C., grésil
-Id. 88"iwi»
Couvert.
Id. 111
Serein.
Id. 89
Couvert.
Id. 68
Nuageux.
Id. 124
Couvert.
Nuageux.
N. tr. f.
Serein.
nlUla.
mllUoi.
Id.
N. tr. f. 90
Id.
Id.
Id.
Jd.
N. léger.
Id.
Id.
Id.
N. tr. 1.
Id.
N.l. lit
Id.
Id. -55
Id.
Id. 93
Nuageux.
N. tr. 1. 97
Serein.
Nous avons vu précédemment qu’une gelée de 2 1 jours (l 779, ' 1784)nousavaitdonné,avecunetempératureminimumabsolue
CALOItlUQP.
(le — 80,8, tantôt un approfondissement de la gelée en terre de 18’"'" , 7, tantôt de 14'"*" ,*2. Ici nops trouvons, avec un minimum absolu de — 8®,4etpar21 jours de gelée, un approfondissement de Ce résultat est assez concordant avec
celui obtenu en 1779, mais, si nousexaminons plus à fond notre dernier tableau, nous reconnaîtrons que :
Du 3 au 13, la température
l’approfondissement de la
mlllicD.
moyenne étant de. . . —
gelée a été par jour de.
Du 14 au 16 — .
Du 17 au 20 —
Du 21 au 23 —
Ici apparaissent, à côté des effets de la durée, ceux de l’intensité; la gelée est assez faiblejusqu’au 8; ellea pénétré dans fe sol, mais toujours avec plus de .difficulté à mesure qu'il lui a fallu traverser une couche plus profonde; les froids du 9 au 13 ont produit dans le période suivant, du 14 au 16, une plus, grande rapidité de la propagation de la gelée intérieure ; ceux du 14 au 16 ont agi sur l'observation du SO , le thermomètre était remonté , mais la progression d'approfondissement était encore croissante; enGn, la température augmentant dès le 17, on en remarque l’effet sur l observation du 91 au 93.
Il est facile de voir que pour parvenir à quelque chose d’exact dans ce genre, il faudrait une plus longue série d’observations, et des observations plus détaillées. Les lacunes qui existent dans la colonne qui indique l’épaisseur de l’eau glacée ne permettent pas de les comparer avec la marche de l’approfondissement de la gelée en terre. Flaugergues a aussi prétendu que, quoique la terre fût couverte d’une couche de neige de plus de 0°‘,30 d’épaisseur, la gelée descendait aussi profondément et avec autant de rapidité que si la terre était découverte. Les expériences de M. Boussingault prouvent' au contraire que la neige agit comme un écran, et qu’en abritant le sol, elle le soustrait aux effets du rayonnement. Pendant la durée du froid, le thermomètre placé sur U
MÉTÉOROLOGIE AGRICULR.
ueige était toujours plus bas que celui qui en était recouveH.
Il peut être utile aux cultivateurs qui ont des transports à faire en hiver, de connaître les fardeaux que peut supporter
la glace, selon ses différentes épaisseurs. On a trouvé qu’à ( *
0“,04 d’épaisseur, elle supporte un homme isolé.
0,095, l’infanterie peut y passer en files espacées.
0,10 à 0,13, elle porte des pièces de 8 sur des traîneaux.
0,13 à 0,15, elle porte des pièces de 12 sur des traîneaux.
0,10 à 0,19, l’artillerie de campagne attelée peut y passer. C’est donc cette épaisseur qui indique la possibilité de traverser des espaces glacés avec de.s charrettes à dhargement ordinaire.
0,20 à 0,24, elle porte les pièces de 24 sur des traîneaux.
0,27 à 0,32, elle porte les plus lourds fardeaux.
, Après avoir parlé des effets de l’intensité et de la durée d’une
basse température, nous arrivons à ceux qui résultent de l’époque où elle se présente. Les plantes que le cultivateur destine à passer l’hiver en terre sont celles qui n’ont pas à redouter le retour fréquent de froids assez intenses pour qu’elles ne puissent . y résister. La plupart d’entre elles sont moins préparées à supporter les conséquences des dégels subits. Ainsi , les céréales d’hiver perdent bien la plupart de leurs feuilles à la suite de - dégels, mais elles ont une vitalité robuste qui leur donne • le moyen d’en produire de nouvelles ; il en est de même de la plupart des fourrages artiGciels. Dans un terrain sec ou sili- , ceux dont les parties n’ont pas une adhérence nécessaire entre . • ' elles, les gelées et les dégels d’hiver n’ont pas une influence
• ■ ■ , fâcheuse pour ces plantes, et dans certains cas, elles les délivrent , ■ d’une foule d’insectes et de petits animaux, qui pullulent dans
, t leshiversdoux; mais dansun terrain argileux, toujours plus ou ' moins humide, si une gelée légère a pénétré peu profondément - . en terre, l’accroissement de volume que prend la couche gelée
• -la soulève et la détache de la couche inférieure ; il peut arriver ' ; V\ alors que les radicules qui pénétraient dans cette couche soient ' f ■ rompues , que la plante soit soulevée en môme temps, et que,
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ne r.ALORI0l'E.
lors du dégel, la terre se pulvérisant, ses racines restent nues, détachées de la terre. Alors le végétal meurt, ou bien, ne tenant plus au sol que par un petit nombre de racines, il soulTre, jaunit et ne revient é la santé qu'après un certain laps de temps passé À produire de nouvelles radicules. Si cet accident se répète fréquemment, tous les jours, par exemple, après une gelée de nuit, comme cela arrive quelquefois, les végétaux en éprouvent une rude atteinte, et leur vie peut être compromise. Aussi les cultivateurs redoutent-ils cette succession de petites gelées nocturnes, suivies de jours chauds, bien plus qu'un degré intense et prolongé de froid.
Les effets ne sont plus les mêmes quand il est question d’arbustes ou d’arbres. Alors le végétal enraciné plus profondément, ne pouvant être arraché, les gelées superficielles lui causent peu de mal quand il n’est pas encore entré en sève ; mais quand la végétation a commencé, il suffit d’un degré de froid assez léger pour détruire les parties végétales encore tendres, à peine développées, consistant presque entièrement en cellules à parois peu solides, mucilagineuses; elles peuvent être détruites par une température qui ne descende pas audessous de zéro. Le danger est d’autant plus grand que l'air est plus humide, et que le froid détermine la précipitation de l'humidité et la production de la gelée blanche, .\lors l’eau, ayant imbibé le tissu spongieux des jeunes pousses, se dilate par la congélation, les détruit, et ainsi se trouvent supprimés les bourgeons, les fleurs et les fruits ù peine noués des arbres et des plantes. On peut craindre ces funestes effets jusqu’à une époque qui varie selon celle de la pousse et de la floraison des düTérents végétaux. En automne, les gelées blanches précoces détruisent les dernières pousses des plantes délicates, surtout des légumineuses, et les scions terminaux encore herbacés des arbres. (]ette décurtation des branches est surtout sensible pour les mûriers dont elle arrête la croissance.