AGROLOGIB
physiques des terres ont été tentées sous les auspices de la Société économique, fondée à Berne, en 1758, société qui a tant fait pour constituer la science agricole. M.' Otth de Zurich fut l'auteur de ces premiers travaux. Il pressentait déjà toute l’étendue que devaient prendre ces recherches. « Je crois, disaitil, qu’avec le degré de cohérence et dilatabilité, la pesanteur spécifique des terres et la quantité d’éau qu’elles sont capables d’absorber ne contribuent pas peu à leur caractère spécifique. Si l’on répétait ces expériences, ajoutait-il, il faudrait déterminer encore trois nouveaux .caractères : le degré de (filatahi- .Uté des terres, la quantité d'eau que |a terre laisse d’abord échapper de ses interstices, et qu’à proprement parler, eUe n’^absorbe pas *, et enfin la durée du dessèchement et de l’évaporation de l’eau. Pour bien déterminer l'espcce, il faudrait rechercher, avant toute chose, de quelles parties de chaque ■ genre cette espèce est composée*. » On voit que cet auteur •pensait déjà à rapprocher des propriétés physiques la conl-, position minérale pour former ses genres et ses espèces de terre;
C’est, une partie de ce programme que Schübier a réalisé plus tard dans la même contrée, et probablement sous l'inspiration des lignes que nous venons de transcrire.
' La méthode de Otth était mauvaise et ne conduisait pes à des résultats exacts. Bien plus récemment, en France, Af'. Devèze de Chabriol a tenté aussi quelques essais pour déterminer le pouvoir hygroscopiqnc des terres ; mais l’inexactifinle de ses moyens d’expérimentation n’a pu lui donner non plus des résultats comparables
Schübier est donc le véritable fondateur de la méthode expérimentale pour rechercher les propriétés physiques des terres. Dés 1816, il en publia les premiers résultats*. If les compléta
I (1) Mi;m. de la société économ, de Berne, 1761, 1. 11,2® part., p. 664.
(2) irémoires de la société centrale, d’aijriculture, 1819, p. 256.
(3) ÈMioIhéqu'e britannique. Agriculture, t. XX, p. 24S. ■ *