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On conçoit que les mêmes différences ne se retrouveraient pas entre une plaine habituellement couverte de brouillards et
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Uiic niotilagnc t'clairéc , ou entre une plaine et une montagne également éclairées.
La même température n’arrive pas chaque année à la même époque, la végétation ne suit donc pas la même progression annuelle. On a observé la foliation d’un marronnier à Genève, scs premières feuilles ont paru :
En 1818. .
. . . le 16 mars.
. . . !*'■ avril.
. . . 6 avril.
. . . 10 avril.
. . . 17 mars.
. . . 4 avril.
. . . 20 avril.
. . . 6 avril.
. . . 29 mars.
. . . 9 avril.
. . . 4 avril.
. . . 6 avril.
Époque moyenne.
En 1830 29 mars.
1831 31 mars.
1832 4 avril.
1833 10 avril.
1834 23 mars.
1835 7 avril.
1836 26 mars.
1837 20 avril.
1838 8 avril.
1839 6 avril.
1840 14 avril.
4 avril.
On voit ici le même arbre présenter trente-cinq jours de différence entre les époques de sa foliation, c'est plus que l’intervalle qu’il y a entre la foliation du ebéne de Naples à Upsal.
Tous les individus d’une même espèce n’ont pas une égale sensibilité pour la chaleur, chacun d’eux a son tempérament propre. On remarque aux Tuileries des marronniers qui prennent leurs feuilles plusieurs jours avant les autres ; à Genève, on en connaît un qui les devance de plus de quinze jours. Il est donc très difficile de fixer des époques moyennes de \égétation pour beaucoup de plantes ; cependant on a pu remartjuer que ces époques sont très rapprochées entre les plantes soumises à la grande culture, comme entre celles qui sont indigènes. Livrées aux influences du climat, il a fait justice depuis longtemps des individus trop bètifs ou trop retardataires, et n’a respecté que ceux qui s’accordaient le mieux
MÉTÉOROLOfilB AGRICOLE.
avec lui. C’est donc ces plantes surtout qn’il fallait observer pour pouvoir mettre en rapport les phases de la végétation avec les températures.
Pour y parvenir et pour contrôler nos propres observations, nous nous sommes servis de celles d’Adanson, Lamarck, Cotte, Marshal, Schübler, Mathieu de Dombasie, d’Hombres-Firmas; de plusieurs statistiques locales, des notes qui accompagnent souvent les tableaux météorologiques ; c’est par la comparaison de tous ces éléments que nous sommes arrivés aux tableaux qui vont suivre et qui ne sont applicables qu’aux températures moyennes de l’occident de l’Europe ; car, dès que nous serions en présence d'autres conditions météorologiques, dés que, par exemple, nous aurions à comparer deux climats, l’un habituellement nébuleux, peu rayonnant la nuit, recevant peu de lumière le jour, et l’autre ordinairement clair et offrant des circonstances opposées, ou l’un à longs jours d’été, comparé à celui où ils seraient plus courts, etc., nous trouverions des différences qui nous prouveraient de nouveau qu’un tel calendrier ne sera applicable à l’ensemble des phénomènes de végétaux, que quand on pourra y faire entrer la considération des effets de la chaleur solaire et de la lumière. Nous avons dû nous borner ici à signaler l’époque météorologique de la foliation, de la floraison, et de la maturation d’un petit nombre de végétaux qui se trouvent partout et qui peuvent servir ainsi à lixer les rapports de la végétation naturelle avec les époques des cultures.