‹ Cours d'agricultureChapitre 13 sur 174 · AGHOLOGIE · texte numérisé non relu

AGHOLOGIE

d'autres abandonnent tous leurs principes fertilisants avécune grande facilité. On trouvera plus loin des détails nombreux sur ces phénomènes.

Quand on veut se borner à constater la présence de l’azote dans une substance ou dans une terre sans en déterminer la' quantité, on prend un tube de 2 à 3 centimètres de diamètre et de 12 centimètres dé longueur; on fait tomber au fond un jpetit morceau de potassium ayant à peu près la grosseur d'un grain de millet, on le tasse avec une tige de platine, puis on èjoutc la matière à essayer. Saisissant alors le tube à l’aide d’une pince, on le cbaulTe dans la flamme d’une lampe d'al-> cool à la température du roug^naissant, jusqu’à ce que l’excès de potassium se soit dégagé en vapeurs en passant au travers de la matière organique carbonisée.

Après le refroidissement on coupe en deux le tube au moyen d’une entaille faite d’un coup de lime, on détache la substance charbonneuse, on la fait tomber dans une petite capsule de porcelaine contenant de quatre à six gouttes d’eau ; on verse dans a capsule une goutte dé solution de çulfate de fer : alors l’ad-^ ditipn d’une goutte d’acide chlorhydrique fait apparaître la coloration bleue, propre aux cyanures de fer, si la substance contient* une combinaison azotée. Dans le cas contraire, le. précipité verdâtre sc redissoudrait sans développer de couleur, bleue. Cette couleur est d’autant plus intense que la substance est plus azotée ; mais cette réaction n’a pas lieu par les nitrates.

Cette épreuve facile peut dispenser de l’analyse quantitative quand on reconnaît que la terre ou la substance ne contient pas d'azote ; on fera donc bien de la tenter préalablement à cette analyse.

Pour procéder au dosage de l’azote contenu dans le sol, qu prend un tube de verre de 0'”,015 de diamètre et de 0™, 80 à 0™,90 de longueur. Il est fermé et étiré en.pointe àunede ses

extrémités. On met au'fond de ce tnbe 0°*,1S de longueur de bicarbonate de soude, puis 0"*,12 de bi-oxyde de cuivre; on mêle ensuite bien exactement 10 grammes de la terre à analy-’ ser avec du bioxyde de cuivre en quantité sulTisantc pour que ce mélange occupe environ 0“,12 de longueur dans le tube ; on le recouvre de 0'“,25 du môme bioxyde de cuivre, sur lequel on met environ do cuivre plané et bien exempt

d'oxyde en petits morceaux. On recouvre ce tube d’une enveloppe de cuivre laminé, pour éviter sa flexion, dans le cas où le verre chanfle entrerait en fusion ou se ramollirait.

La matière doit être bien desséchée dans le vide sec que l’on fait par le moyen de la pompe pneumatique èt le chlorure de chaux, et non avec l’acide sulfurique qui s’empare avec?' avidité des vapeurs ammoniacales. "

• On ferme exactement le tube avec un bouchon de liège entrant par force. Ce bouchon est percé d’un trou dans lequel entre à frottement le tube terminal de l’appareil à boules de Ltebig, dans lequel on a mis une solution concentrée de po-^ tassé caustique; l’autre extrémité de ce petit appareil est mise en communication, à travers un autre bouchon, avec un tube recourbé, dont l’extrémité passe dans la cuve à eau sous une petite cloche destinée à recevoir le gaz qui s’échappe. Telle est la dernière simplification que l’on a donnée ù cet appareil, pour lequel on peut ainsi se dispenser d’employ er la cuve à mercure sans nuire à la sûreté des résultats.

Agrolooie.

place des charbons ardents seulement sur le fond qui contient le bicarbonate de soude. Il se dégage du gaz acide carbonique qui chasse l’air contenu dansletube et dans la matière. Quand le bout du tube est bien échauffé, on saisit le moment où il > cesse d’arriver de l’air dans la cloche ; alors on ta retire et on lui substitue une nouvelle cloche graduée. On cesse de chauffer la partie du tube qui contient le carbonate de soude, et l’on commence à chauffer la partie antérieure près du bouchon, eu allant progressivement vers l’extrémité fertnée et en mainte-, nant toujours une chaleur rouge dans la partie antérieure qui contient le cuivre métallique, mais sans atteindte la partie qui contient le bicarbonate de soude. On continue à chauffer le .reste du tube tant qu’il passe des gaz. Quand il ne s’en produit plus, on cesse de chauffer la partie qui contient les oxydés de cuivre, on recommence à chauffer faiblement le carbonate 'do soude, et quand la partie opposée du tube est refroidie, on dégage le bouchon qui le ferme, et l’on termine ainsi l’opération. On mesure alors, sur l’échelle de graduation de la cloche, le . volume de gaz azote recueilli; on observe la températurê du thermomètre placé dans la cuve et la hauteur du baromètre pour ramener le volume du gaz à 0** de température et è la pression de 8™, 76. Pouf fsfiré cette réduction, on se sert de la

formule c , où n est le volume réduit, V le vo-

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