‹ Cours d'agriculture (volume 2)Chapitre 41 sur 105 · PAYS DE >10^TAG^ES · texte numérisé non relu

PAYS DE >10^TAG^ES

Pétersbourg. .

Stocklwlni . . .

iSpyderbcrg. .

Nijni-Taguilsk .

Copenhague. .

Moscou

Hambourg . .

Berlin

Middelbourg .

Sagan

Erl'urth

La Rochelle. .

Prague

Tegernsée. . . . 16,7

Mafras ....

Bruxelles. . . .

Pcissenberg. . . 17,9

Païenne. . . .

Manheiin ....

S.-Gothard. . , 23,1

Carlsruho. . . .

Ratisbonne. . .

Paris

Stuttgardl.. . .

Munich

Bade

Genève

Milan

Padoue

Vérone

Grenoble. . . .

Turin

Bologne

Bucbarest. . . .

Orange. . . . .

Florence . . . .

Marseille. . . .

Rome

Alger

Si nous prenons

la moyenne des

clairs de l’été dans

ces différentes situations, nous trouvons pour les côtes occi-

dentales 31,2; pour les pays continentaux du nord 39,3, et pour ceux du midi 61,4. Ces nombres indiquent assez la différence climatérique qui existe entre des lieux si différemment éclairés.

HÉPAKTl’riON Uü LA Ll'MIÈKE. 217

Mais la présence ou l’absence des nuages est loin de nous faire connaître la véritable transparence de l’air. Le soleil ne transmettra pas la même quantité de chaleur pendant toutes les journées que nous appellerons claires. Nous avons déjà vu que la chaleur solaire était |>lus forte dans les jours clairs à Orange pendant les mois de février, mars, avril, septembre et octobre, où elle atteint 22 degrés* ; à Paris, pendant les mois de mars, avril, mai et août; à Peissenberg, pendant ceux de janvier, avril et juin* ; de pareilles différences doivent se trouver entre les climats. Ainsi d’abord, les physiciens qui ont fait des observations de chaleur solaire sont loin d'avoir pu obtenir à coup sûr les maximums d’effet en choisissant un jour qu’ils regardaient comme un jour clair ; ensuite la même différence qui existe entre les saisons doit exister entre les différentes régions. Voyons cependant ce qu’ont produit ces observations faites dans des jours (juc l’on croyait de même nature :

A Thinivellier (Islande), 31 . Loltin trouvait, le 2 1 juin 1 836, qu’un thermomètre couvert d’un millimètre de terreau marquait 45** à 2 heures, l’air étant à 14** ; la chaleur solaire augmentait donc de 31** la température de la surface de la terre, l’n thermomètre appliqué contre un mur de basalte marquait 35**, l, et par conséquent dans cette position la chaleur solaire accumulée était de 21o,5.

Le 4 juillet, le P. Hell obtenait dans Plie de Wardhoc (mer Blanche), d’un thermomètre pendu à l'abri d'un mur, 30<>,6, le thermomètre à l’ombre étant à ô<>,6. Ainsi la chaleur solaire était de 25 degrés 3,

A Manheim, trois ans d’observations ne nous donnent pas Une différence de plus de 6<* entre la chaleur solaire et la chaleur atmosphérique *.

(I) Page 130.

(V) Page 77.

(3) Ephémeriden de i'ienne, 1792.

(4) Ephéniéridi'S de Manheim.

MÊréOHOLOGIE AOSICOLB.

A Prague, au nord, le 38 février 1785, à 1 1 heures, le thermomètre marquait

Au soleil 18*75

A l’ombre 5,38

Différence. . . 13,37

Les observations qu’a faites à Toulon, en février 18S3*, M. Duhamel, sur un thermomètre exposé au soleil, à l’abri du vent, pendant 15 minutes à midi, nous donnent, pour le maximum de la différence, 17<>,3.

Bell trouvait à Anapa en Circassie, en observant à midi, le

34 juillet 1837,

Au soleil 46*1

A l’ombre 18,6

Différence. . . . 27,9

Et le 10 août,

Au soleil 51*

A l’ombre 35,56

Différence. . . . 15,44*

Nous recevons en ce moment l’annuaire météorologique de M. Kuppfer, pour 1 841 ; nous y trouvons les observations des radiations solaires faites à Pétersbourg, à 3 heures; malheureusement elles n’ont lieu que les jours où le soleil est parfaitement clair, et on n’a pas pensé à rechercher aussi la chaleur solaire qui traverse les nuages. Nous ne pouvons donc comparer cet état du ciel qu’avec ce qui se passe à Orange dans les mêmes circonstances, et que nous avons rapporté à la page 130. Nous mettons ici en regard les deux séries d’observations.

(1) Annaleit des sciences pour le midi-

(2) Vuÿuye en Circasie, l. 1, p. 201.

Page 1