‹ Cours d'agricultureChapitre 18 sur 174 · àgrolOgie · texte numérisé non relu

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3* Opération. Oo a obtenu toute la silice par Topération . précédente, mais il est iippossible de distinguer celle qui était ' à l’état de quartz et celle qui était combinée. Pour y parvenir, on traite un'iot de terre par une dissolution de potasse caustique qui dissout la silice et la potasse combinées. On précipite l’alumine par l’ammoniaque, puison acidiGe l’eau de lavage; on réduit le liquide à sou moindre volume ; la silice se prend en gelée ferme; on la place sur un GItre, on lave, on dessèche et on calcine. On a le poids de la silice combinée, et en le soustrayant du poids total de la silice obtenue par la précédente ■ ■ opératipn, on a aussi celui de la silice libre. On reconnaît aussi par là l’état des matières organiques et. leur disposition à se dissoudre par l’intermédiaire des alcalis.

4® Opération. Dans les opérations précédentes, on s’était servi de différents réactifs contenant de la potasse qui ne per- /nettait pas de doser les alcalis contenus dans la terré ; pour . les déterminer, on emploie le procédé suivant :

1° On place nne couche de 19 à 13 millimètres d’épaisseur . de Ouate de chaux pulvérisé dans une capsule de plomb; au milieu de cette capsule, une capsule de platine qui* contient la t^e à analyser est soutenue par un anneau de plomb ; on humecte la terre. On verse de l’acide sulfurique sur le Ouate de' ■ chaux et l’on couvre la capsule de plomb par un couvercle en plomb ; on chauiïe à une faible lampe à l’esprit de vin ou à un "

' bain dé sable. On remue la matière de temps en temps, et on l’bumecte avec un peu d’eau. L’opérafion dure deux heures et doit être faite en plein air.

5® Opération. Cette opératipn a pour but de déterminer l’ar eide phosphorique contenu dans la terre. - ‘

• 1° On mêle un lot de terre avec de son poids de peroxyde de fer. On traite le mélange par l’acide chlorhydrique. On précipite les chlorures par l’ammoniaque, on lave, on sèche.

Le précipite contient la totalité de l’acide phosphorique.

' PARTIES dONSTlTCANTES DES TERRAINS AGRICOLES. 59 ‘ '2® On lave le précipité (1®) avec de l’acide acétique allongé •

• d’eau qui dissout la chaux, la magnésie, les oxydes de fer et l’alumipe en excès. On filtré, et l’on a un résidu qui contient du phosphate de fer, du phosphate d’alumine et peut-être un peu de silice.

3° On redissent le précipité (2°) dans l’acide chlorhydrique, on évapore à siccité et l’on calcine le résidu pour rendre la silice insoluble. On reprend par l’acide chlorhydrique, on lave,

. on dessèche, on pèse; 100 parties du résidu calciné contiennent 50 parties d’acide phosphorique.

S IV.’ — tlésumé des résultats de l’analyse.

• ■ Dans la suite de procédés que nous venons de décrire, nous avons agi par différentes opérations sur différentes doses de terre. Il faut maintenant réduire tous les résultats à un dénominateur commun. A quelque dose que Ton ait opéré sur les substances solubles, on a obtenu séparément les acides et les bases, mais pour la plupart d’entre elles ce n’est que par conjecture que l’on peut assigner les séis que ces bases et ces acide? constituent entre eux. Les carbonates que l’on" précipite à * . part par l’ébullition donnent seuls un résultat certain, mais s’il se trouve plusieurs autres acides dans la solution, la manière de les répartir sur les bases devient un problème indéterminé ' dans lequel le tact de l’analyste supplée au petit nombre de règles positives que l’on peut indiquer. On sait que les .souscarbonates de soude et de potasse excluent les sulfates de magnésie, d’alumine, de fer. On procède donc par tâtonnement, en ayant égérd aux probabilités de rencontrer tel ou tel sèl dans la solution, et l’on s’arrête ensuite à la composition qui tient le mieux compte de toute la quantité de base et d’acidc donnés par l’analyse, d’après les tablés de nombres proportionnels, Mais il sera toujours convenable de conserver en tète de

' ()0 • • AGROtOGIE. •

l'«aalyse les résultats purs, indiquant séparément les acides et les bases, pour servir à la vérification des résultats conjecturaux qui indiquent la composition des sels. Tous ces nombres sont écrits en réduisant à l’unité de kilogramme la quantité . de terre sur laquelle on a opéré.

A la suite des substances solubles, on écrit le poids du terreau charbonneux , réduit à la même unité ; on en agit de même pour toutes les substances minérales fixes. On obtient ainsi tous les éléments qui constituent le tetra in soumis à l’analyse, et c’est seulement sur des opérations aussi certaines que l’on pourra baser des raisonnements agronomiques. L’imperfection et l’incomplet des méthodes d’investigation usitées jusqu’à ce jour rendent suffisamment compte du mépris des meilleurs esprits pour l’cxamcn chimique des terres, qui ne pouvait conduire qu’à des conclusions sans aucune valeur.

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