‹ Cours d'agricultureChapitre 12 sur 174 · A«80I,06IE · texte numérisé non relu

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proviiiCiC (le département, d’airoedissement), le territoire (œmmune), le dobi de la propriété et la situation précise du lieu où l’écliantillon a été pris, de manière à ce qu’on puisse V en retrouver la place. Ordinairement nous déterminerons cette place par des alignements pris au loin sur des objets naturels et fixœ, et si c^ objets saillante manquent, on indique la distance à un village, à un chemin, à une rivière, et la direction où l’on a recueilli l’échantillon ; ou, enfin, on désigne la pièce deterre, quand elle porte un nom, et la partie de cette pièce où il a été pris. Le nom vulgaire de la variété de terre qui compose l’échantUlon (marne, glaise, terre forte, causse, ségalas, varenne, boulbène, etc.). 3<> Les renseignements que l’on pourra se procurer sur l’effet que cette terre éprouve des météores, des saisons (la gelée brise les mottes *, la terre retient l’eau ; elle est eçiportée par les vente forte ; elle forme une croûte à sa surface avec les pluies, etc.). 4° La profondeur de la couche végétale, semblable à celle de la surface, sans s’attacher ' . à la profondéur des kbours. 5° La profondeur de l’eau dans les fossés et les puits, en été et en hiver. 6° L’inclinaison du sol avec l’hçrizon. 7"^ Les abris naturels du teitain. go La hauteur approximative du sol au-dessus de la nier (cette donnée, Vedltlude, se trouve, pour la France, sur les nouvelles cartes publiées par le dépét de la guerre). 9° La végétation ' naturelle du sol, les plantes adventices qui souillent les récoltes , la- nature -des arbres et leur venue. 10” Le genre dé culture, d’assolement et de rotation auquel ^t soumis le terrain.

Enfin on ajoutera beaucoup à l’intérét que présente cet examen, si l’on peut joindre à cette note les renseignements suivante, relatifs ù l’appréciation comparée des terres : 1 !<> Le prix vénal moyen-de cette espèce de terre dans le pays. ï SO'Son prix de -fermage, soit en corps de ferme, soit en parcelles.

.130 Les mercuriales du prix des grains et des fourrages dans

PARTIES C0N9TITÜANTES DES TERRAINS AGRICOLES. 43 , le pays. 14® Les débouchés dès grains et l’éloignement des’ marchés exprimé en heures de marche pour une voiture char- • • , . gée. 15* Les impositions. 16* Le salaire des valets de ferme.

17* Le salaire des journaliers. 18* Le prix des charrois. 19* Le taux de l’intérêt de l’argent dans la ville voisine.

Il est rare que l’on puisse avoir une suite complète de ré- • . penses à ces questions. Bien peu de cultivateurs sauront y • répondre avec certitude. Mais les hommes qui savent voir et interroger à propos n’en laisseront guère d’incomplètes après quelques heures de conversation avec les gens d’une ferme.

Section IL — Procédé» d'analyse.

L’analyse d'une terre peut avoir plusieurs buts différents :

1* ou l’on veut se faire une idée’de sa richesse actuelle, et alors le dosage de ('azoté suffit, il est inutile de la pousser plus loin ;

2* ou bien l’on cherche si la terre contient telle ou telle sub- stance spéciale, par exemple si elle contient de la chaux pour apprécier- la convenance d’un marnage , si elle contient du gypse, etc., et nous indiquerons à l’article de chacune de ces substances la méthode la plus courte et la plus' directe pour s’assurer de leur présence ; 3* ou bien, enfin, on veut connaître l’ensemble des propriétés du sol,' et alors il faut se livrer à une analyse complète. Celle-ci seule peut nous éclairer sur . ' les phénomènes que présente la végétation, sur les facilités et les difficultés de la culture, sur les modifications que doivent subir les engrais ; mais aus^ c’est l’œuvre d’un chimiste habitué aux manipulations ; et s’il est toujours possible à un cultivateur éclairé de parvenir à faire assez correctement Tanalysc spéciale qui consiste à rechercher telle ou telle substance dans le sol, ce n’est que par un ensemble de connaissances chimiques et l’habitude d’opérer que l’on peut espérer de bien réussir à une analyse complète. Car, ne nous le dissimulons

44 J . . , , AGEOLO««i ■ pas, les formules que nous allons donner seront bien suffisantes dans le plus grand nombre des cas ; mais il arrive aussi quel* qucfois qu’un praticien aura o^sion de 1^ modifier, de les abréger, de les changer, avec grand profit pour son temps et les résultats qu’il obtiendra ; enfin, ces analyses exigent un attirail d’instruments et de réactifs qu'il ne conviendrait pas h un cultivateur de se procurer pour traiter quelques terres ' seulement dont il veut connaître la composition. Il devra alors s’adresser à quelqu’un qui en ait l’habitude, et le nombre.de ces personnes s’accroît chaque jour dans nos .départements.

Les ingénieurs des mines, les professeurs des facultés et des collèges, beaucoup de pharmaciens, ont à leur disposition des laboratoires où les analyses peuvent se faire, et généralement ils s’empressent de mettre leur science à la disposition de ceux qui veulent l’utiliser.

Mais si ces procédés ne peuvent passer dans lapratique agricole habituelle, ils seront un objet d’instruction et de délassement que nous ne saurions trop recommander à nos jeunes ' ' agriculteurs que de bonnçs études ont familiarisés avec, les sciences naturelles. Ils y trouveront une occasion de les cultiver au profit de leur nouvelle profession, et elle leur fournira les moyens de se rendre compte des phénomènes si variés et si ' curieux qui se passent journellement sous leurs yeux, et qui sont muets pour ceux qui ne prennent pas l’habitude d’interroger la nature et de se rendre compte de son action. Nous ne saurions trop les engager à se livrer à des études qui ne nous ont jamais laissé un moment de vide dans la solitude des champs, et qui ne s’appliqueront pas seulement à l'analyse des terres, mais encore à une foule d’autres opérations agricoles.

Nous diviserons en trois parties l’analyse d’une terre : 1° le dosage de l’azote contenu dans la terre ; la recherche des principes solubles dans l’eau ; 3° celle des principes fixes, insolubles.

PABTIES GONSTITCANTES DES TEBRAIKS ACKICOLES. 45 S 1®'* — Dosage de l’azote.

' Nous 'verrons dans la suite de ce cours que les principes ' ammoniacaux que renferme le sol sont une des causes les plus importantes de sa fertilité, et celle qui est le plus sujette à manquer ou à disparaître. La valeur relative des engrais est ën grande partie, çt sous les moditicatidns dont nous parlerons plus tard , proportionnelle à l’azote qui entre dans leur composition; la richesse actuelle des terres peut aussi être appréciée par cette pro{|)rtion. On comprendra donc de quelle importance il est de rechercher d’abord cet élément précieux, un des signes principaux de la (écondiCé de . la terre.

Si l’on veut se borner à connaître cette richesse pour le mo- ^ ment actuel et à l’époque où l’on se trouve d’une rotation, le dosage de l’azote sera un excellent indice de la convenance d’appliquer immédiatement de nouveaux engrais au sol, ou de la possibilité de-différer la fumure, d’exiger de lui des récoltes épuisantes, ou de ne lui confier que' des plantes moins exigeantes. Mais quand on veut apprécier la valeur intrinsèque du sol, sa faculté de retenir avec ténacité une plus où moins grande quantité de principes azotés, c’est sur les portions du terrain qui n’ont pas reçu d’engrais' depuis longtemps qu’il faut opérer. Cette distinction est importante et nécessiterait peut-être que l’on répétât l’analyse sur le même terrain à ces deux états différents. La première analyse apprendrait l’état actuel de la terre, aidée par les fumiers et la culture, et c’est celle qui doit servir de base à l’appréciation ; la seconde indiquerait jusqu’à quel degré une culture négligée pourrait faire ' descendre le terrain : ce degré dépend de la composition minérale du sol ; et en faisant cette analyse on s’apercevra qu’il est des terrains frès difficiles à épuiser complètement, tandis que

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