CHAP. III. — SERVICE DU CHAUFFAGE
agents directs de radmînistratîon, que dans l'intérêt de la comptabilité : fin nécessaire de toute affaire administrative dont il y a un résultat quelconque à saisir et à prouver.
Le service du chauffage n'a, dans cette situation, ni agents ni établissements qui lui soient propres. La gestion en est confiée, le cas échéant, aux comptables du service des fourrages employés dans les divisions et dans les places, que Ton est dans l'usage de charger du retrait et de la totalisation des bons de distribution, ainsi que de la formation des bordereaux mensuels, tant pour les troupes et les militaires sans troupe que pour les corps de garde. Le directeur en chef et les directeurs principaux des subsistances prennent d'ailleurs à la direction du service du chaffage, lorsque l'occasion s'en présente, une part égale ou semblable à celle qui leur est attribuée pour leur propre service.
Cependant, il faut se hâter de le dire, dans une campagne active, dans la guerre comme elle s'est faite autrefois, comme elle se fera longtemps encore, toute prétention de l'administration de pourvoir elle-même régulièrement au service du chauffage, serait déraisonnable et vaine; elle n'aurait d'autre effet que d'imposer à l'État la dépense dun service non réellement fait^ dont la charge doit, par la force môme des choses, peser sur les pays ennemis que les troupes occupent : tels sont, du moins, les principes qui se peuvent déduire de l'instruction du 16 ventôse an m, de cette instruction que nous invoquons toujours avec confiance, dans le silence de la législation postérieure, et qui doit faire loi ici, au
246 TIT. m. — ADMIN. PARTIC. DBS ARMÉES ACTIVES.
défaut du règlement du 1^' fructidor an viii, dont les dispositions relatives aux armées agissantes ne sont qu'imparfaitement conçues et présentées.
Voici comment cette instruction de Tan m s'exprime :
c< Le chauffage dans les camps et armées peut se con- « sidérer sous deux rapports : celui des troupes can- « tonnées ou en garnison dans les places prises sur « l'ennemi, et celui des troupes campées ou en marche « dans son pays.
« Dans le premier cas, il faut profiter des marchés de « l'ennemi, s'ils sont avantageux, ou bien en passer de « nouveaux, en* suivant les données réglementaires, au a moins comme principe, sauf les exceptions et chan- « gements que peuvent exiger les circonstances du « temps et des lieux où Ton fait la guerre.
« On peut aussi exiger des habitants, par l'entremise (( des officiers municipaux, le chauffage gratuit de gar- « nison, à titre de contribution à la charge du pays.
« Dans le second cas, le service est plus difficile, et « il y a deux moyens d'y pourvoir :
« l*" En coupant dans les bois ou sur les routes, au (( fur et à mesure des besoins, et dans les lieux les plus « à portée de l'armée ;
« 2*" Par des marchés généraux ou particuliers,
« La première de ces deux méthodes est la plus sûre
« et la moins dispendieuse, quand d'ailleurs un pays
« offre des ressources disposées à des distances con-
u venablos des marches ou des stations présumées de