‹ Cours d'agriculture (volume 2)Chapitre 49 sur 105 · Funchal (Madère · texte numérisé non relu

Funchal (Madère

38 42 Lisbonne 608,t

44 50 Bordeaux 650,0

46 9 La Rochelle 652,2

47 13 Nantes 1292,0

51 29 Middclbourg 655,5

51 35 Breda 646,6

5155 Rotterdam 573,5

52 29 Zwanebourg 660,6

0 0 Hambourg 597,0

55 nO Copenhague 468,4

60 24 Bergen 2250,4

Il y a encore évidemment ici des anomalies de situation, mais si nous partons seulement de Lisbonne et que nous fassions abstraction du terme de Bergen, nous verrons une tendance des pluies à s’accroître du sud au nord, jusqu’en Bretagne, et à décroître ensuite en allant vers le nord ; tendance modifiée par des causes locales qu’il faudra étudier en détail.

S II. — Influence de l’altitude des lieux.

On avait observé depuis longtemps * que des udomètres placés à diiférentes hauteurs recueillaient des quantités inégale de pluies; il s’en trouvait une quantité moins considérable (1) Heberden, Trans. philosoph., 1769, p. 359.

DISTRIBOnOIf UES PLDIBS. 951

dans le réservoir le plus élevé. Ces différences pouvaient être évaluées de la sorte :

Four le pliM éiov*. Pour U phi» boa.

A Paris, 23 mètres de différence de haa-

leur donnent 1,0 1,13

A Copenhague, 32 mètres de différence. 1,0 1,27

A Manchester, 25 mètres 1,0 1,60

A Yorck, 53 mètres 1,0 1,72

A Pavie, 14 mètres 1,0 1,011

D’un autre côté, on avait observé que, selon les saisons, les dilTérences étaient les suivantes :

A Yorck. . . Hiver 1 1,80

Printemps 1 1,81

Eté 1 1,52

Automne 1 1,61

A Paris . . . Hiver 1 1,006

Printemps 1 1,004

Etc 1 1,016

Automne 1 1,015

Il était dès lors probable que la pluie en tombant précipitait et entraînait l’humidité contenue dans les couches inférieures de l’air ; mais s’ensuivait-il que la quantité de pluie devait diminuer à mesure qu’on s’élève sur les montagnes? Nous n’avons d’observations de pluie que pour une seule hauteur un peu considérable, c'est celle du Saint-Bernard; or, en les comparant aux observations qui concernent des pays placés à scs pieds, nous trouvons :

mQnm.

A Milan 066,5

Berne 1138,7 Saint-Bernard . . . 1512,0

Genève 752,7

Si l’on pouvait résoudre une telle question par un seul exemple , elle serait irrévocablement résolue ; mais est-il bien certain que des causes locales n’agissent pas au Saint-Bernard pour augmenter d’une manière particulière les neiges et les pluies dans ce défilé des Alpes?

ün autre exemple nous montre combien il est hasardeux de

UÉTÉOROLOGIE AGRICOLE.

se confier à une seule comparaison de ce genre. A Catane , 8 années d’observations nous donnent 713™, 9 de pluie, et à Nicolosi, situé sur la pente de l’Etna , à 746 mètres au-dessus de Catane, nous avons seulement 70 8”, 0, d’après 28 années d’observations (1811-1839). On conçoit que le problème ne pourrait être résolu que par des résultats obtenus sur des cimes isolées, car si, comme dans les deux cas cités, on se place dans des défilés ou sur des pentes, la disposition des lieux peut changer toutes les conditions de la pluviosité.

Pour attaquer le problème par un autre côté, suivons différentes vallées du bas en haut, et voyons les résultats que nous obtiendrons.

VALLÉE nu RhÔ.NE.

Arles

Orange

Viviers

Lyon

Saône.

Rhône.

Villefranche

Genève

Berzélaville

Lausanne

Dijon.. . .

Vevey

Gray. . . .

Danube

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