RÉPARTITION DE LA LUMIÈRE
Moyennes solaires des jours clairs.
Orange,
PÉTEBSBOURG.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre. . . .
Octobre
Novembre
Décembre
Moyenne annuelle. .
L’extinction des rayons solaires est proportionnelle à l’épaisseur de l’atmosphère qu’ils ont à traverser et à l’état des vapeurs que Pair renferme. Si nous supposons qu’à Orange, où l’épaisseur moyenne de la couche à traverser est de 2,4, l’extinction pour une couche d’air d’une épaisseur égale à 1 soit de 4“,6, le quart de la chaleur solaire de l’année, nous trouverons les résultats suivants pour les difl'érents mois dans les deux pays:
Orange (1825-43). Pétebsbourg (1841).
ÊpaiiMur £iilitpiiua de ta courba de rbaleur ainio'iiLériqoa à 4,< IraTanéf . pour latoi.
Uifféranea
Cbakur Êpaiaiaor Esiiarlioti Chalear d'Oraoft
qu'aurait eue do la couche de chaleur qu'aurait rua à Pélarab.
le anieil alntosplirrique à 4,6 leioleil Chaleur
, au aéDitb. (raveraér. pourlatiu. au téiiilh. lêuitbale.
15 janvier
15 février
15 avril. .
15 mai . .
15 juin .
15 juillet .
15 août. .
15 sept. .
15 octob.
15 nov. .
15 déc. .
pour 9 mois.
S20 mëtk'urologie agricole.
Ce lableau est fort remarquable ; nous y voyons d'abord que le chiiTre adopté pour l’extinction moyenne, dans l’expérience faite à Orange, celui de 4°, 6, pour l’épaisseur d’une atmosphère, est trop faible pour Saint-Pétersbourg, car si l’air avait la même transparence en ce lieu qu'à Orange, la chaleur solaire, réduite au zénith, en ajoutant l’extinction normale à la chaleur observée, devrait être égale dans les deux lieux; mais on a observé qu’elle est constamment moindre à Saint-Pétersbourg.
Ces résultats nous font présumer qu’il y aurait de la témérité à vouloir attribuer aux jours clairs de tous les pays et de toutes les saisons une degré égal de translucidité, et que des expériences directes peuvent seules nous apprendre la puissance solaire dans les difl'érents climats. Cependant nous n'avons pu résister à l’envie de rechercher les résultats que produirait ce chiffre hypothétique appliqué au tableau que nous venons de donner des jours clairs des düTérents pays ; nous avons écarté les lieux situés sur de hautes montagnes, dont nous ne connaissons pas bien le pouvoir solaire, et que les observations de Peisseuberg tendraient à élever beaucoup. Alors considérant que, d’après nos expériences rapportées plus haut, page 130, les jours clairs nous donnent 18°, 3 de chaleur solaire; que la moyenne des jours complètement clairs et nuageux sans être couverts, nous donne 12®, 5 ; que celle des jours couverts est de l“,3, nous avons pensé (|u’en assignant en moyenne 1 5 degrés do chaleur solaire aux jours éclairés par le soleil (clairs moyens), nous aurions un tableau de la chaleur que le soleil ajoute durant l’été à la température atmosphérique de chaque contrée. Ce tableau manquerait d’exactitude pour un grand nombre de lieux, mais il établirait du moins par approximation une échelle de comparaison fort instructive ; c’est ce qui nous engage à le mettre sous les yeux de nos lecteurs.
«{^.PARTITION ne LA LrMiiïRR.
Hanibourg. . . .
Chaleur anisire «U lete.
393, fi
Berlin
Chili, ur «olaira .!.• IV lé.
Middelbourg. . .
Nijné Taguilsk . .
Munich
. 513,fi
Mafra
Hanheim
Bologne
Ratisbonne. . . .
Moscou
Copenhague. . .
Padoue
Pétersbourg. . .
Orange
La Rochelle. . .
Grenoble
Prague
Palerme
Carlsruhe. . . .
Turin
Bruxelles
Milan
Erfurth
Marseille
Stuttgart
Rome
Stockholm. . . .
Vérone
Bade
Alger
Bucharest. . . .
Florence
Paris
Ce tableau exprime bien le passage des pâturages éternellement verts des côtes de l’Océan et des belles récoltes fourragères du centre de l’Allemagne, à l’aridité des campagnes situées au midi des Alpes, lorsque pendant l’été, l’irrigation ne vient pas rendre aux champs l’humidité dissipée par la chaleur, et doubler ainsi les produits qu'on obtient naturellement au nord avec un soleil pâle. '