DES TROUPES DU GÉNIE
Les troupes du génie , indépendamment de la division du génie de la garde impériale, forment cinq corps de troupe, savoir :
3 régiments à 2 bataillons, ayant chacun 8 compagnies, dont 1 de mineurs et 7 de sapeurs f pins la compagnie de sapeurs-conducteurs (2) ;
2 compagnies d'ouvriers (3).
Trois garnisons (Metz, Arras et Montpellier) sont spécialement et invariablement affectées aux régiments du génie, qui alternent entre eux, de quatre en quatre ans le plus généralement, et les occupent ainsi tour à tour. Comme celles affectées aux régiments d'artillerie , ces places sont pourvues du personnel et du matériel nécessaires à l'instruction des troupes du génie, c'est-à-dire d'une école régimentaire permanente (4).
Quant aux deux compagnies d'ouvriers du génie , Tune d'elles stationne à Metz et l'autre en Algérie.
(1) C'est encore l'ordonnance royale du 8 septembre 1841 qui, sauf quelques modifications, régit l'organisation des troupes du génie.
(2) La suppression des trois compagnies du train du génie, qui avaient été créées en 1829, et leur transformation en compagnies de sapeursconducteurs accolées aux régiments de l'arme, datent du 19 décembre 1835. (Voir au Journal militaire, 2e sem., p. 367.)
(3) La première de ces compagnies a été créée par un décret impérial du 12 novembre 1811 (Journal militaire, 2e partie, p. 177), et la deuxième par une ordonnance royale du 1er février 1841, qu'a confirmée, celle du 8 septembre suivant.
(4) Voir, au présent volume, titre VI, chapitre v, section iv.