‹ Cours d'administration militaire (volume 3)Chapitre 10 sur 100 · CHAP. IV. — 0R6AN. DU PERSONNEL ADMINISTRATIF · texte numérisé non relu

CHAP. IV. — 0R6AN. DU PERSONNEL ADMINISTRATIF

Nous ne pousserons pas plus loin les exemples , et nous clorons ces notions générales et préliminaires par l'indication d une règle invariable, qui consiste à placer un personnel complet de chaque service administratif (1):

Au grand quartier général ;

Au quartier général de chaque corps d'armée ;

(i) Un tableau synoptique, placé à la fin de ce volume, résume, dans son ensemble , Vorganisalion du personnel des services administratifs dans les armées actives et dans leurs diverses subdivisions, non pas complètement, non pas encore telle qu'elle devrait résulter des règles anciennes ou nouvelles reproduites à chacun des titres et chapitres qui en comportaient la mention, mais telle que nous pensons qu'elle devrait être à l'avenir, considérée dans ses parties essentielles.

Ce n'est toutefois que sur deux points, importants il est vrai, que nous nous écartons le plus ouvertement de ces régies, et le lecteur comprendra que nos indications doivent rester à l'état de simples propositions, jusqu'au jour où l'administration de la guerre se déterminerait à les accueillir et à les appliquer.

Un administrateur qui, écrivant sur ces graves matières, se bornerait à rappeler ce qui s'est fait, ne remplirait qu'une partie de sa tâche.

Voici les deux points sur lesquels portent les innovations que nous proposons :

1° Nous retranchons les anciens chefs de service, agents ou directeurs en chef et principaux des vivres, des fourrages, de l'habillement et des hôpitaux, que l'on a coutume de nommer pour chaque armée et corps d'armée, et nous leur substituons des officiers principaux d'administration, uniquement chargés de la centralisation de la comptabilité de leur service respectif;

â*» Nous plaçons à chaque division active ou réunion de troupes considérée comme telle, un officier d'administration de première classe du service des subsistances, commissionné ad hoc sous le titre de directeur des services réunis W.-pain et liquides. — W.^ande, fourrages, chauffage), pour diriger et surveiller ces services, dans leurs détails, sous l'autorité immédiate du sous-intendant militaire.

Nos motifs sont les suivants :

Premier point. — Aux armées, les intendants gén^Sraux ou en chef et les intendants des corps d'armée sont les vrais chefs des services. Tout

A chaque division active ; Au grand parc d'artillerie ;

A chaque brigade organisée pour opérer isolément; Au chef-lieu de chaque arrondissement de territoire occupé chez l'ennemi;

intermédiaire entre eux et les agents d'exécntion, autre que les sous-intendants militaires, leurs représentants et délégués directs, entraine des correspondances latérales qui sont une cause incessante d'embarras, de lenteurs, parfois même de quelque chose de pire.

Ce sont probablement des motifs analogues qui ont fait supprimer les directeurs divisionnaires des subsistances dans Tintérieur de la France. Le Ministre est, en effet, soit directement, soit par les intendants de division, le véritable directeur du service : rôle qui, dans les armées actives, revient de toute nécessité, et à fortiori, à l'intendant général ou en chef et aux intendants des corps d'armée.

Il est évident qu'un simple chef de comptabilité placé auprès de chacun de ces fonctionnaires, sous ses ordres immédiats, et tenu en dehors de toute participation active à l'exécution du service, doit suffire, aussi bien aux armées que dans l'intérieur de l'Empire, à la seule tÂche qui reste à remplir , celle de surveiller l'établissement des comptes, de les centraliser et d'apporter à leur vérification les connaissances de l'homme spécial, qui sont incontestablement nécessaires à ce point de vue.

Second point. — C'est dans les divisions actives que se rencontrent else renouvellent à tout instant toutes les difficultés, toutes les exigences du service actif, et plus particulièrement de celui des subsistances ; — réquisitions à faire rentrer, — réceptions, — manutentions, — distributions, — expéditions : toutes ces choses veulent être ordonnées, faites et surveillées à la fois, et combien d'autres à côté d'elles, en même temps qu'elles, réclament la présence et le travail personnel du sous-intendant militaire ! Ce sont, en effet, les hôpitaux et les ambulances à surveiller, les convois et les évacuations à organiser, les faits ou accidents de toute sorte à constater ; ce sont des ordres urgents à recevoir et à transmettre, des revues à passer, des inventaires à faire ; c'est le général de division à accompagner dans ses marches et jusque sur les champs de bataille, pour veiller aux soins et à l'enlèvement des blessés, etc. Où et quand ce fonctionnaire trouvera-t-il le temps matériel nécessaire pour suffire à tant de devoirs, même avec le secours de son adjoint ?

Telles sont les graves considérations qui nous amènent à regarder comnie indispensable de placer à côté et sous les ordres du sous-intendant militaire d'une division active, un officier d'administration rendu apte à le se-

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