CLIMATOLOGIE
plus prt's aux intérêts réciproques des peuples, puisque cV.st de la diversité des climats que naît la variété des productions et la nécessité des relations commerciales entre eux. Il y a eu un temps où l’agriculteur pouvait penser que ses ancêtres avaient fait choix des plantes les plus convenables à son climat, et qu’il avait su admettre dans ses cultures toutes celles qui suffisaient à ses besoins ; la communication rapide des idées, l’amélioration du mouvement industriel ontdü lui prouver souvent que l'adoption de certaines cultures n’avait eu d’autre motif que des difficultés de transports qui empêchaient do les obtenir par le commerce à des conditions plus favorables que celles auxquelles les vendait le sol lui-même ; que, d’un autre côté, il y avait des conquêtes à faire sur d’autres pays, et qu’on pouvait s’approprier avec avantage des produits que l’on en tirait auparavant. C’est à la météorologie qu’il a fallu surtout demander ces enseignements. Le mûrier, enlevé au monopole de l’Orient, puis trouvant en Europe des limites que l’on tente si souvent de franchir, est une preuve de ce qu’on peut obtenir de la connaissance des faits météorologiques bien étudiés. Combien d’autres plantes peuvent encore ainsi changer la situation relative des peuples ! Ne voyons-nous pas le Midi déshérité du commerce de l’huile par la prospérité des cultures des plantes oléifères dans le Nord, et ne peut-il pas la reconquérir rapidement en associant à ses oliviers le madia et le sésame? Et aujourd’hui, au milieu de la passion d’émigration et de colonisation qui tourmente le monde, est-il bien prudent de faire d’avance des plans de culture, d’importer la vigne à la nouvelle Vevey, de chercher à cultiver la canne à sucre à Alger, sans s’être assuré du climat qui peut convenir à ces végétaux, et do ceux qu’ils trouveront dans la nouvelle patrie qu’on leur destine? Jamais l’étude de la climatologie n’a eu plus d’importance que de nos jours ; sans elle la pratique des assolements manque de sa base la plus essentielle, puisque, ne connaissant qu’im-
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parfaitement la distribution des saisons, nous ne pouvons com> prendre, ni ce que les anciennes pratiques peuvent avoir de défectueux, ni choisir celles qui peuvent les remplacer convenablement.
La composition de l’atmosphère ne différant sur les divers points du globe que par ses éléments accidentels, ce serait par ceux-ci que nous devrions commencer notre étude, si nous ne manquions pas absolument de matériaux comparables ; ainsi, jusqu’à ce que la chimie ait rempli cette lacune importante, c’est à la répartition des propriétés physiques de l’atmosphère que nous devons nous borner.