PBOPRIÉTÉS PHYSIQUES DES TERRES. ' I
et les publia ensuite en allemand, dans les feuilles d'Hoiïwyl, en 1817. C'estce livrequenousavonsfaitconnaltreen France,
'en 1896, après avoir fait usage dans nos études, pendant plusieurs années, de la méthode de l’auteur*. On peut étudier les propriétés physiques de la terre, sous deux rapports : 1° dans le but de distinguer les terres entra elles et de reconnaître leurs propriétés fondamentales. On les considère alors abstrac- ' tioD faite de leurs modifications accidentelles. Ainsi, l’on cherche ' leur pesanteur spécifique sans s’occuper de la variation de poids ■ de leur volume, qui résulte des différents degrés d’atténuation eu du tassement de leurs parties ; leur hygroscopicité, aprèt les avoir ramenées à un degré de dessiccation uniforrrie; leur ténacité après les avoir corroyées, desséchées et enfin disposées d'une même manière. On détermine ainsi ce que nous appel- leroos les propriétés physiques normales des terres.
Mais on peut aussi 2" chercher à distinguer les différents» étals où se trouve une même terre par l’effet des modifications qu'elle éprouve par suite, soit des influences atmosphériques, soit des travaux mécaniques, soit de sa situation dans' des cou-' ches plus ou moins profondes. Ces propriétés, que nous appellerons variables, sont celles qui sont le. plus essentielles pour lapratique de l'art. ’ •
On n’a pas abordé méthodiquement avant nous l’étude de ces dernières propriétés, et nous en présentons ici les premiers, essais. Scbübler a bien avancé l’étudë des propriétés physiques' normales ; sa méthode a été adoptée depuis par tous les agronomes qui se sont occupés de la matière. C’est elle que nous allons reproduire ici avec les changements et les observations que l’expérience nous a suggérés.
Les expériences de Schübler, dont nous rapportons les résultats, ont été faites sur des terres, à l'état suivant : l" sable siliceux, séparé des terres par le moyen de la décantation : il ■ (1) Mémoires de la société centrale d'agricidlure, 1827, t.I.
AGROLOGIE. '
contenait' de petites feuilles de mica; saible calcaire; recueilli aussi par la décantation de terres qui. contenaient du carbonate de chaux : il se trouvait alors mêlé avec du sable sili-* ceux. Il est dilficile d’obtenir du sable calcaire pur par ce moyen ; pour s’en procurer, il faut laver et decanter les débris des carrières de marbre, se servir ensuite d’un crible fin, qui ue
* laisse passer que les grains de sable de la dimension voulue ; mms Sebübler n’a opéré que sur un mélange de sable calcaire et siliceux ; 3" argile pure : purifiée par des lavages h froid et à chaud de tout le sable qu’elle contient. Celle dont se servait $chübler contenait 0,580 silice, 0,362 alumine et 0,052 oxyde de fer : b’était un silicate simple qui renfermait encore environ 20 p. 100 de quartz, qui n’avait pu être séparé par les lavages. Nous obtenons des argiles plus pores par la décantation, en ne recueillant . que la partie supérieure du liquide dans le- ,quel les terres ont été délayées et fortement agitées ; 4° carbonate de chaux pulvérulent : on l’avait obtenu en le précipitant, par un carbonate, de la dissolution d’un sel de «baux ; 5 terreau i.l’auteur l’a retiré d’une terre fertile, mais
. . sans indiquer le procédé dont il s’est servi ; 6° carbonate de ^magnésie : il a été également obtenu en le précipitant de la . dissolution d’un sel de magnésie ; 7° sulfate de chaux (gypse) :
• c'était du plâtre cru, dont l’auteur n’a pas indiqué la composition. Sebübler a joint à ces terres, presque élémentaires, diverses autres espèces de sols, qu’il est utile de comparer pour juger des effets produits par le mélange; ce sont : 8** une glaise itiaigre : argile dont on peut séparer, par le lavage, de 30 à 60 centièmes dé sable quartzeux fin ; 9° glaise grasse .* c’est une argile dont on peut séparer 15 à 30 p. 100 de sable quartzeux fin ; lO*’ terre argileuse : celle-çt ne présente à la lévigation que dé 5 à 15 centièmes de sable siliceux fin; 11<* terré de jardin noire et fertile, composée de :