‹ Cours d'agriculture (volume 2)Chapitre 26 sur 105 · KU · texte numérisé non relu

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Orange.. . .

Paris

A Orange, le printemps est la saison où les ploies sont les moins abondantes ; à Paris , c’est l’automne et l’hiver. A Orange, l’été et l’automne présentent les plus fortes pluies; à Paris, le printemps et l’été. Il est facile de prévoir par là que les cultures doivent se faire plus facilement à Paris, que les plantes y sont peu sujettes à être courbées par les orages , tandis qu’à Orange, les pluies ont plus d’impétuosité, et doivent causer de plus grands désordres à la surface des terres et parmi les récoltes.

Outre l’évaporation, la nature du sol, sa profondeur et son inclinaison modiflent beaucoup la quantité d’eau de pluie qu’il exige pour rester à l’état de fraîcheur convenable et n’ètre ni trop sec, ni trop humide. On voit en tous lieux des parties sablonneuses de territoire qui peuvent se cultiver en tous temps, et sur lesquelles on peut récolter des plantes qui craignent l’humidité; tandis qu’à côté se trouvent des terrains humides, et où ne peuvent croître que des pâturages, et vice versâ. Dans le nord, ce n’est que sur les coteaux inclinés que l’on peut cultiver la vigne, et elle domine quelquefois des terres de même nature, mais qui ne lui sont pas propres, parce qu’ils sont habituellement humides.

Nous avons déjà eu un exemple de ce besoin variable d’eau selon la nature des terrains. Dans les pays du midi-, on estime (t. I*', p. 417) qu’il suffît d’arroser tous les quinze jours les terrains qui ne contiennent pas plus de 0,20 de sable pendant

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l'été ; tous les huit à dix jours s'ils en contiennent 0,40 ; tou< les cinq jours s'ils en possèdent 0,60 ; enfin, tous les trois jours s'ils en ont 0,80. Ces nombres, sans doute, devraient être modifiés proportionnellement è l’évaporation des autres climats, mais ils indiquent assez que la quantité de pluie qui est suffisante pour une nature de sol cesse de l'ètre pour une autre qui contient plus de sable.

Fournir au terrain une quantité de pluie tellement distribuée, qu'il reste le plus longtemps possible dans l'état approchant de 0,33 d'humidité à 0°*,30 de profondeur pendant les travaux et la végétation herbacée, et qu’il soit plus rapproché de 0,10 d'humidité pendant la maturation des fruits et des semences; telleestia règle qui peut faire apprécier dans chaque lieu la bonne ou la mauvaise répartition des pluies. Elle réunit dans une seule formule tous les éléments dont se compose l’état le plus favorable de la terre sous le rapport de l'humidité ; savoir : la quantité de pluie, celle de l’évaporation, la nature et la situation du terrain; elle échappe à toutes les erreurs que l’appréciation de chacun de ces éléments et de ces rapports pourrait faire naître.

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