières, les deux petites saillies rénitentes des yeux, un peu plus loin la saillie plus aiguë et plus ferme du nez, avec ses deux ouvertures ; plus loin encore la bouche, les lèvres, les arcades alvéolaires, la langue, enfin le menton et lare de la mâchoire inférieure.
De tous ces signes, le plus sûr, le plus caractéristique, c'est la présence des deux petites ouvertures qui représentent les narines.
Difficultés. Lorsque le travail se prolonge quelque temps après l'écoulement des eaux, le front et les joues se tuméfient et le gonflement modifie les caractères de la région au point de la rendre parfois méconnaissable : l'enfant est hideux. Les joues ainsi gonflées ont quelquefois été prises, même par des accoucheurs célèbres, pour les fesses ; la bouche, pour la vulve. Le nez et les narines d'une part, le coccyx et l'anus d'autre part, empêchent de confondre ces deux régions, lorsqu'on donne toute l'attention nécessaire à ses recherches.
II. POSITION. La direction des narines donne celle du menton et suffit par conséquent au diagnostic de la position, que corrobore d'ailleurs la situation respective des autres parties de la face.