‹ Cours d'agriculture (volume 2)Chapitre 50 sur 105 · PÔ · texte numérisé non relu

PÔ

Rhin.

Bude

422,4 Venise. . .

835,3 Middcibourg

Vienne. . . .

491,7 Padoue. . .

860,0 Coblontz. .

Ratisbonne. .

570,1 Bologne. . .

535,7 Manheim. .

Ulm

680,9 Parme . . .

799,9 Ilaguenau. .

Genkingcn . .

1511,2 Milan. . . .

966,3 Strasbourg.

Turin. . . .

954,2 Zurich. . .

Berno. . . .

La marche ascendante de la quantité de pluie s’accorde avec celle de l’altitude dans les vallées du Danube, du Rhin, du Pô ; mais elle est interrompue dans celle du Rhône par le chiffre élevé de Viviers, ce qui s’explique facilement pour ceux qui connaissent la position de cette ville dans un vrai défilé où les nuages doivent souflrir une compression ; Mâcon {Berzéla-

mSTRlBüTION DKS PIÜIÈS.

ville) paraît tHre le point maximum des pluies, elles vont ensuite en diminuant en remontant la vallée de la Saéne; c’est aussi que l'on a dépassé alors la ligne des Alpes et que l’action du réfrigérant devient de moins en moins forte.

§ III. — Influence des circonstances locales sur la quantité de pluie.

En réunissant les lieux où tombent en Europe les plus fortes pluies, celles qui dépassent un mètre, nous trouvons :

mtllim.

Tolmezzo (Etats Vénitiens) 2421,9

Bergen 2250,4

Cercivento (Etats Vénitiens) 2000,4

Udine 1701,8

Chambéry 1653,5

Saint-Rambert (Ain) 1650,0 '

Sacile (Etats Vénitiens) 1581,3

Genkingen (Forêt-Noire) 1541,2

, Mont Saint-Bernard 1512,9

Ivrée 1470,0*

Marciat (Ain) 1450,0^

Saint-Jean-de-Bruel (Lozère) 1387,2

Camajore (Apennins) 1377,8

Kendal (Angleterre) 1363,7

Gênes 1345,9

S.-Etienne-de Valfrancesque (Lozère). 1328,5

Conegliano (Etats Vénitiens) 1291,5

Bourg (Ain) 1250,0 ♦

Brescia 1250,6

Pise 1244,2

Joyeuse (Ardèche) 124o,7

Douvres 1193,5

Tegernsée (Alpes Bavaroises) 1185,0

Aurillap 1140,o^

Berne 1138,7

Spilberg (Etats Vénitiens) 1 117,0

Vicence 1106,0

Pontarlier 1105,1

Trieste 1067,6

Augsbourg 1019,3

Lancaster 1007,5

(1, 2, 3, 4) Puvis, Irrigations. (5) Deribierde Chayssac.

254 Mlil^OBOLOGR ACfRICOLK.

Ce qui nous semble d’abord remarquable dans cette liste, c’est d’y voir un si grand nombre de lieux qui ont ce caractère topographique commun, d’étre situés au pied d’une grande chaîne de montagnes opposées à la direction des vents qui viennent du réservoir des vapeurs. Tous les pays situés dans l’entonnoir qui ferme la terre-ferme de Venise sont de ce nombre ; ce vaste golfe terrestre est un des lieux les plus pluvieux de l’Europe. Bergen, situé au pied du massif le plus considérable des Alpes scandinaviennes; la plainede Chambéry, située entre la direction du vent de sud-ouest et le mont Blanc ; Genkingen, au fond des gorges de Ta Forôt-Noire; différentes localités du département de l’Ain, Bourg, Marciat, Saint-Rambert dont les pluies augmentent en quantité à mesure que ces villes se rapprochent du Jura, auquel elles sont adossées ; Saint- Jean de Bruel , Saint-Étienne de Valfranoesque , Joyeuse , au pied méridional desCévennes; Camajore, Gènes, Pise, dans la même position à l’égard des Apennins, et Brescia à l’égard des Alpes ; le Saint-Bernard entouré de toutes parts des glaciers des Hautes- Alpes, donnent un exemple de ce que peut la réfrigération locale.

Ainsi, on peut conclure de ce tableau que deux circonstances principales paraissent influer sur la quantité annuelle de pluie : 1* la situation d’un lieu dans une enceinte fermée du côté opposé aux vents humides que les nuages franchissent diiliciUvment, et contre les parois de laquelle ils s’amoncellent; 2® le trajet des vents humides à travers un pays haut et froid où se fait la réfrigération de la vapeur, et où ils sont obligés de suivre une gorge bordée de parois élevées.

Si après avoir ainsi scruté les lieux où la pluviosité est la plus forte nous voulions considérer ce qui so passe quand le vent pluvieux traverse une vaste surface plate, nous aurions le tableau suivant :

BISTRrBÜTlON DES PUJUS. 255

La Rochelle . . .

Laon

Metz

Paris

Manheim. . . .

Auxerre

Berlin

On voit dans ce tableau, qu’après s’ètrc déchargés immédiatement d’une partie de leur eau , les nuages se refroidissent progressivement, en donnant une quantité de pluie qui va en augmentant, jusqu’à un certain point où les nuages se trouvant épuisés, la quantité commence à diminuer. Le même fait

se reproduit dans l’intérieur de la Russie, nous trouvons :

mUIîm.

üpsal 466

Saint-Pétersbourg. ... 444

Zlatoust 405

Catherinenburg 301

Yakouskt 273

Si maintenant nous voulons connaître la distribution géographique des pluies, nous trouverons les moyennes suivantes :

otiliim.

1® Angleterre à l’ouest 954

2® Angleterre à l’est 674

S® Côtes ouest de l’Europe . 663

4® Italie au sud des Apennins et France méridionale. 874

5® Italie au nord des Apennins 1136

6® France septentrionale et Allemagne 650

7® Scandinavie 518

8® Russie !... 403

On voit ici que les fortes pluies ont lieu au sud-oue$t et au sud des grandes chaînes de montagnes, quelles diminuent d'intensité dans les pays de grandes plaines et d'autant plus que les lieux sont plus éloignés des réservoirs d'humidité. Les reliefs de montagnes représentent donc réellement les points pluvieux sur une carte géographique ; ces points se trouvent sur leur face sud et sud-ouest.

Ml^T^:OttOLOr.n AGRICOLK.

Section II. — Répartition det pluies selon les saisons.

La répartition des pluies selon les saisons est un des éléments les plus importants parla déterminationd’uncliraatagricole, car le climat sera d'autant plus favorable à la végétation que les pluies tomberont à l'époque de la grande végétation herbacée des plantes ; qu’elles s’arrêteront à l’époque de leur maturation, et qu’elles reparaîtront de bonne heure après les récoltes pour favoriser de nouveaux semis; dans les climats froids, les neiges de l’hiver seront aussi une condition requise pour le bon succès de récoltes, puisqu’elles les préservent des froids violents et des dégels subits. Nous trouvons en Europe les pluies distribuées de la manière suivante :

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