VI AVANT-PROPOS
D'autres écrits, il est vrai, et plus particulièrement celui de M . l'intendant militaire Ballyet : De la constitution de l'Administration militaire en France (1), avaient commencé à faire considérer l'administration sous des points de vue jusqu'alors inaperçus, et à répandre une vive lumière sur des questions de principes demeurées dans l'obscurité ou non encore abordées; mais, dominé que j'étais par le devoir d'enseigner l'administration, non telle qu'il pouvait paraître désirable qu'elle fût, mais bien telle que la législation existante Ta faite, je n'avais, pour la formation de mon plan, que peu d'utilité à retirer de ces écrits.
Et lorsque le Cours de M. Odiereut paru (mes leçons étaient déjà commencées), je ne tardai pas à reconnaître que j 'y chercherais vainement un guide. Dessiné sur une très-grande échelle, plus rempli de théories et de doctrines que de faits positifs, peu méthodique et souvent transporté hors de sa sphère, cet ouvrage, d'ailleurs remarquable, et qui classera certainement son auteur dans un rang fort honorable comme administrateur et comme écrivain , n'aurait pu être que péniblement réduit aux proportions d'un cours qui doit être professé en moins d'une année.
Enfin, la législation elle-même ne m'offrait aucune
(1) Un vol. in-8°, 1817, avec cette épigraphe remarquable dont nous nous sommes emparé : « Dans les armées, le mépris de l'administration n'est autre chose que le mépris des hommes. •