DES TROUPES DE L ARTILLERIE
Les corps de troupe de l'artillerie se divisent :
En régiments ;
En escadrons du train ;
En compagnies d'ouvriers ;
En compagnies d'armuriers ;
En compagnies de canonniers vétérans.
On a vu plus haut (titre III, chapitre h) la composition des corps de troupe de l'artillerie qui font partie de la garde impériale.
Les régiments d'artillerie de la ligne sont au nombre
(1) Voir au Journal militaire :
L'ordonnance royale du 5 août 1829, 2a sem., p. 46;
— — du 18 septembre 1833, 2* sem., p. 136 ; Le décret impérial du 14 février 1854, 1er sem., p. 130;
— — du 20 février 1860, 1" sem., p. 295.
Les tableaux annexés à ce décret indiquent la composition des diverses subdivisions des régiments et des escadrons du train.
Nous avons fait connaître plus haut (chapitre u du titre II) la partie du décret impérial du 20 février 1860 relative à la composition de l'état-major particulier de l'artillerie.
de vingt, numérotés dans Tordre de la série naturelle,
savoir :
5 régiments d'artillerie à pied; i régiment d'artillerie-pontonniers ; 10 régiments d'artillerie montés; 4 régiments d'artillerie à cheval.
Chaque régiment <T artillerie à pied comprend :
1 état-major; 1 peloton hors rang; 16 batteries à pied.
Le régiment d'artillerie-pontonniers comprend :
1 état-major; 1 peloton hors rang ; 12 compagnies de canonniers-pontonniers.
Chaque régiment à' artillerie monté comprend :
1 état-major; 1 peloton hors rang ; 10 batteries montées.
Chaque régiment d'artillerie à cheval comprend :
1 état-major;
1 peloton hors rang ;
8 batteries à cheval.
Les batteries à pied, montées et à cheval sont mises, selon les circonstances , sur le pied de paix ou sur le pied de guerre.
Les escadrons du train d artillerie sont au nombre de six. Chaque escadron comprend :
1 état-major;
1 peloton hors rang ;
5 compagnies.
Les compagnies A' ouvriers d 'artillerie sont au nombre de douze (1).
Le nombre des compagnies à' armuriers d artillerie est de deux. Il peut être élevé successivement jusqu'à cinq, selon les besoins des armées actives (2).
Quant aux compagnies de canonrùers vétérans, elles sont au nombre de quatre.
Dans l'intérieur de l'Empire, les régiments d'artillerie occupent des garnisons spécialement affectées à leur arme, et pourvues du personnel et du matériel nécessaires, tant pour l'instruction des hommes que pour les travaux et exercices d'ensemble (3).
Ces garnisons, au nombre de douze, sont :
Besançon ; Douai ; Grenoble ; La Fère ; Metz;
(1) Voir, pour la composition, le tableau E annexé au décret précité du 14 février 185i.
(2) Voir le tableau F annexé au même décret ; voir également le décret du 20 février 1853 (Journal militaire, i" sem., p. 11)).
(3) Voir, dans ce volume, la section u du chapitre îv du titre VI, où il est traité avec détail des Écoles impériales d'artillerie établies dans ces garnisons.
Rennes ; Strasbourg; Toulouse ; Vincennes ; Lyon; Bourges ; Valence.
Les escadrons du train d'artillerie sont placés dans les mêmes garnisons que les six premiers régiments et concourent avec eux, en temps de paix, à toutes les instructions et aux exercices et travaux qui comportent l'emploi du cheval (1).
La nouvelle organisation des vingt régiments d'artillerie et des six escadrons du train donne pour résultat, sur le pied de paix :
80 batteries à pied ;
12 compagnies de canonniers-pontonniers; 100 batteries montées; 32 batteries à cheval ; 80 compagnies du train.
254 cadres (2).
(i) Voir au Journal militaire le règlement du 9 juin 1860, 1er sem., p. 725, concernant les relations de service entre les régiments d'artillerie et les escadrons du train d'artillerie.
(2) Voir, à la suite du décret impérial précité du 20 février 1860, le tableau présentant l'ensemble de tout le personnel des troupes de l'artillerie, avec d'intéressants détails sur l'effectif en hommes et en chevaux, tant sur le pied de paix que sur le pied de guerre.
On y voit que l'effectif total de ces troupes, en cas de guerre, pourrait être élevé à 56,084 hommes et 36,583 chevaux.
Elle a pour but essentiel de satisfaire au besoin généralement reconnu d'avoir autant d'espèces de régiments d'artillerie que de modes spéciaux de service, c'est-àdire :
1* L'artillerie à cheval ou légère , destinée à manœuvrer avec la cavalerie, et à jouer un grand rôle dans les réserves de l'armée ;
2* L'artillerie montée ou de ligne, destinée à manœuvrer avec les divisions d'infanterie, et à servir une partie des batteries de réserve ;
3° L'artillerie à pied ou de réserve, destinée à concourir à l'attaque et à la défense des places, au service des parcs d'armée, des batteries de montagne et de fusées, et à celui d'une autre partie des batteries de réserve qui marche avec ces parcs ;
4° Les pontonniers, dont l'organisation, analogue à celle des régiments à pied, répond d'ailleurs plus largement aux nécessités de sa grande spécialité.
Un des plus graves reproches adressés aux organisations de 1829 et de 1833, portait sur les difficultés qu'elles opposaient à un prompt et commode passage du pied de paix au pied de guerre. La nouvelle organisation semble devoir simplifier désormais cette transition si importante.
de l'organisation de l'armée. 77