CHAP. VU. — SERVICE DES POSTES MILITAIRES
même, en temps de guerre, un service spécial de Tadmînistratîon militaire; il est organisé et géré sous le nom de service des postes militaires.
Le service des postes militaires est particulièrement et exclusivement chargé d'assurer la correspondance de l'armée avec la France, et réciproquement, ainsi que des différentes fractions de l'armée entre elles, à partir des points où s'arrête Faction du service territorial, jusqu'aux lieux les plus éloignés qui peuvent être occupés au delà des frontières.
Des bureaux de poste sont, à cet effet, établis à la suite de l'armée.
Un personnel et un matériel fourni par l'administration générale des Postes, et combinés l'un et l'autre avec la force, l'organisation et les développements probables de l'armée, sont organisés et entretenus pour pourvoir à l'exécution du service.
On distingue, dans le service d'armée comme dans
est resté, et nous y avons trouvé une représentation assez fidèle de ce que nous avons vu faire et pratiqué nous-mème, pour ne pas hésiter à nous régler principalement sur lui.
Une instruction du 1'^ mars 1830, émanée du ministère des finances, au moment des apprêts de l'expédition d'Alger, a, il est vrai, modifié profondément le règlement de 1823, en réunissant le serv^ice des postes à celui des payeurs ; mais c'est un fait tout spécial dont nous n'avons point à tenir comte ici, où le service de la grande guerre doit seul nous préoccuper. .
Voir plus haut, p. 154, rinstruction du 7 mars 1854, sur le service de la trésorerie et des postes aux armées.
Consulter aussi un règlement imprimé au mois d'avril 1854, en vue de la campagne d'Orient, et intitulé : Règltmeni iur Uservict àe$ poiUêaux arméeSf Paris, avril 1854 ; Imprimerie impériale.
400 TIT. m. — ADMIN. PARTIC. DES ARMÉES ACTIVES.
le service de l'intérieur, les correspondances ordinaires et les correspondances extraordinaires.
Les coppespondances ordinaires sont celles établies sup des dipections déterminées, et qui donnent pégulièpement lieu à dépapt et à appivée des couppieps.
Les coppespondances extraordinaires sont celles accidentellement expédiées dans quelque dipection que ce puisse êtpe> et dont le dépapt doit avoip lieu, soitpapce qu'il n'y a pas de sepvice opdinaipe monté sup la poute u papcoupip, soit papce que cette voie ne sepait pas jugée assez ppompte, en paison de l'upgence des dépêches.
Les coppespondances ordinaires ont lieu, soit avec des malles^ soit à cheval^ suivant les localités et les circonstances.
Les coppespondances extraordinaires ont lien pap le moYend' estafettes on de courriers, que l'on nomme coî/rriers extraordinaires.
Les fonds qui ppoviennent des ppoduits du sepvice sont appliqués indistinctement au paiement des dépenses (1). En cas d'insuffisance de ces ppoduits, il y est suppléé pap des fonds de subvention tipés de la tpésopepie de l'apmée, en veptu et dans les limites des cpédits ouvepts pap le Ministpe des finances au chef du sepvice des postes militaipes, qui est, à cet effet, constitué opdonnateup secondaipe de son dépaptement.
(1) Les principes qui régissent la comptabilité publique exigent que ces produits soient versés dans les caisses du Trésor, et que iout€$ les dépenses du service soient portées aa biid jet*