‹ Cours d'agricultureChapitre 16 sur 174 · AGIIOLOGIE · texte numérisé non relu

AGIIOLOGIE

moitié de i’eau (9<>) ^on précipite par le nitrate d'argent on a du chlorure d'argent que l’on sèche, que l’on pèse, et en retran- .cbant du chlore indiqué par la pesée celui qui appartient au chlorure de sodium trouvé (10°), on a celui qui était combiné • avec la chaux et la magnésie.

1 2° Cette détermination nous donne le poids des hases qui étaient unies avec l’adde nitrique, et par conséquent celui de ce dernier.

1{}" On reprend alors par l’eau les matières qui n’ont pu se dissoudre dans l’alcool (8°) : ce sont les sulfates de chaux, de soude, d’ammoniaque, de fer ; le nitrate de potasse, les chlorures de potassium et de sodium.

1 4° On partage la solution en deux parties ; on traite la première par le nitrate do baryte qui précipite l’acide sulfurique, l’autre par le nitrate d’argent, qui précipite le chlore des chlorures. On sèche, on lave les précipités, qui indiquent la . quantité d’acides contenus dans la solution.

15° La première partie de la solution (14°) nous ayant donné la quantité de chlore des chlorures de sodium et de potassium par le poids des nitrates, on rapproche la solution, on y ajoute du chlorhydrate de platine qui précipite la potasse à l’état de chlorure double, qu’on lave avec de l’eau alcoolisée pour éviter sa dissolution, et donne la soude par la düTérence du poids de la potasse à celui des bases nécessaires pour saturer l’acide hydrochloriquc qui existait dans la solution ; ou bien on précipite la soude par l’antimoniate de potasse d’une moitié de la solution, et la potasse par le chlorhydrate de platine dé l’autre moitié.

16° La seconde partie de la solution (14°) nous a donné là quantité d’acide sulfurique et a tranformé les sels en cholures. On les traite alors comme il sera indiqué à partir du n° 2, de la 3° opération du ^ III, et l’on a ainsi toutes les bases et tous les acides contenus dans la solution aqueuse.

PARTIES CONSTITUAimS DESTERRAIJIS AGRICOLES. SS - ) III. — Analyse de la partie insoluble dans l’eau.

• Quoique cette partie de Tanai^se n’ait pas pour la nutrition des plantes une importance aussi directe que celle des gaz et des substances solubles du sol ; quoique ces raisons aient influé sur le jugement défaTorable que plusieurs savants agriculteurs avaient porté sur les procédé chimiques appliqués à l’agriculture, quand ces procédés incomplets ne s’attaquaient qu’aux substances minérales les plus fixes du sol , cependant elle a encore une grande valeur pour celui qiû réfléchit q«?ii se'trouve là plusieurs corps susceptibles de se décomposer naturellement et qui fournissent des éléments solubles à la plante ; tels sont,par exemple, les silicates de potasse, les carbonates de chaux et . de magnésie, etc.; quand on voit tous ces principes fixes faire partie du squelette des Végétaux et témoigner amsi de leur solubilité; quand enfin on reconnaît Tinfluence qne quelquesuns d'entre eux, l’alumine, par exemple, ont. sur les propriétés physiques de la terre, plus on aura d’analyses exactes et , complètes comparées i U végétation du sol et à ses propriétés, et plus se rébalnliterâ parmi nous l’opinion de l’utBité de ces analyses. Parmi les procédés nombreux qui peuvent être employés et que le génie des chimistes habiles variera sàns doute, selon les cas et leiir inspiration, je vais en décrire un seul qui embrasse les substances qui font habituellement partie des terrains agricoles.

Quand on possède de bonnes balances d’essai, l’on peut opérer l’analyse sur 2 grammes de terre; mais pour peu que la balance ne trébuche pas au milligramme, on fera bien de porter le poids de la terre à 5 grammes.

Les opérations préalables consistent à cribler une certaine masse de terre à travers un crible dont les trous aient 1 millimètre de diamètre. On pèse séparément la partie qui a passé

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