AGROLOGIE
fos$es, on l'étencf sur le terrain, elle fcrü ses qualités nuisible» et finit par se convertir en terreau noir, propre à amender et fournir du carbone aux plantes, plutôt qu’à engraisser les terres.
•' C. — .Harcj.,
Plusieurs espèces de végétaux et plusieurs parties des végé-, faux, fruits, racines , tiges , sont soumis à l’action de la {tresse pour en extraire les sucs; le résidu solide qui reste prend le nom de marc ; et quand on lui donn,e une forme déterminée gu moyen du moulage, les corps qui en résultent se désignent sous le nom de tourteaux. Oh les utilise de .différentes manié*, res , et, entre autres , pour fertiliser les terres. Nous allons les passer en revue y en commençant par les tourteaux degrainetf oléagineuses. . ' ' ^ '
L’huile en nature n’est pas altsorbée par les racines des vè* gétaux; ce ne peut être non plus pour ses principes élémentaires^ le carbone et l’azote, que l’on recherche les tourteaux qui retiennent une petite qualité d’huile. C’est donc uniquement par . l’azotç, contenu dans les débris du péricarpe^ <]ue 1^ tourteaux • peuvent agir. • . .
^ Nous savons que. l’on a , à plusieurs reprises , cherché à réclamer la qualité d’engrais pour l’huile elle-même adhérente à ces pellicules; de même encore M. Michel a prétendu que les tourteaux n’ont de qualité végétative que parce qu’ils renferment de 10 à 20 litres d’huile par 1,000 kil. D’où il résulterait 'qu’un hectolitre d'huile de la valeur de 35 fr. représenterait comme engrais 5,000 tourteaux qui, é 9 fr., coûteraient 450 fr.
Il propose donc de mêler un hectolitre d’huile avec 20 hectolitres de cendres de houille ou de tourbeà 20 fr., et de composer ariusi pour 1 05 fr. un tourteau artificiel qui remplacerait avanta- .geusementla valeur de 450 f. de tourteau naturel t. Il y a longtemps que l’on a essayé l’huile comipe engrais. Le docteur (1) Jotivrnal d'tfgricullurc du Var, oct. 1842, p, 519. , , . ' • .
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Hunter, un des plus anciens écrivains agricoles do l’Angleterre^ mêlait 12 livres de potasse d’Amérique avec 12 galons d’hùile de baleine, de l’eau et de la terre; il composait ainsi-un engrais savonneux*. Dans les différents essais que l'on a cités, on a toujours mélangé l’huile avec des substances alcalines ou d’autres engrais ; mais on connaît les bous effets des cepdres seules et ceux des alcalis Gxes. On ne peut donc tirer aucune conclusion de pareils essais. Il faudrait , pour être autorisé à’ vanter l’cfGcacité de l’huile comme substance fertilisante , l’avoir mêlée avec la terre même du champ, sans autre addition, pour en former l’engrais. C’est ce que l’on n’a pas fait encore.
1 . Marcs d'olive. Quoiqu'on s’en serve ordinairement pourle cbaulfage dans les pays à oliviers, généralement peu pourvus de bois, il n'est pas inutile de constater leurs propriétés nutrftives , pour comparer leur, valeur économique comme engrais ■ à celle qu’ils ont comme combustibles. Le marc d’olive extrait •par de très fortes pressas, de telle manière qu’il n’était pas susceptible dé donner de profit à la recense, desséché à la température ordinaire, a donné 0,738 p. 100 d’azote^ Jl faudrait donc, pour qu’il pût être employé avec profit comûie engrais , comparativement au fumier d’écurie se vendant 0 fr. 65 c. ’ , qu’il pût s’acheter à 1 fr. 18 c. les lOOkilogr. Dans notre midi; il a une valeur plus considérable.
'i. Marcs, tourteaux de colza. Les tourteaux de colza sont Leaucopp plus richçs ; ils donnent à l’état nomal 4,92 p. lOÛ d’azote, et à l’état sec 5,50; cela ne doit pas étonner, car. les ■ marcs d’olive renferment une grande proportion de ligneux* des noyaux, tandis que les tourteaux de colza np présentent
(1) Arthur Young, t. XV, p. 1-50.
(2) Ibid., t. XVI, p. 4T2; Maurice, Traité des engrais, p. 8S
‘et suiv. • . , , .
(.3) C!est toujours du fumier de ferme, au titre de 0,40 d’azote, qu’il est question ici ; le fumier d’auberge , au titre de 0,79 , se vend 1 fr. 30'c. dansie midi.
AGROLOGIC.
que très peu de ügncux, débris de l'enveloppe des graines. Le prix normal de cet engrais serait donc de 7 fr. 87 c. les 100 ' kilogr. Leur cours est de 1 % fr. ; ce qui fait monter à 8 fr. 44 c. le kilogr. de leur azote.
'• 3. Les towrteaus dé lin sont supérieurs encore à ceux de
• colza et renferment 5,80 d’azote à l’état normal, et 6,00 à l'état sec; le prix varie de 18 à 19 fr. les 100 kilogr. , ce qui
' . porte celui de leur azote à 3 fr. 46 c.
' 4. Les tourteaux de madia retiennent 5,06 d’axote 4 l’état
normal, et 5,70 à l’état sec ; leur prix à Marseille est de 11 fr. 50'c. les 100 kilogr. ■ .
■ ' 5. Les tourteaux de tisame contiennent, 4 l’état normal,
9,97 p.'.lOO d’eau, et présentent à l’analyse 6,79 d’azote; à
• l’étet sec, 7,47 p. 100 d’azote. Leur prix étant en cç moment de 1 4 fr. dans les départements du midi, leur azote reviendrait
• à 1 fr! 87 c. On avait préteiulu que ce tourteau ne pouvait, sans danger être consommé par les animaux, ^ous avons fait
• voir dans un travail, frit en commun avec M. Payen, qu’il constituait une bonne nourriture
6. Les tourteaux de coton n’ont pas, à l’état sec, plus de 380 p. 100 d’azote.
7. Enfin les lourleawx d'aracAtde ont 8,33 p; 100.d’azote à l’état normal, et 8, S9 à l’état sec.
On fait aussi usage dé tourteaux de graines de cameline, de chèneris, de pavots, de faines. Les tourteaux de noix sontem-
■ 'ployés à la nourriture des animaux. Les tourteaux de ricin ont .' "occasionné de graves accidents d’empoisonnement quand on a
voulu les frire consommer par les bestiaux. On peut voir, au tableau qui termine le volume, le litre de ces différents résidus.
• On emploie beaucoup les tourteaux comme engrais. Pulvérisés, on les répand soit sur les plantes qui ont déjà poussé, soit ■
• ^r les champs en les enferrant par un labour. La dose est de (1) Comptes rcmhis, t XVlII,p 797. • . ' ■ •
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600 à 1,000 kilogr. dans la culture ordinaire, et jusqu'à 1,600 à 1,700 pour la culture du chanvre. 1,000 kilogr. de tourteaux de colza renforuicnt. autant d’azote que 13,300 kilogr. de fumier de ferme. Ce serait une très légère fumure.
M. de Bec a fait des expériences très intéressantes à la ferme de la Montauronne, en Provence, sur les effets agricoles de tourteau; en voici les résultats :
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TOURTEACX DE COTON.
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‘TOCRTEAUX DE COLZA.
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TOCRTEACX DE VADIA.
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9600 6.73 64, St- TOCATEACX DB LU.
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SOO kil. . . . .