DES HOPITAUX
SECTION PREMIÈRE
DE Là DISQPLINE DBS MÀLAD»!.
Tout individu traité dans un hôpital militair.e est, pendant tout le temps qu'il y séjourne, sous l'autorité im-
K42 LIVBE IV. '^ADMINISTRAT. PARTIC. DES SERVICBS.
médiate du sQU9-iii tendant militaire chargé de la police de rétablissement.
Il est enjoint aux infirmiers de soigner les malades avec la plus grande douceur et avec les égards les plus bienveillants, lors même qu'ils en seraient maltraités ; dans ce dernier cas, ils doivent recourir à Tautorité de l'officier d'administration comptable ou de l'adjudant de garde.
Il est défendu de fumer dans les salles, et d'avoir ni armes, ni poudre à tirer, ni dés, ni cartes à jouer.
Tous les jeux à prix d'argent sont formellement interdits. On tolère les jeux désintéressés et qui ne sont pas assois bruyants pour troubler le repos des malades,
Les malades qui ont commis quelque faute sont mis à la salle de police par ordre du sous-intendant mili* taire, lorsque l'offlcier de santé juge que l'état de leur santé le permet; ils peuvent, en outre, être punis par la privation des aliments et des boissons que les officiers de santé indiquent comme pouvant leur être retranchés sans inconvénient.
Le sous-intendant militaire autorise quelquefois, sur la demande des officiers de santé en chef, des promenades extérieures pour les convalescents qu'ils ont désignés, et que l'on fait accompagner par un nombre suffisant de sous-officiers chargés de veiller au bon ordre, et d'empêcher que les malades n'achètent ou ne reçoivent aucune espèce d'aliments.
TITKB IX. — SERVICE DES HOPITAUX MILITAIBES. 843
SECTION IL
DES DBTOIRS DBS PORTIERS.
Aucune personne étrangère au service ne peut entrer dans un hôpital militaire sans la permission par écrit du sous-intendant militaire.
Cette règle de principe n'est applicable, ni aux officiera de k garnison commandés pour la visite journalière, si aux officiers généraux investis d'un commandement dans la place, ni à ceux des officiers supérieurs ou d'état-major qu'ils délèguent pour visiter extraordinairement l 'hôpital.
Le portier ne doit laisser entrer aucune espèce de comestible ou objet quelconque sans l'autorisation de l'officier comptable. Il visite tous les entrants; il a même le droit de fouiller les infirmiers, les ouvriers et les soldats. Tous les comestibles saisis sont distribués aux pauvres.
Il est expressément défendu aux portiers des hôpitaux de vendre aucun aliment ni boisson. Les offi-* ciers comptables peuvent seulement, avec l'approbation du sous-intendant militaire, les autoriser à faire le trafic de tabac, d'aiguilles, de fil et autres objets analogues.
Dans chaque hôpital, une consigne, donnée et signée par le sous-intendant militaire, est affichée devant la loge du portier; elle rappelle les formalités à observer à l'entrée et à la sortie, et les mesures de répression à prendre en cas de violence et de voies de fait. Cette consigne doit être visée par le commandant de la place.
qui peut y faire, en ce qui concerne le service purement militaire de la garde, les additions qu'il jugerait convenables.
SECTION nr