‹ Cours d'accouchements professé à l’Université catholique de LouvainChapitre 76 sur 114 · TRONC · texte numérisé non relu

TRONC

I. PRÉSENTATION. La région est d'abord difficile à atteindre; la poche tend à s'allonger plus que d'ordinaire et, quand elle se rompt, la majeure partie du liquide amniotique s'écoule brusquement ou peu à peu, selon le degré de dilatation du col. La partie qui se présente remplit mal l'entrée du bassin et elle appuie plus sur une des parois du col que sur l'autre.

La tumeur, assez volumineuse, est chai-nue, mais on peut y rencontrer un point osseux, comme l'acromion ou la crête de l'omoplate, lorsqu'elle est plus abaissée que de coutume (variété scapulaire).

Or ce sont à peu prés là les caractères de la présentation du siège, aussi longtemps qu'une seule fesse est accessible et, comme il importe de sortir du doute au plus vite et de respecter la poche des eaux, il faut recourir à un examen minutieux de l'abdomen (V. plus loin).

Lorsque l'épaule s'est abaissée davantage, et surtout lorsque les eaux sont écoulées, on la reconnaît plus positivement : au bras qui la continue d'un côté ; au creux du cou qui la limite de l'autre ; à l'omoplate et, plus rarement, à la clavicule. Il faut toujours tâcher d'arriver jusqu'à l'aisselle et même jusqu'aux côtes. On introduira à cet effet autant de doigts qu'il sera nécessaire.

L'épaule ne se présente pas toujours en plein au centre du détroit supérieur : elle peut en être plus ou moins déviée, de sorte qu'au lieu de son moignon, le doigt rencontre l'omoplate ou, beaucoup plus rarement, la région voisine du sternum avec l'extrémité antérieure des côtes ; très-rarement aussi la partie

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inférieure du cou, mais assez souvent le bras, le coude et la main. On doit tâcher de distinguer ces parties à leurs caractères propres et à leurs rapports avec les parties voisines : la clavicule, les côtes, le flanc, selon les cas.

Une inclinaison plus forte sur le dos se reconnaîtrait à la série des apophyses épineuses du rachis.

La présentation, très-rare, du plan antérieur du tronc offre ceci de particulier que les membres supérieurs et inférieurs sont à la fois dirigés vers le col et que le cordon se glisse généralement entre eux.

Quant à la présentation du plan abdominal avec inflexion du rachis en arrière, elle ne nous semble possible qu'à la suite d'une tentative de version et d'une fausse manœuvre. Nous nous dispensons donc d'en parler.

II. POSITION. La présence d'une épaule étant constatée, il faut se demander quelle est cette épaule et dans quelle position elle se trouve. Pour résoudre cette double question, il faut déterminer la situation de l'omoplate et la direction du creux de l'aisselle.

î° Le creux de l'aisselle est-il tourné à droite ?

a) Si l'omoplate est en avant, il s'agit de l'épaule droite en position dorso-antérieure (ou céphalo-iliaque gauche) ;

b) Si, au contraire, l'omoplate est en arrière, c'est l'épaule gauche qui se présente et elle est en position dorso-postérieure (ou céphalo-iliaque gauche des auteurs).

2° Le creux de Vaisselle est-il dirigé à gauche ?

a) L'omoplate tournée en avant nous indique une position dorso-antérieure de l'épaule gauche ;

b) L'omoplate dirigée en arrière nous annonce une position dorso-postérieure de l'épaule droite.

Lorsqu'une main est à l'extérieur, il faut en supposer la paume en avant. Si le pouce est dirigé à droite, c'est le membre droit qui se présente, et vice-ver sa.

La direction du dos de la main correspondant à celle de la région dorsale du tronc, on sait en même temps si l'on a affaire à une position dorso-postérieure ou dorso-antérieure. Mais comme le bras pourrait être tordu sur son axe , il faut toujours le suivre jusqu'à l'aisselle, afin de s'assurer de quel côté elle est dirigée. Le bras droit étant sorti, si le creux de l'aisselle est tourné à gauche, il s'agit certainement d'une position dorso-postérieure et vice-ver sa.

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