CHAPITRE VI
Dlmlimtfon dn volante dea Serre* par la dèmlOcatloa.
Tout le monde sait que si l’on expose à un^ feu violent un morceau d’argile, il diminue sensiblement de volume, au point que l’on a pu fonder sur cette propriété une méthode pour mesurer les ten\pératuresélevéès. Le pyromètrede Wedgwood consiste dans la mesure des degrés de cette diminution de volume, ou retrait, diminütion que l’on suppose propor- • tionnelle à la chaleur éprouvée. Hais le retrait existe déjà quand la terre éprouve Une chaleur beaucoup moins forte, et dès qu’elle se dessèche. Qui n’a pas observé,, dans l’été, les larges crevasses qui se forment dans les terres argileuses par
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l’^et de, ce retrait? Hestcèrtain que les racineir des plaides ‘qui se rencontrent dans la direction de ces crevasses sont -brisées ; mais, tout fâcheux qu’il est, cet effet ne serait pas très , nuisible sur les plantes annuelles, les prismes qui se forment ^nt généralement étendus. L’effet à craindre et qui se réaKse surtotttdans les contrées du Midi, c’est k contraction, le. resserrement de la masse sur son centre, c’est la pression exercée contre les racines, qui |es étranglent, arrêtent < ou gênent la ' cireukUon, et rendent la plante chétive et maladive.
, Il y a deux moyens de mesurer cette propriété; le premier consiste à juger de l’extension que prennent les terres sèches, et forthès avait proposé pour cela un instrument qu’il appekit ixtmtimètre, dont nous avons la mention et non la description '. Le second, employé par Scbübler,, consiste à folriaer des prismes carrés, de dimension convenue et également humides, de les faire dessécher à une température donnée et de les mesurer do nouveau quand ils no perdent plus de leur poids. C’est ainsi qu’il a jugé qu’à 18 dqgrés, et après plusieurs semaines de dessiccation, les terres sur lesquelles ilexpérimentait «e réduisaient de la manière, suivante ;
• • lOOO pirtÎM petdusil ’* itOO ptrllet perJenk
• * dt leur volume, • de lear volume. ,
Carbonate de chaux. 50 Magnésie 154
Glaise maigre. .... 60 Terreau 200
Glaise grasse 89 Terre de jardin, t . . 149
Terre argileuse 114 Terre d’Holîwyl. . . . 120 | .
• ’ ' Argile pure. . . . , . 183 Terre du Jura. ... I 95
Les sables siliceux ,'baleaires, et le gypsè, ne changent pas sensiblement de volume.
L’extrême retrait du terreau explique le boursouflement,, des terrains tourbeux dans les temps humides, et leur abaissement parla sécheresse. Ils perdent alors un cinquième dé leur volume. . , ^
{i) Olivier do Serres, édit, de la Société d’agrieuhure, 1. 1, p. 01. • •
fSOPRIETÉS PHYSIQUES DES TERRES. 159
Oh troSt aussi que le retrait n est pas proportionné à ta faculté de retenir Teèu, car la chaux a peu de retrait, quoiqu’elle retienne plus d’eau que l’argile ; il dépend du nouvel arrange- , ment de molécules, quj est spécial pour chaque nature de sol, et quiÿ dans les mélanges aussi, agit d’une manière particulière. Nous avons vu que c’est à cette différence de retrait en- • tre les parties argileuses et calcaires que tient surtout la piulvérisàtion de la marne.*
Au reste, ce que nous venons de dire suffit pour faire appré^
' cier'le critérium tant recommandé par les anciens agronomes' pour juger des qusJitésd’ùne terre. Ijs faisaient une fosse et la* remplissaient de nouveau de la terre qu’ils en avaient tirée ; ils pensaient que s’il restait de là terre, c’était une marqué d’un bon teir'ain, mais qu’il était mauvais s’il en manquait pour eoEobler la fosse. Qui ne voit que le fond du terrain étant plus* tassé que le dessus, et que ne l’est la terre que l’on remet dans la fosse, il eh reste toujours dans tous les cas. Mais si le fond du terrain est humide et qu’on laisse à la terre extraite . le temps de sesécber, il pourra en manquer, et qu’au contraire il'pouira en rester- beaucoup, si, le fond étant sec, la terre reste exposée à Pbumidlté, et qu’elle contienne beaucôup de terreau et d’argile. On juge Jonc par là bien plutôt de l’état • de sécheresse et d’hunlidité des couches inférieurès que de toute .. autre chosd.