‹ Cours d'agriculture (volume 2)Chapitre 1 sur 105 · II · texte numérisé non relu

II

INTRODUCTION

ISotre propre pratique, les efforts que nous avions été obligé de faire pour nous procurer les notions qui nous manquaient, quand nous avons entrepris l'exploitation agricole, nous avaient appris l’importance de ces deux sciences, l’agrologie et la météorologie, sans lesquelles il est impossible de se rendre compte du moindre des phénomènes agricoles. Déjà dans plusieurs mémoires que nous avons publiés, nous avons montré l’usage que l’on peut en faire, et à quel point elles éclairent toute recherche. Dans celui qui traite de la culture de la garance, l’agrologie est la base d’où partent toutes nos dé* ductions. Nous avons rattaché à la météorologie ce que nous avons écrit sur la culture de l’olivier, sur celle du mûrier et' sur les assolements du Midi; noùs le demandons à ceux qui voudront relire ces mémoires serions-nous arrivé aux résultats qu’ils présentent , si nous avions été privé du secours que nous ont offert l’agrologie et la météorologie. Il était temps de mettre ces deux instruments de recherche entre les mains de tout le monde pour épargner aux agricüiteurs, qui aiment à sé rendre compte de leurs opérations, les travaux que leur acquisition nous a coûtés.

L’architecture rurale est un corollaire de la météorologie que nous aurions écarté, si d’un côté nous n’avions trouvé bien incomplets et bien fautifs les ouvrages que l’on a publiés sur cette matière importante, et si de l’autre nous n’avions trouvé en M. Paul de Gasparin, ingénieur des ponts et chaussées, un collaborateur au niveau des connaissances aètuelles, et disposé à adopter par son travail la forme et les limites que nous nous sommes prescrites dans le reste de l’ouvrage.

mnoDccrioN.

Enfln, la mécanique agricole était le préliminaire indispensable de la culture, et sans elle nous ne pourrions rien établir de certain sur ses résultats économiques; c’est par là que nous terminons ce travail préliminaire.

Quelques mots maintenant sur les parties que nous n’avons pas cru devoir traiter en ce moment. Nous voulons parler de la zootechnie, de l'économie poltique et de la législation agricole. Nos éludes à l’école vétérinaire de Lyon, les ouvrages que nous avons publiés sur plusieurs branches de la zootechnie, et notre longue pratique agricole, nous donnaient le droit de penser que nous aurions pu entreprendre de développer l’état • actuel de cetie science ; mais nous avons cru que cette étude importante ne devait pas être traitée par occasion, et abrégée comme elle l’aurait été nécessairement dans un ouvrage où elle ne figurerait que comme accessoire. L’art d’élever et de soigner les animaux est une branche d’industrie qui peut marcher séparément de l’agriculture, et qui exige un enseignement aussi spécial et aussi complet qu’elle. 11 ne fallait donc pas effleurer une matière qui doit recevoir tout le développement qu’elle mérite.

L’économie politique est sans contredit une des bases les plus essentielles de l’agriculture ; mais les ouvrages qui en traitent sont nombreux, familiers à nos lecteurs ; et depuis quelque temps ils sont rédigés sous un point de vue beaucoup moins mercantile et beaucoup plus àgricole que par le passé. D’ailleurs, nous avons eu soin de donner toute l’étendue qui leur convient, aux notioils économiques qui nous importent le plus .'i me-

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sure que les sujets auxquels elles sont mêlées se présentaient à nous, et de faire ainsi de ces articles spéciaux un supplément et un commentaire des ouvrages qui traitent Tensemble de la science. On a déjà pu s’apercevoir de cette marche dans plusieurs chapitres de la sixième et de la septième partie de l’agrologie où nous traitons de l'appréciation des terrains. C’est ainsi que, profitant de toutes les occasions favorables, nous mettrons sous les yeux de nos lecteurs les modiGcations et les additions que le point de vue agricole apporte dans les questions économiques, sans nous astreindre à les disposer dans un ensemble méthodique.

Quant à la législation agricole, nous laisserons les légistes de profession s'acquitter de celle lâche qui a son importance et sa difficulté, surtout si fon ne se borne pas à la législation positive, mais que l’on remonte aux principes du droit pour introduire les améliorations si nécessaires dans nos codes.

Nous ne devons pas finir sans dire quelques mots sur la manière dont nous avons conçu que devaient être présentées les doctrines agricoles pour répondre aux besoins d’instruction de notre époque. Aujourd'hui que des études scientifiques assez étendues pénètrent dans toutes les classes, que les fils des propriétaires, après avoir suivi les cours des facultés, en sortent avec des connaissances assez avancées dans les sciences mathématiques et naturelles, il leur est impossible de se contenter des ouvrages qui étaient destinés à leurs pères dont l’éduc.ation était presque entièrement littéraire. A ceux-ci, il fallait des livres où la science fût mise à la portée de tout le monde, comme Voltaire croyait y avoir

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mis ISewlon, comme avant loi Fonlenelle leur avait enseigné l’aetronomic. Buffon ne s'était lait lire que |)our son style, et l’on se gardait d’ouvrir les volumes où .Daubeuton a|>profondissait la science dont Buffon ne montrait que les fleurs. Un autre temps était venu. Pour nos aïeux, le style de Buffon était l’essentiel, le fonds * n’était que l’accessoire; on voyait en lui le littérateur avant d’y voir le savant ; mais Laplace et Cuvier ont su écrire des choses savantes en beau style ; et de nos jours c’est le savoir que l’on cherche en eux avant d’y remarquer le beau langage. On veut d’abord être instruit, on aime à recevoir l’instruction dans un style élégant ; mais la forme sans le fond est dédaignée. I.«s ouvrages d’agriculture jusqu’à Arthur Young et Thaer n’étaient que trop empreints de cette facture vide, superflcielle, d’autant plus dangereuse qu’elle séduit et entraine les hommes vers un but indéfini. Après avoir lu les poètes agricoles, les anciennes Maisons rustiques. Rosier, Olivier de Serres lui-même, on se sentait du goût pour une occupation dont ils faisaient entrevoir les charmes, dont ils esquissaient certains détails, mais dont on ne pouvait ’comprendre ni l’ensemble, ni la liaison des parties, ni les chances heureuses et funestes. On en était pour l’agriculture au point où en sont les lecteurs de romans maritimes pour la marine. Elle apparaissait belle, séduisante; l’agriculture était là dégagée de soins importuns comme les bergers des Bucoliques ; mais à peine nos marins inexpérimentés avaient-ils quitté le rivage, à peine nos agriculteurs novices avaient-ils embrassé leur nouvelle profession, que chaque pas, chaque heure venait leur découvrir des désagrénïents, dos accidents,

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des dangers auxquels rien ne les avait préparés. Le revers de la médaille était d’autant plus hideux qu’on ne l’avait pas fait entrevoir; les difficultés d’autant plus insolubles que l’on n’en connaissait pas l'origine, et que. l’on était dépourvu des principes qui auraient pu les faire éviter, et qui pouvaient les faire surmonter. C’était une déception complète. *

Les hommes d’aujourd’hui ont appris à apprendre. On les a accoutumés à la rigueur des démonstrations ; ils ne se contentent pas de simples allégations ; iis veulent remonter aux causes, ils veulent calculer les probabilités de leurs entreprises, et pour calculer il faut avoir des données exactes. Nous avons fait de grands pas vers le positif. Dans cette disposition d’esprit , quand nos jeunes gens, à peine sortis des bancs de l’école, jettent les yeux sur la bibliothèque agricole de leurs pères , quand ils entr’ouvrent les livres que ceux-ci leur recommandent pour s’instruire de leurs nouveaux devoirsdans la science qui dirige leur fortune et d’où dépend leur existence, ils ne tardent pas à être saisis de dégoût , du vide qu’ils y trouvent, et ils en viennent à mépriser la science agricole, en pensant qu’elle n'est et ne peut être que ce qu’ils trouvent dans ces ouvrages.

Cette expérience, que nous avons vu faire trop souvent sous nos yeux, l’étonnement de ceux à qui nous montrions tout ce que l’agriculture a de réel et de solide, le zèle qui remplaçait l’indifférence quand ils avaient compris qu’on pouvait se rendre compte d’une opération de culture comme d’une expérience de physique, nous avaient démontré qu’il était temps de procéder d'une antre façon dans l’enseignement agricole. Il fallait que les élèves

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trouvassent dans les livres à leur usage les formes , le mode de démonstration des sciences qu'ils venaient d'étudier, il fallait rattacher l'enseignement à leurs souvenirs récents, à leurs travaux antérieurs, et leur donner la satisfaction de penser que toutes leurs études classiques n'étaient pas perdues pour les usages de la vie. C'est à cette classe de lecteurs que ce livre est particulièrement adressé. Les jeunes gens qui viennent de terminer leurs études scientifiques, les hommes qui ont des notions suffisantes des sciences , trouveront ici un aliment préparé par eux ; en possession des principes raisonnés de l’agriculture, ils n'avanceront dans la pratique qu'armés de toutes pièces , prêts à faire face aux chances, à pourvoir ayx nécessités , préparés aux mécomptes, préparés aussi à les éviter et à rendre leur culture aussi profitable que possible, parce qu'ils sauront l'adapter au terrain, au climat et au marché.

On nous répondra sans doute ici par les tristes exemples qu'ont souvent offerts les théoriciens quand ils voulaient se mêler de pratique. Ces exemples, nous les connaissons; ils sont nombreux, et ils ont rendu pendant longtemps les agriculteurs de cabinet la fable du pays et l'effroi de leurs familles qu'ils ne tardaient pas à ruiner. Mais qu'appelaiUon alors de ce nom de théoriciens ? c'étaient des hommes qui avaient dévoré tout ce fatras de basse littérature agricole, toutes ces productions de cerveaux systématiques, où l'on trouve le panégyrique des méthodes les plus étranges, isolé des circonstances particulières qui les ont fait réussir, où l'on obtient des millions en ajoutant des zéros aux / chiffres qui représentent les prétendus produits nets de

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quelques mètres de terre. Ces théoriciens étaient aussi de honties gens, opiniâtres pur nature, enthousiastes de leur état où ils avaient prospéré , et s'imaginant qu'il suffisait de les imiter pour réussir également, sans s'inquiéter si les conditions des terrains, des climats, du prix de revient, des marchés, étaient les mêmes partout; e'étaient enfin des écrivains bâtissant des hypothèses qu'ils donnaient pour des théories, faisant produire la terre au moyen d'huiles, de sels, de savon, qui n'existaient que dans leur imagination ; attribuant au sol une vertu attractive pour les éléments de l'atmosphère, qui surpassait tout ce que nous indique l'expérience , et concluant de ce point de vue , que la terre suffisamment divisée et subdivisée, pouvait se passer de toute addition d'engrais et porter indéfiniment de riches récoltes. Écrivains dont Voltaire a fait la critique dans un de ses meilleurs contes, l’Homme aux quarante écus, où les principes les plus sévères de l'économie politique s’allient si spirituellement à la satire la plus amusante. Ainsi on appelait ces hommes des théoriciens, et ils ne possédaient que des systèmes vagues ou contradictoires sur les bases de la science, des rêveries sur l’histoire des cultures , et le vide sur les rapports économiques de l’entreprise agricole. Nous en avons vu pourtant réussir quelques-uns , mais c'étaient ceux qui, dociles aux leçons de l’expérience, se hâtaient d’oublier ce qu'ils avaient lu, et rectifiaient par la pratique les notions fausses ou incomplètes des livres ; qui avaient le bon sens de laisser marcher la culture du pays, en l’améliorant lentement et progressivement sans la bouleverser. Ces hommes spgcs cl prudents finissaient par jvfuii'c

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ainsi leur éducation agricole, et nous les avons vu presque tous, tremblants encore du danger auquel ils avaient échappé, devenir les ennemis acharnés des livres d'agriculture et les détracteurs de toute préparation scientifique.

Une saine théorie produira des effets tout autres, par cela même qu’elle sera basée sur des principes sains, et que toute déduction qui en découlera portera avec elle la rigueur de la démonstration, ou ne sera plus donnée que comme douteuse ; celui qui en sera imbu arrivera à la pratique avec la conviction qu’il doit étudier le terrain, le climat, le pays et ses habitants, ses usages, ses institutions, ses débouchés, ses ressources, avant de se mettre à l’œuvre; car ce n’est qu’avec toutes les données qu’on lui aura appris à résoudre le problème du meilleur système de culture à adopter. 11 ne se fera pas d’idées exagérées, il n’aura pas d’aveugle engouement, parce qu’il possédera les chiffres positifs qui sont propres à les réprimer; mais aussi cette sûreté d’appréciation lui permettra d’entreprendre avec hardiesse ce qu’il concevra avec prudence. Nous avons vu aussi de pareils théoriciens à l’œuvre, et nous ne craignons pas de dire qu’ils diffèrent autant de ceux auxquels on prostitue ce nom, que leurs résultats respectifs diffèrent entre eux. Pilâtre de Rozier se précipite du haut des airs avec son ballon , Gay-Lussac et Biot dirigent le leur et accomplissent heureusement leur voyage. Les uns et les autres n’avaient jamais monté d’aréostat, mais le premier était ignorant en physique , et les deux autres y étaient habiles. N’abordons aucune pratique sans connaître les principes qui la dirigent, et si nous n'ob-

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tenons pas toujours le succès , nous saurons au moins dès le début la valeur des chances que nous nous expon sons à subir.

Cet ouvrage aurait été moins imparfait sans doute si, écrit de longue main , nous eussions retardé sa publication. Chaque jour ajoute quelque fait à ceux que nous possédons déjà; plusieurs savants distingués s'occupent en ce moment des rapports de la production au sol et aux engrais, nous aurions pu perfectionner notre travail en attendant, pour le publier, une époque plus éloignée. Mais on sait aujourd’hui comment il a été entrepris ; à la suite d’un cours fait pour quelques jeunes gens et dont nous avions écrit la première leçon seulement, M. Bixio,qui rend de si grands services au développement de la publicité en matière d’agriculture, publia cette première leçon dans son Joumald’ agriculture pratique, et nous pressa ensuite de rédiger le reste du cours. Nous nous laissâmes séduire à la perspective de réunir en un corps les études qui avaient été l’objet le plus constant de nos occupations. A mesure que nous avançons dans la carrière, nous sentons de plus en plus les difficultés et le poids de notre tâche, nous regrettons quelquefois qu’il ne soit pas possible de la mûrir davantage, mais d'un autre côté nous savons qu’il y a un moment où il faut borner les recherches , où il est plus avantageux de coordonner, de classer ce que nous avons acquis. Le livre appellera la critique et le secours ; nous proûterons de l’une et de l'autre ; l’ouvrage aurait moins gagné à rester en portefeuille.

On nous a souvent consulté sur les livres d’agriculture qui, ayant un mérite réel, pouvaient être admis

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daus la bibliothèque des jeunes agriculteurs et dans celle des comices agricoles , sans crainte que Tinexpérience des uns, eu ce qui touche à la culture, et celle des eu* 1res , en ce qui regarde les livres , pût les jeter dans l'erreur. Pour répondre à cette question, il faut d’abord faire une distinction. Le nombre de livres qui sont au niveau des connaissances actuelles est petit, mais il y en a quelques-uns d’excellents. Ceux-ci forment une classe à part. Il y a ensuite une classe beaucoup plus nombreuse de livres que l’on peut lire plus tard, quand la pratique et l’habitude de juger ce qu’on lit nous permet de profiter de ce qu’ils renferment de bon , et de nous défier de ce qu’ils ont de faux, de hasardeux ou d’exagéré : ceux-ci nous instruisent de l’histoire de la science, des degrés qu’elle a dû franchir pour parvenir à l’époque actuelle.

Dans la première classe, nous plaçons d’abord les œuvres d’Arthur Young, dictées par le Bon sens pratique et par l’amour le plus pur de l’agriculture; avec lui on risque peu de s’égarer parce qu’on voit ce qu’il cherche, qu’on suit la marche de ses investigations, et que lorsqu’il s’est trompé il a la bonne foi d’en convenir. Son enthousiasme est communicatif, mais il est réglé, il s’arrête à temps. Ignorant dans les sciences physiques, il a surtout compris et exposé le point de vue économique. Ses voyages sont d’excellents modèles de la manière d’étudier un pays sous le point de vue agricole, et personne n a encore égalé la sûreté et la rapidité de son coup d’œil. Ceux qu’il a faits dans diverses parties de l’ Angleterre nous fout mesurer le chemin que ce pays a fait dans le progrès agricole ; nous y comprenons com»'

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IMKOUüCriON.

ment, sous l’iniluenee des lois et malgré l’accroissement de l’industrie et de la population, le labourage, presque universel au moment où il écrivait, a fait graduellement place au pâturage et à l’élève des bestiaux. Son Irlande est un chef-d’œuvre où se trouve tout le passé et tout l’avenir de ce pays, et qui n'a laissé à ceux qui sont venus après lui que la tâche de le répéter. Son Voyage en France nous dépeint vivement sa situation agricole avant la révolution ; on s’étonne de la vérité de telles descriptions, recueillies sans s’arrêter, en traversant le pays sur une jument aveugle. C’est dans cet ouvrage qu’il a fixé les premières bases des climats agricoles. Ses expériences d’agriculture seront toujours un modèle pour ceux qui voudront suivre ses traces. 11 a eu peu d’imitateurs sur une aussi grande échelle et avec la variété qu’il y a introduite, cependant ce n’était qu’un petit fermier ruiné! Enfin ses Annales, son Arithmétique politique sont des preuves de l’activité et du rare bon sens de l’écrivain. Nous ne pouvons trop recommander ce livre à l’attention de nos jeunes lecteurs; si les faits ont vieilli, les méthodes de recherches, la marche des renseignements ne vieilliront pas et peuvent servir à foi'mer des successeurs à cet homme célèbre.

Après lui vient incontestablement Tbaer qui a jeté de si précieux germes en Allemagne où ses leçons ont renouvelé l’agriculture. Celui-ci était savant en histoire naturelle, en physique et en chimie. Son ouvrage didactique est au niveau des connaissances de son temps, et si sous ce rapport il est maintenant un peu en arrière, il a encore toute sa valeur sous le rapport agricole proprement dit; son principal mérite consiste dans la

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science de l’or{>anisation des grandes exploitations; il en fait connaître le mécanisme, les rapports, Téquilibre.

Il enseigne à proportionner les forces des hommes, des t animaux, les engrais aux terrains et aux cultures. C’est cette partie de l’ouvrage de Thaer qui a fondé la réputation qui lui reste justement acquise. Il est à regretter qu’il n’ait pas cru devoir embrasser un champ plus vaste que celui de l'agriculture de rAllemagnc, et qu’il ait ainsi passé sous silence toutes les cultures méridionales. Nous devons sa traduction à M. Crud de Genève, qui, dans son Economie de l’ agriculture^ qui sert de commentaire à l’ouvrage de Thaer, a étendu ses recherches aux climats du nord de l'Italie.

Scliwerz est le livre par excellence du praticien, soit lorsqu’il décrit l’agriculture de l’Alsace, de la Belgique et du Palatinat, soit quand il réunit dans un traité les leçons de sa longue pratique et qu’il l’éclaire au flambeau d'une saine raison. Nous indiquerons ses ouvrages ■* dont une partie a été enfin traduite en français, comme lasourced’une solide instruction, comme le complément de tout ce que nous dirons dans ce cours pour toutes les parties qu’il a traitées, car il s’est aussi renfermé dans l’agriculture de la région céréale. Scbwerz ne remonte pas aux principes scientifiques, mais ses discussions prouvent qu’ils ne lui sont pas étrangers, et quand ou les possédera, on liera entre elles ses déductions d’une manière très profitable.

Bürger a condensé les principes de l’agriculture dans un court traité qui a été traduit. Sa direction est plus scientifique que celle de Scbwerz; l’ordre d’exposition est satisfaisant; on sent, en lisant cet auteur, qu’il est

IIITRODÜCTIOλ.

familier avec la pratique. Son Traité de la culture du mata, qui est son premierouvrage,estaussi celui qui nous parait avoir le plus de mérite propre. C’est une excelknte monographie, elle a fondé la réputation de Bürger, et sa lecture sera très profitable aux jeunes gens, même à ceux qui ne cultiveront jamais de maïs. Malheureusement cet ouvrage n’a été traduit que par extraits dans la bibliothèque britannique de Genève.

Nous avons voulu laisser pour le dernier un homme qui a prouvé que la France ne se laissait devancer dans , aucune carrière intellectuelle. Je veux parler de M. Mathieu de Dombasie, correspondant de l’Institut. Ses premiers travaux sur le sucre de betterave l’avaient fait connaître comme un savant et habile technoiogiste. Il a fondé ensuite notre première école d’agriculture à Roville; elle est devenue une pépinière de jeunes gens instruits, ayant appris surtout sous leur illustre maître l’art d’observer et de douter, et qui sont devenus la plupart de très bons praticiens. Cet enseignement a produit comme un heureux corollaire la publication des Annales de Roville, collection d’excellents mémoires sur différents points de la pratique agricole et de l’économie politique, remarquable surtout par les comptesrendus des cultures, où régnent à la fois la science et la bonne foi. Quoi de plus instructif que le spectacle d’un homme aussi éminent dans son art, concevant à priori un système agricole ; puis, à mesure qu’il avance dans son exécution, reconnaissant ses erreurs, se corrigeant, se modifiant, docile aux leçons de l’expérience, et nous instruisant par son exemple! Quel dommage ([ue l’État n’ait pas mis un tel homme à la tête d’un établissement

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expérimentnl avec îles ressources sufGsantes, sans compter avec lui, en ne lui demandant pour tous résultats que ceux de ses expériences! Quelque difficulté que présente l’organisation et l’administration d’une ferme, on peut dire que c’était trop peu pour sa>capacité. Son énergie, son talent d’invention auraient été mieux employés à vaincre des obstacles d’une autre espèce, à lutter avec la nature pour lui arracher ses secrets. Il a été constamment tenu en lisière par la perspective du compte à rendre à ses actionnaires, et, quoiqu’il ait été soutenu parle gouvernement, il ne l’a pas été avec l’étendue et de la manière qui convenait pour tirer tout le parti possible de ses facultés*.

Yvart avait inséré dans le Dictionnaite d’agriculture, publié par le libraire Déterville,un excellent article sous le titre de Succession de culture. C’est un traité méthodique des assolements, et il vient d’être réimprimé à part. Cet ouvrage se distingue par la pureté et la sévéritéde ses principes, et par son enchaînement logique. Peut-êtré l’auteur n’avait-il pas assez généralisé ses vues et s’é- lait-il trop renfermé dans le cercle des doctrines absolues puisées dans l’étude des assolements anglais et belges? Le principe qui exclut absolument la répétition de la même plante dans un assolement a été contredit par les faits; ses formules d’assolement comprennent un trop petit nombre de végétaux et ne s’é-

(1) Depuis que ceci est écrit, nous avons appris la mort de cet illustre promoteur des progrès agricoles. La douleur publique et l’hommage que lui rendent les hommes les plus éminents de ce pays, témoignent de la grandeur de la perte. Il laisse après lui un traité d’agriculture qui, quoique inachevé, nous conservera le fruit de son expérience et de ses méditations.

INTROOICIIOX.

tomlenl pas à ceux des régions agricoles du midi. Yvart est un puritain de l’école anglaise; mais on le lit avec sécurité, parce que, s’il manque de hardiesse, il n'entraîne pas du moins dans des erreurs nuisibles. Son ouvrage restera parmi les livres les plus recommandables de notre littérature agricole.

Luilin de Chàteauvienx est un esprit plus vaste, plus indépendant, parce qu’il avait beaucoup vu et que ses connaissances étaient bien plus étendues. L’homme qui trompa un moment le monde entier par le talent avec lequel il avait su prendre le style de Napoléon dans le Manuscrit de Sainte-Hélhne; l'homme qui avait su apprécier si bien et de si haut la position de l’Angleterre dans ses Lettres de Saint- James, cet homme ne pouvait que porter de vives lumières sur l’agriculture, quand il s’en occupait. Aussi ses lettres sur l’agriculture de l’Italie resteront comme un modèle d’appréciation agricole d’un pays; sa description de l’État Romain, et de sa culture, nous parait porter le cachet de la critique lu plus exacte et la plus flne. Son dernier ouvrage sur l’agriculture française* , quoique ji’ ayant pas reçu le dernier poli de la main de l’auteur, contient des parties supérieurement traitées; on distinguera surtout ce (|ui concerne l’agriculture de la Bourgogne, pays où l’auteur avait des propriétés. .Nous recommandons les ouvrages de Luilin à nos jeunes voyageurs, ils y verront l’heureux emploi des connaissances économiques agricoles dirigées par un coup d’œil rapide et exercé.

Voilà, quant à présent, les livres que nous considé-

(1) Voyages agronomiques en France, a vol. in-8". •

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Tons comme nos livres clnssiqnes. l eurs ailleurs sont nos maîtres; leurs erreurs sont celles de leur temps; mais leur doctrine générale est pure, elle inspirera bien ceux qui s’en pénétreront. Il y a ensuite un petit nombre de livres moins importants, mais écrits dans la même direction, et qui offrent une lecture solide. Nous nous écarterions trop du but si nous voulions les énumérer.

Quand plus tard on voudra connaître les ouvrages principaux qui ont marqué les différentes époques de In science agricole, on lira parmi les anciens ; Varron , dont l'esprit synthétique coordonna de bonne heure la science; Columelle, qui nous a transmis en bon langage les traditions des cultivateurs latins; Virgile qui. né aux champs , n’a jamais oublié son origine , et a chanté l’art géorgique dans une poésie parfaite. Chez les modernes, nous trouvons Tarello qui le premier donna l’idée des assolements et de leur théorie. Cet essai, tout informe qu’il est, se trouve dans un petit livre plein de bons enseignements. Puis parmi nous, Olivier de Serres, le premier livre original d’agriculture écrit en français, et si longtemps le seul. Il y décrit la vie des manoirs des gentilshommes de son temps dans un style animé qui fait passer l’amour de la campagne, le goût du ménage des champs, dans l’amc de ses lecteurs. Sa doctrine est saine, quoique rapide et incomplète ; son style, qui rappelle souvent Montaigne et Amyot, est beaucoup plus inculte que le leur, mais on aime à se retrouver quelquefois dans la compagnie des esprits vigoureux de ce siècle , heureux près de leur foyer champêtre, après avoir été éprouvés au feu des passions reli- II. - »

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(rieuses el des guerres civiles. Les agriculteurs du midi trouveront de bons conseils dans ce livre, relativement à la culture de leur région; ceux de tous les pays y proliteront de l’expérience de l'auteur dans leurs rapports avec leurs iermieis, leurs ouvriers, leurs domestiques, leurs voisins. C’était un temps où il fallait compter plus encore avec les hommes qu’avec les choses.

Les livres de Duhamel sont ceux d’un observateur patient qui accumulait les faits, répétait les expériences des autres, et y ajoutait les siennes. Mais ils manquent de sève el de vues nouvelles, il s’était pris de passion pour le système de Tull, et fit son Traité d’agriculture dans le dessein de le propager. Un esprit aussi méthodique et aussi exact ne tarda pas à s’apercevoir que les engrais étaient d’utiles auxiliaires de la culture; il modifia progressivement ses premières vues en conséquence de ses essais. Ses livres seront excellents pour celui qui possédera déjà, avec une saine théorie, les moyens de se rendre compte des résultats.

L’ahhé Rozier qui avait vécu quelque temps à la campagne, près de Béziers, s’y était beaucoup occu|)é de vinification et de fermentation ; après avoir rédigé pendant plusieurs années J ournal de Physique , se trouvant à Lyon au contact de quelques hommes de mérite, de Bourgelat qui venait d’y fonder l’école vétérinaire, de Latourette, botaniste distingué, il entreprit de rédiger un cours d’agriculture en forme de dictionnaire. Sous le rapport des doctrines physiques et chimiques, Rozier a' vieilli, ou plutùtiln’a jamais étéau niveau de son temps; comme pratique d’agriculture, il a été un faible compilateur des idées des autres, hésitant entre les doctri- » ,

INTRODÜCnON.

nés, les exposant sans oser les juger. Aussi la nouvelle édition qu’en donnèrent les membres de la section d’agriculture de l’Institut ne renferme-t-elle presque plus rien de l’ouvrage original. Ce livre avait cependant son , genre de mérite; sous des formes qui affectaient d'étre didactiques, on y trouvait cet amour de l’art qui est communicatif, un détachement Sans arrière-pensée de toute idée de retour vers le monde et de dévouement aux intérêts agricoles. Il n’y a pas dans ce travail une ligne qui vous transporte en dehors de la vie champêtre et des occupations variées et attrayantes qu’elle peut présenter. Je crois que sous ce rapport on pourrait encore le lire avec profit, quand ce ne serait que pour respirer cet air pur que nous ne trouvons plus dans l’atmosphère agitée de notre pays, où les préoccupations politiques, le mouvement rapide des fortunes, les ambitions et les convoitises rivales, ne permettent à personne le repos et la quiétude d’esprit qui accompagne la modération des désirs et la soumission aux lois de la Providence.

Avant de terminer cette longue conversation avec nos lecteurs, nous reviendrons un moment sur une des parties qui font la matière de ce volume. Nous expliquerons les causes qui nous ont obligé à donnera la météorologie agricole un développement plus grand, sous certains rapports , que celui que nous avons consacré à l'agrologie. Pour celle-ci, nous avions des élèves déjà bien préparés par l’étude d’excellents traités de chimie, de physique, de minéralogie, de géologie et de physiologie végétale, ce qui nous dispensait de nous appesantir sur les principes de ces sciences. Nous ne

INTR0l>l’CTI0y.

sommes pas si heureux en météorologie. Si les écrits de IMM. lîiol, Poiiillet, Kiimtz nous permettent de ])iisser léfjèremenlsur la théorie de la plupart des phénomènes, il est maihéureusement trop vrai qu'ils ont traité la~ science sous un point de vue totalement différent du nôtre. Ils étudiaient les météores dans le but de trouver les lois de la physique générale du globe; nous cher-' chons principalement leurs effets sur la végétation. Ce but plus spécial exigeait aussi plus de détails, et des détails directement applicables aux faits agricoles, niais qui avaient peu d importance si on les considérait relativement à la théorie générale de la terre. C’est ici le cas de rappeler ce que nous avons dit dans l’introduction sur les différences qui existent entre la science pure et la science appliquée (pages 5 et 6 du volume). Nous avons fait envisager la métallurgie comme la science complémentaire de la minéralogie pour arriver au traitement pratique des métaux ; dans cette science, non content de considérer les propriétés générales du fer, nous avons voulu le connaitre dans des états autres que ceux sous lesquels il se présente dans la nature. Nous avons étudié le mode de fusion de différents minerais, la nature de leurs fontes, la qualité de leur fer, leur élasticité, leur cassure à chaud et à froidj etc., toutes propriétés qui n’entraient pas dans le plan de la minéralogie, et qui étaient nécessaires pour arriver au but que se proposait la métallurgie. Ces considérations se reproduisent avec toute leur force quand on étudie la météorologie agricole après la météorologie. Ainsi préoccupé des grands problèmes de la physique générale du globe, le météorologiste néglige les détails qui -

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sonl les |)Iusitnpurlants pour nous. Qu’il soit question, par exemple, des abaissements de température, nous devons consulter leurs effets sur le sol, sur les plantes, les époques où ils arrivent, leur coïncidence avec l’état de la végétation qui les rendent plus ou moins pernicieux nu indifférents; les régions du globe qu’ils affectent, leurs limites qui indiquent les limites des différentes cultures; les probabilités de leur retour dans chaque lieu, ce qui mesure les chances de réussite de certains végétaux, etc.; toutes ces notions appartiennent bien à la météorologie, mais elles importent peu aux physiciens, tandis qu’elles préoccupent vivement l’agriculteur qui, de son coté, n’attache pas grande importance à l’équilibre de densité des couches d’air qui s’élèvent jusqu’aux limites de l’atmosphère, non plus qu’à l’état des différentes couches qui descendent vers le centre de la terre. Le premier insistera sur les questions qui se rattachent à la température de l’espace, à la chaleur intérieure du globe, tandis que nous devons surtout étudier ce qui se passe dans le milieu où vivent nos plantes , la couche d’air en contact avec la terre, la couche de terre où plongent leurs racines.

On ne sera donc pas surpris qu’ayant à écrire pour la première fois un cours de météorologie appliquée à l’agriculture, nous ayons cru devoir exposer avec quelque détail celles des branches de la science sur lesquelles les physiciens avaient passé légèrement. Nous renvoyons à leurs livres pour celles qu’ils ont suffisamment développées, et la nouvelle traduction du petit traité de Kamtz, que vient de nous donner M. Martins, nous dispensera d’entrer dans beaucoup de détails ; mais nous

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n'avons pu négliger ceux qui y étaient omis. Nous aurions regardé comme impossible aujourd’hui de développer les théories agricoles en laissant une pareille lacune dans l’instruction des élèves ; si nous nous reprochons même un défaut, c’est celui de la brièveté que nous avons dû nous imposer.

En traitant de la mécanique, nous avons été plus à l’aise que pour la météorologie. La matière était mieux ' préparée, les principes généraux bien |)osés et développés par d'habiles écrivains. Dans ces derniers temps, la mécanique industrielle a pris une si grande part dans les progrès de la société, que ses problèmes ont.été attaqués par tous les côtés. Prony, Navier, Poncelet, Morin ont aplani le terrain sur lequel Coulomb avait déjà imprimé ses traces. Nous pourrons donc nous renfermer plus exactement dans notre sujet, nous borner à caractériser les forces qui nous sont plus spécialement propres, leur mode d’application, leurs effets, et à donner les moyens de juger les machines qui se présentent dans la pratique au moyen d'un petit nombre d’exemples. On trouvera ensuite dans les recueils de Leblanc, dans l’ouvrage de Tbaer sur les instruments d'agriculture, dans ceux de MM. Mathieu de Dombasle, de Valcour, etc., les descriptions et les figures d’une foule d’instruments auxquels on pourra appliquer les règles qui résulteront de la théorie. Chaque jour voit paraître de nouvelles inventions en ce genre, qui diffèrent sou^ vent très peu entre elles et de ce qui est déjà connu. Nous sommes loin de méconnaître ce que présentent d'ingénieux certaines dispositions nouvelles, mais nous croyons que les esprits inventifs usent trop d’efforts dans la plu-

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part de ces recherches, et que ces perfectionnements microscopiques ont souvent trop absorbé l’attention des sociétés savantes, des comices et des agriculteurs. Combien de fois n’avons-nous [>as répété une expérience curieuse, celle de faire changer de conducteurs et de chevaux les charrues qui avaient lutté dans un concours, et de constater que le vainqueur de la première lutte l’était encore dans la seconde, quoiqu’il eût changé d'instrument et pris celui de son concurrent malheureux! Sans aucun doute les perfectionn(,“inenls obtenus dans nos charrues ont rendu de grands services à l’agriculture. On ne peut faire aucune comparaison entre les instruments imparfaits de nos pères, dont se servent encore toutes les contrées arriérées, et les excellentes charrues de Provence et de Dombasie; mais il est un point où, une fois, arrivés, les |)erfcctionnements sont d’une faible importance. Il n’est aucune de ces charrues nouvelles qui puisse se vanter de diminuer les frais d'un dixième, et qui ne le cède comme instrument de produit à un engrais meilleur et plus abondant, qui, avec le même travail, peut doubler et tripler le produit. C’est toujours vers cette source de richesses que nous croyons devoir diriger l’attention de nos lecteurs; comme en mécanique nous leur montrerons que c’est principalement vers le but d’employer complètement les forces, bien plus que dans des perfectionnements qui diminuent une résistance déjà trop faible relativement à la puissance des moteurs, qu’ils doivent porter toute leur attention pour trouver l'économie qu’ils recherchent.

Quand nous passerons à la seconde partie de ce cours, à celle qui traite de l’agriculture proprement dite, nos

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lecteurs s'apercevrout de la facilité que l’étude préliminaire des sciences accessoires nôus donnera pour traiter notre sujet et abréger l'exposition de la science sans pourtant rien omettre.

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