AVOID
1024,13 viande, à 89 t. 75, . 9ltC9
DOIT
Intérêt de la valeur et dépré.
ciatioR.
l'eiTure - .
Tonte (au printemps).
Vétérinaire
8 bectol. .avoine à 6 fr.
1,166 kil. luzerne à S fr.
6,600 kil. loin grossier * 5,000 kil. paille. .
ATOin.
194 jours de travail à 1 fr.
30,000 kik lumier. . .
ère. 20 »
Ainsi, en portant sur la comptabilité de la ferme les journées employées à 1 fr. 50 c,, nous obtenons du fumier à 36 c. les 100 kilogr. ; il contient 60 p. 100 d’azote, et celui-ci ne coûte
(1) .tonales de Roville, t. Vi, p. 88.
(2) Les chevaux choisissent la bonne partie des roseaux ; le reste, ainsi que la paille, passe à la litière.
ALIHE^tTAlïON VlkiÉTALE. , 68 i
donc que 61 c.' environ le kilogr. Mais si nous comptons le fumier au prix du pays, ou 1 fr. pour le fumier de ferme, nous trouvons 500 fr. pour le fumier et seulement 103 fr. à répartir en 194 journées, ce qui ne les porterait qu’à 53 c. la journée. Ainsi, ou lè fumier ou le travail à bon marché, voilà ce qui résulte de ce compte.
■ De «es difiérents exemples,- nous tirons la conclusion: 1<* qu’il est faux de dire que la production du fumier soit une charge pesante pour les cultivateurs, puisqu’au contraire ils üobtiennent, dans les conditions les plus ordinaires, à un prix égal ou inférieur à celui auquel ils peuvent le réaliser, soit pac la vente, soit par la culture, et que la meilleure preuve que l’on en puisse donner, c’est l’état de détresse des fermes où l’on a peu de bétail) comparé à 4a prospérité de celle» où l’on en élève beaucoup. Il serait singulier qu’en multipliant les perles on arrivât à des bénéfices.
Que l^engraissement des animaux parait fournir le fumier air prix le plus bas, parce que cet engraissement se faisant généralement à l’étable, il n’y a aucune partie de la nourriture qui soit perdue; elle tourne toute au profit de la graisse, quise paie; ou ëlle faitdu fumier, tandis que dans l’élève des bestiaux une partie sert au développement des organes et des parties qui se paient moins bien, et une autre partie produit du fumier perdu sur les pâturages.
3** Que les bêtes de travail produisent le fumier à un prix ' moindre que les troupeaux de brebis et même que les vaches, «i on parvient à les occuper d’une manière constante,. ^
4*^ Qu’il dépend de tout bon agriculteur qui a une étendue suffisante de terrain d'obtenir toujours des engrais azotés, de manière à ce que l’azote né lui revienne pas à plus de 1 fr . iO C/ le kilogr. , et souvent bien au<-dessous ; qu’il en obtiendra même gratuitement, s’il consacre à l'engraissement des bestiaux ses soins et ses ressources alimentaires ' , >
AGBOLOGIE.
- 5'^ Que, dans les comptes agricoles, il y o des relations nécessaires entre tous les articles. Que, par exemple, le prix dcg journées de travail des animaux, celui du fourrage, celui de l'engrais sont dépendants les uns des autres; que, dans une position isolée où il n’y aurait ni moyens do louer le travail, ni d'acheter et vendre le fumier, on pourràit arbitrairement élever ou abaisser la valeur des uns et des autres, de. manière à établir la balance ; mais que là où existe un marché pour quelques-unes de ces valeurs, toutes les autres en sont dépendantes. Qu'ainsi il ne serait pas loisible de dire que l’on a le fourrage à SO c. les 100 kilogr^, là où l’avoine se vendrait 5 fr. 67 c. l’hectol., attendu qu’elle représenté an plus, par la nutrition, le douMe de son poids du foin. Or, l’hectolitre d’avoine pesant en moyenne 43'^,91, on trouverait toujours le moyen d'obtenir de 67'‘,80 de foin les mêmes produits, soit par la vente, soit par la consommation, et qu’ainsi, dans ce cas, les 100 kilogr. de foin vaudraient 6fr. 4 c., et qu’alors, par contre-coup, la nourriture du cheval vaudrait au moins 1 fr. 20 c.; son entretien total, 438 francs par an ; ses journées, là où l’on pourrait l’occuper pendant 300 jours, vaudraient 3 fr. 37 c., et qu’à ce- prix on aurait gratuitement son fumier ; que si au contraire c’était le fumier qui eût une valeur vénale, elle réagirait de la même manière sur toutes les autres, et que s’il se vendait à 1 fr. 30 c., on obtiendrait le travail de 300 jours pour 65 fr. ou à 33 c. ia journée, la nourriture rastant la même.
6^ Enfin, la conclusion de tout ceci, c’est que, tant que le» choses seront en France et. en Europe siu le pied actuel, il convient au cultivateur d’étre en même temps producteur d’engrais, et qu’il n’est permis d’acheter des engrais étrangers qu’à oéùx qui ont des terrains trop précieux, trop spécialement destinés à de riches cultures pour produire avantageusement des fourrages.
ALIMLJiTATIOH VÉGÉTALE